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Retour à l'Etoile Chantante [Abandonné]

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Modo'
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Lilà InyoniSam 14 Jan 2017 - 21:40

Lilà n’était plus revenue à l’Etoile Chantante depuis le fameux soir … Elle n’avait simplement pas pu. Quelque chose – peut-être un blocage – l’en avait empêchée à chaque fois qu’elle y avait pensé.

Et puis un jour … un jour, elle avait réalisé qu’elle avait peur de se faire kidnapper une deuxième fois, enfin une première réussie. Et c’était stupide : elle savait d’expérience que c’était laisser gagner les méchants que de leur donner une telle emprise sur elle.

Mais comme elle n’était pas folle … Pas trop en tout cas… Elle avait décidé que son retour au bar serait un retour progressif et qu’elle allait y mettre les formes.
… Comprenez par là qu’elle allait se préparer à affronter sa peur du coup.

Elle avait écrit quelques articles et réalisé un reportage pour la ville, donc elle avait gagné quelques Soras et avait trouvé judicieux de les dépenser en lèche-vitrine. Un objet avait débarqué sur les étals du marché dernièrement et Lilà était convaincue que c’était un moyen parfait d’agir contre certaines de ses frustrations, et de se faire plaisir au passage. Mais après avoir écouté les conseils du vendeur elle avait aussi décidé d’investir dans quelques vêtements, se basant sur son corps d’Avant, pour ne pas se retrouver démunie.

Lilà avait donc acheté quelques vêtements « taille normale » et surtout, un anneau magique.

~

C’était le tout début de la soirée quand Lilà entra pour la deuxième fois de sa vie au bar l’Etoile Chantante. Mais il aurait fallu être surnaturellement doué pour la reconnaître, tant elle avait changé. Adieu, la fée d’un mètre aux longues tresses violettes et à la robe pailletée… Faites place à une jeune femme d’un peu plus d’un mètre soixante, en débardeur blanc, pantalon en cuir légèrement usé, et une cape un peu lâche dans un ton de violet si sombre qu’il en paraissait noir. Ses bijoux étaient simples, collier, boucles d’oreilles et bracelets, mais le plus spectaculaire était son aspect général : son visage rond et enfantin s’était affiné, ses cheveux étaient courts, balayant à peine ses épaules, et elle avait l’air de l’adulte qu’elle était – peut-être un peu plus dure et marquée par la vie que son apparence féérique habituelle.

Excepté la couleur … Je suis simplement redevenue-moi-même d’Avant. Et ça fait du bien, même si au final c’est encore plus bizarre que quand je me suis vue pour la première fois !

Balayant l’endroit du regard, et ne reconnaissant personne spécifiquement en dehors du staff, Lilà hésita. S’installer au bar, ou en salle ? Autant y aller doucement… Rien que d’être revenue ici la rendait un peu tendue, alors elle se décida pour le bar, dont elle s’approcha d’une démarche assurée qu’elle était loin de ressentir.

Maintenant ce serait parfait si il n’y avait pas l’autre schizophrène là. Ni Zaon. Ni personne qui me rappelle cette soirée en fait.

Peut-être que Kazuma Yôsuke n’y travaillait plus, qui savait ? Elle pouvait espérer en tout cas. Posant sa cape bien à plat sur le tabouret, elle s’installa tranquillement, attendant qu’un des membres du staff la remarque. La soirée étant à peine commencée, l’équipe était restreinte, et il y avait peu de clients.

« Bonsoir … ! »

Programme de la soirée : boire enfin quelque chose de sympa, discuter un peu, bref, passer une bonne soirée de détente et rentrer chez moi en toute sécurité, sans fée-napping, sans émeute, sans bagarre et sans prise de tête !

Rappel:
 

•••

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Dernière édition par Lilà Inyoni le Dim 18 Juin 2017 - 0:52, édité 3 fois
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KazumaDim 15 Jan 2017 - 14:30

Un mardi, journée tout à fait banale. Kazuma était aujourd'hui en congé. Bien que l’Étoile Chantante soit ouvert 7j/7, les congés sont prit en majeure partie en début de semaine pour le plus grand nombre des employés. Mardi et Mercredi pour le serveur Demi-Dieu pour être exact.

Sa journée fut organisée simplement : Dormir le matin, manger le midi, dormir en début d'après midi... Et en fin aussi... Jusqu'au moment où l'appétit se manifestait, aux alentours de 18h.
Il savait pertinemment quoi faire quand ce moment arriverait et c'était simple : Aller manger à son travail, tout simplement ! Il attrapait de quoi se vêtir dans sa chambre, et vérifiait l'état de celle-ci... Des camarades constamment absents, et actuellement un Esprit comme camarade... Mais au moins celui-là ne faisait pas de bordel, il ne pouvait rien toucher... C'était parfait!

----------

Une demie heure plus tard, à environ 18h40, le jeune homme se mit en route pour son lieu de travail. Une route paisible et sans un bruit l'attendait. C'était même étonnant de la part de la Capitale d'être aussi silencieuse ! Un enlèvement de masse ? Un gobelin génocidaire serait passé par là... ? Hm, aucune chance, les gobelins sont trop stupides pour organiser ça... Mais quoiqu'il se passait, ce n'était pas un mal, il y avait eu bien trop de chahut dernièrement, fée-napping, vol à l'étalage, rixe de taverne, et passons des meilleurs.

Kazuma approchait du bar, au détour d'une rue il apercevait l'enseigne lumineuse de l’Étoile Chantante et souriait faiblement. Il passait comme à son habitude par l'entrée des clients, pour se faire facilement remarqué par l'un de ses collègues de travail. Un signe de la main et il prit place à une chaise du bar pour discuter avec le barman du soir. Il venait directement aux nouvelles avec une voix neutre.

« C'est calme ce soir, il se passe quoi ? »
« Je ne sais pas, mais c'est étrange ! Pas un seul coup de fil pour réserver depuis le début de semaine
« Oh, bon, c'est bien connu que l'Etoile Chantante ne bat son plein que du Vendredi soir jusqu'au Dimanche. »
« C'est vrai... On verra bien ! Je te sers quoi ? Une liqueur de citrouille, ou un coktail maison ? »
« Le cocktail, merci ! Je vais me servir un repas également. »

Ainsi dit, le demi dieu se levait de son siège et rejoignait rapidement le buffet à volonté qui faisait fureur dans ce restaurant-bar. Une assiette bien garnie, et sa boisson récupéré, et il était tout bonnement heureux !

Rien ne pouvait déranger son repas, et surtout pas la poignée de client qui mangeait ce soir là.
Mais la venue d'une cliente hasardeuse changeait radicalement la donne... Une jolie demoiselle, cheveux courts colorés d'un violet lui allant à ravir, des yeux dans le même ton, des vêtements simples mais dévoilant généreusement quelques formes bien féminines.

Kazu y perdait son regard quelques secondes, charmé, mais le gentil garçon en lui voyait Farone, la fille qui l'avait complétement changé, il y a quelques semaine de ça... Mais il préférait ne plus y penser et déviait son regard vers le fond de la salle. A cet instant précis, une voix dans sa tête le rappelait à la raison, ou plutôt se moquait allègrement de lui même.

*Tu repenses toujours à elle ? Tu sais bien comme moi que ressasser de vieux souvenirs ne servira à rien ! Je pensais que de ce côté là on était plutôt bien en phase ! Je vais pas passer à côté d'une si bonne opportunité pour toi mon gars !*

Le jeune homme affichait soudain un petit sourire en coin dévoilant quelques dents. Il réajustait sa chemise bleu clair, ouverte et donnant sur un t shirt blanc uni sans imprimé dessus. Bu d'une traite son verre et se levait promptement pour aller au bar, chercher une nouvelle boisson. Il se plaçait astucieusement à deux ou trois mètres de la demoiselle alors qu'elle attendait qu'on la serve... Elle n'avait probablement pas remarqué Kazu qui s'était silencieusement placé.

« Tu m'en ressers un autre ? Nos cocktails maison sont si rafraichissants ! »

Puis pendant que le barman s'en était allé préparer la commande, il tournait un peu son regard sur la droite, puis la gauche vers la nouvelle venue. Son regard se perdait à nouveau sur elle et il ne pouvait s'empêcher de lacher un commentaire.

« Eh bien ! En voilà une ravissante demoiselle ! »

En voyant l'absence de boisson devant elle, il se lançait.

« Je vous sers quelque chose ? Je travail ici, dites moi ce que vous voulez boire et je m'en occupe ! »

Et lentement, sans brusquer les choses, il s'approchait d'elle pour essayer d'entamer une conversation.

« C'est bien dommage qu'une jolie jeune femme se présente ici, seule. Si ma présence ne vous dérange pas, nous pourrions discuter un peu ? Je n'ai rien de bien passionnant à faire, autant que cela soit agréable pour tous les deux. »

Il se positionnait dos au Bar, les coudes lancés en arrière et reposant sur la table pour scruter la salle. Et se demandait d'où elle pouvait bien venir.
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Lilà InyoniDim 15 Jan 2017 - 15:17

Parfois ce n’était pas sa taille qui posait le plus de problème, réalisait Lilà, mais son ouïe. Fichu sens très, probablement trop développé dans cette vie qui faisait qu’on ne la surprenait quasiment jamais, certes… mais aussi qu’elle savait plus tôt que d’autres quand ce qu’elle redoutait allait arriver, si elle l’entendait venir.

Oh non, pas lui … Franchement, la Déesse m’en veut ! C’est pas possible !

Par exemple, quand elle entendit la voix d’un certain serveur. La première fois, c’était sa voix agréable, et Lilà s’était dit qu’elle se trompait peut-être. Mais non, vraiment, elle l’entendit bouger quelque part dans la salle derrière elle avant qu’il ne l’aborde. Enfin. Je rêve, ou bien … ?

Eh bien ! En voilà une ravissante demoiselle !

Lilà tourna la tête vers le jeune homme et haussa un sourcil élégant. Mais quelle phrase cliché ! Néanmoins un détail dans l’attitude du jeune homme l’interpella, qu’elle se garda de mentionner à haute voix, préférant le détailler d’un coup d’œil acéré.

Je vous sers quelque chose ? Je travaille ici, dites-moi ce que vous voulez boire et je m'en occupe !

« Merci bien, mais si vous travaillez ici, alors que faites-vous de ce côté du bar et sans votre tenue de travail ? Hm ? » répondit la fée d’un ton légèrement moqueur, avec un petit sourire. La réponse était facile, et elle pianota de ses ongles manucurés de vernis couleur corail sur le bois du bar.

Sans louper toutefois que le jeune homme, sans spécialement attendre sa réponse, se rapprochait un peu, s’accoudant au bar comme elle en avait vu tant de fois le faire dans sa vie d’Avant, ou dans des films d’archive. Se pourrait-il qu'il ne me reconnaisse pas … ?

C'est bien dommage qu'une jolie jeune femme se présente ici, seule. Si ma présence ne vous dérange pas, nous pourrions discuter un peu ? Je n'ai rien de bien passionnant à faire, autant que cela soit agréable pour tous les deux.

C’était certain, à présent, Lilà ne pouvait plus douter. Tout dans l’attitude, dans la manière de s’adresser à elle, dans le contenu de ses mots … Il ne l’avait pas reconnue ! Pourtant, elle était restée assez violette… Visiblement, le changement de coiffure drastique, sa taille et son apparence plus mâture suffisaient à la transfigurer pour que le jeune homme qui d’ordinaire lui ébouriffait les cheveux, lui rappelait sa petite taille et globalement, s’amuser à piétiner sur ses nerfs l’aborde comme on aborderait n’importe qui d’autre.

Je vais m’amuser un peu, je crois… Il est temps de remettre Miz en piste, tiens, si ça peut chasser l’écho de ce qui s’est passé la dernière fois… Et ça fait bien longtemps que je n’ai pas pu jouer sur ce genre de tableau !

En effet, depuis son éveil ici, Lilà avait constaté plusieurs changements, notamment qu’elle n’était plus autant attirée par certaines activités qu’avant. Ça pouvait changer, évidemment, mais son apparence d’enfant était quand même un sacré handicap, et elle s’était résigné. Rien n’empêchait qu’elle s’intéresse aux gens évidemment mais c’était forcément …. Différent, d’un certain point de vue.

Tandis que là … Elle pouvait se glisser à nouveau dans un schéma bien connu. Lilà n’avait pas spécialement été une espionne à l’horizontale quand elle était Résistante, mais elle savait quand même tirer quelques épingles de son jeu et Miz avait toujours été la version libre, fière, et mutine de sa vie. Avec un peu de recul, Kazuma Yôsuke était plutôt mignon dans son genre – si on aimait les yeux façons vairons aléatoires – et gagnait quelques points parce qu’il était un peu grand, avait une voix relativement agréable et s’habillait avec goût sans en faire trop. Il y avait là du potentiel pour s’amuser un peu – sans en faire des tonnes. Mais puisqu’il ne la reconnaissait pas…

« Qui vous dit que je suis seule ? Je pourrais attendre quelqu’un, ou mieux, vouloir être seule ce soir ? Après tout, mieux vaut seule que mal accompagnée, dit-on ! » finit-elle avec un clin d’oeil et une moue légèrement narquoise. Libre à lui de mal le prendre … ou pas. D'autant que sa voix était un peu plus grave en sensuelle que celle féérique qu'elle avait la plupart du temps. Impossible de l'identifier comme cela.

Réfléchis en Miz, Lilà … Et éclates-toi un peu !

Cependant son attitude démentait ses paroles dans un enchaînement bien coordonné ; elle faisait mine de le repousser tout en tournant légèrement le buste vers lui et en désignant l’espace autour d’elle d’un geste vague de la main qui n’était pas posée sur le bar.

« D’un autre côté, on m’a vanté le cocktail de citrouille noire et liqueur de cerise de cet établissement. S’il est à la hauteur, je suis sûre que celui qui me le fera le sera aussi pour égayer ma soirée ! »

Tout en douceur… Elle n’était pas là pour flirter, juste pour passer un bon moment. Si ça se trouvait, Kazuma abordait n’importe quelle jolie fille comme ça et ce n’était pas spécialement dirigé vers elle. La fée cependant haussa mentalement des épaules. Tant qu’elle arrivait à faire abstraction du nœud déplaisant qui se serrait dans sa perception magique et accessoirement, ses entrailles quand il parlait, il se pourrait effectivement qu’un peu de flirt soit de mise ce soir.

A défaut de passer une soirée tranquille, au moins sera-t-elle divertissante.

•••

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KazumaDim 15 Jan 2017 - 18:59

La demoiselle avait rapidement réagi à Kazu et ne l'avait pas ignorer. C'était déjà ça de gagné ! Le jeune homme la contemplait de haut en bas, et la détaillait sans la moindre gêne. Il n'y avait pas à dire, il avait trouver une sacrée mignonnette là, restait à savoir jusqu'où il pourrait aller avec elle dans la conversation.

La jeune femme ne manquait pas de le narguer avec un pic sur sa tenue, pour un soi disant employé de bar. Ce à quoi Kazuma répondait avec un petit ricanement.

« Je ne sais pas ce que vous exercez comme travail, mais nous, nous avons droit à deux jours de congés par semaine, et il s'avère qu'aujourd'hui est l'un d'entre eux. »

Puis son regarde se portait sur les doigts de la miss, entretenus et décorés d'un beau vernis rosé, mais c'était surtout la finesse de sa main qui étonnait le garçon. Il tenait son regard sur la main jouant sur la surface du bar, se laissant hypnotiser par le mouvement. Mais rapidement, une voix intérieure le sortait de sa torpeur.

*Ne me dis pas que tu va passer la soirée à la draguer ? Pauvre fille, elle n'a rien demandé à personne... Et surtout pas à ce que tu la dérange de la sorte!*

Il ne faisait pas attention à cela cependant, continuant son petit jeu de séducteur en lui demandant si elle venait seule. De sorte à voir si c'était libre d'action pour le jeune homme, ou pas. Forte heureusement, la réponse qui suivait n'avait rien de mauvais, et laisser entrevoir un peu d'espoir... Elle jouait sur les mots, il l'avait remarqué. Mais il savait très bien qu'elle, savait que le jeune homme à qui elle avait faire le verrait rapidement... C'était un concours de circonstances, dans lequel la répartie était un élément clé. Kazu n'était pas le plus à l'aise pour ça, mais il se débrouillait bien avec ses deux manières de penser. Il répondait avec un ton amusé.

« Je suis navré pour vous si vous êtes mal accompagnée dans la vie de tous les jours, mais je peux bien vous faire l'honneur d'être une compagnie de qualité ce soir, ça pourrait vous changer, même si ce n'est que le temps d'une soirée ! »

De plus, la gestuelle de la demoiselle démontrait qu'elle était vaguement intéressée par la présence du serveur en congé... Et ne pouvait s'empêcher de se tourner vers lui, et voyant la taille du garçon, lui offrait une vue alléchante ! Aucun homme ne passerait à coté de ça, il l'observait, et l'écoutait, alors qu'elle l'incitait à lui servir un cocktail maison...

« Ce coktail ? Hm... Je m'en doutais ! La plupart des Dames venant ici le commande... J'hésitais entre ça, ou l'Hydromel à l'extrait de fleurs noires, sa note rosée mélangé à l'Hydromel donne un mélange intéressant. Je vous le conseil également... Mais soit, je me charge de votre commande ! »

Un sourire en coin, une démarche assurée autour du bar. Et une posture professionnelle une fois de l'autre côté, il attrapait un verre, puis un deuxième et préparait deux cocktails maison. Son habitude à exécuter ces taches ne trahissait en rien sa place de Barman dans cet établissement. Lorsqu'il eut finit, il prenait délicatement les deux verres et repassait de l'autre côté, puis venant se replacer à côté d'elle, et lui tendant un verre... Il allait chercher une nouvelle information... Cruciale pour le reste de la discussion !

« Je vous prie, votre verre... Et portons un toast à cette soirée, à nous, Mademoiselle... ? Rappelez moi votre nom ? Le gentleman que je suis se prénomme Kazuma, Kazu pour faire plus court. »

Puis d'un sourire plus amical que dragueur, il rassurait son « invitée » de dernière minute et confirmait son attitude de gentleman.

« Naturellement, ce verre je vous l'offre. Vous m'avez bien offert votre magnifique présence, je vous dois bien ça ! »

Alors que dans sa tête, son autre facette était consternée.

*Cause toujours... Tu vas te faire habilement rembarré, comme toujours. Parfois ce devrait être moi qui discute avec les filles, je suis bien plus calme et moins rentre dedans que toi, casanova. Don Juan du dimanche ! *
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Lilà InyoniDim 15 Jan 2017 - 19:50

Lilà ressentit le malaise s’installer au creux de son ventre – oui, dès qu’il parlait, Kazuma envoyait des signaux magiques qui lui nouaient le ventre… et pas pour d’agréables raisons. Mais la fée ne laissait rien transparaître. Après tout, ce n’était pas à proprement parler du mensonge, juste une sorte de confusion… de vérité détournée … puissance cent.

Fais avec et continue pour voir où ça te mène.

Elle se sentait littéralement déshabillée sous le regard du serveur et une partie, bien féminine, d’elle apprécia l’attention. De fait, elle se sentait, à défaut de meilleur terme, presque valorisée par ce regard et l’intention qu’il convoyait.

Ce cocktail ? Hm... Je m'en doutais ! La plupart des Dames venant ici le commande... J'hésitais entre ça, ou l'Hydromel à l'extrait de fleurs noires, sa note rosée mélangé à l'Hydromel donne un mélange intéressant. Je vous le conseil également... Mais soit, je me charge de votre commande !

Un instant, Lilà eut peur qu’il sache qui elle était malgré tout. Sous sa forme habituelle, elle ne pouvait guère boire plus que de l’Hydromel, ce qu’elle commandait toujours en général, vu sa corpulence. Mais il était vrai aussi que c’était un des cocktails « féminins » phares de la maison, donc elle préféra se dire que c’était simplement un réflexe habituel de vente…

Et en plus, la dernière fois, il m’avait gentiment incitée à prendre un jus de fruit plutôt qu’un cocktail, donc il ne doit vraiment pas avoir fait le lien.

Fascinée, et intéressée, Lilà posa un coude sur la table et son menton sur sa paume pour le regarder faire. Les gestes étaient habitués, le mouvement était parfait, l’aisance n’était pas feinte – il était professionnel. Bien plus là, maintenant, que lors de sa précédente soirée à l’Etoile Chantante. C’était finalement une facette du jeune homme qu’elle découvrait, pas déplaisante, très informative, et elle classa cela dans son dossier personnel le concernant, bien au chaud dans un recoin de la bibliothèque d’archive qui lui servait de mémoire.

Je vous prie, votre verre... Et portons un toast à cette soirée, à nous, Mademoiselle... ? Rappelez moi votre nom ? Le gentleman que je suis se prénomme Kazuma, Kazu pour faire plus court.

Lilà prit délicatement le verre et le leva gracieusement pour porter un toast, plongeant son regard violet dans celui, vairon, de Kazuma. Ou plutôt, elle essaya de ne pas être attirée par l’œil rouge, mais peine perdue, elle avait presque envie de s’y noyer.

« Trinquons donc ; à une rencontre inattendue ? »

Elle entrechoqua légèrement son cocktail avec celui de Kazuma, et lui offrit un sourire limite séducteur. Quant à lui, il lui offrit son nom et tenta de la rassurer, ce qui était mignon, dans un sens ; mais une demoiselle bien élevée comme Lilà (et elle n’était rien de moins qu’élégante et parfaitement éduquée, surtout sous cette forme moins ridicule dans ses interactions quotidiennes) ne releva pas le côté légèrement machiste de la réflexion.

Je peux me payer mon verre, p’tit brun, mais soit … La soirée commence à peine, de toute façon.

« Je ne peux vous rappeler quelque chose que je ne vous ai jamais communiqué, Kazuma… » commença-t-elle, jugeant que même si elle le connaissait plus qu’il ne le pensait, ils n’étaient pas réellement assez intimes pour qu’elle l’appelle Kazu. Pas encore. Elle s’empressa cependant d’ajouter, « … mais vous pouvez m’appeler Miz. »

Pas de surnom intime à rajouter, pas de nom, pas plus que cela, Miz. Et c’était suffisant – normalement, personne ne la connaissait sous ce nom, à part peut-être Raphael s’il s’en souvenait, mais ce n’était pas certain.

Lilà but une gorgée du cocktail dont le goût lui parvint en deux étapes. D’abord la citrouille noire, légèrement acidulée, puis le goût liquoreux de la cerise, qui se mélangeaient pour laisser un goût légèrement sucré et épicé sur sa langue. D’un geste involontaire, elle se lécha la lèvre inférieure avant de se remettre à parler, puisque pour une discussion, il faut être deux.

« Y a-t-il une raison spécifique pour qu’un jeune homme d’aussi belle allure que vous soit seul à son lieu de travail un jour de congé ? A moins que la Déesse ne vous ait soufflé mon besoin de compagnie… » elle ponctua sa phrase d’un clin d’œil pas tout à fait innocent, mais pas non plus aguicheur.

Miz, c’est pas le moment de flirter… C’est Kazuma !

Mais Lilà avait envie de profiter, vraiment, de sa condition ‘humaine’ actuelle, uniquement rendue possible par l’anneau qu’elle portait à son pouce gauche. Elle avait choisi un modèle discret et complètement passe-partout, une simple bande d’argent veinée d’améthyste. Personne ne pouvait soupçonner que c’était un artefact magique, et le bijou allait avec le reste des autres qu’elle portait : des bracelets à chaque poignet, un collier avec un pendentif en forme de plume qui tombait à la hauteur du creux de ses seins, et des boucles d’oreille en pointe.

Alors elle fit fi de sa voix intérieure de la raison pour entrer un peu plus dans le jeu du jeune homme, bien consciente qu’elle s’adresse à ce qu’elle avait catégorisé comme étant sa partie taquine, peut-être cruelle aussi mais définitivement … Non, ne va pas dans ce sens-là jeune fée et reste tranquille !

« Quoiqu’il en soit… asseyez-vous donc ? Je ne voudrais pas me faire un torticolis en vous parlant, et la vue est tout aussi intéressante sans me surplomber d’autant … » dit-elle d’une voix amusée, en inclinant légèrement la tête sur la droite, dévoilant un peu son cou blanc et son épaule relativement dénudée vu son débardeur.

Oups … ? Bon ben pour la discussion légère on repassera …

•••

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KazumaLun 16 Jan 2017 - 23:01

Les deux verres s'entrechoquaient... En soi, c'était une victoire pour Kazuma qui pensait que la demoiselle allait l'envoyer paitre. Un sourire charmant ajouté à cela, et Kazu était conquis ! Bien qu'il savait que là, il ne s'agissait plus que de drague bète et méchant de l'un ou l'autre côté. Soit, à Kazu de voir ou ça le mène, si ça peut déboucher sur quelque chose, ou non. Ce n'est qu'une cliente, il y en a, et il y en aura d'autres. Pas aussi jolie, cependant.

Il avait au moins obtenu un... nom ? Surnom ? Appellation... ? Bref, un moyen de l'appeler autrement que par « Mademoiselle, jeune femme, demoiselle » et etc ! Miz... Peut être un pseudonyme ? Un diminutif... ? Kazu n'a qu'une idée en tête, connaître ce qui se cache derrière « Miz »... Mais il faudra travailler un peu plus pour l'apprendre ! C'est d'ailleurs un challenge que s'auto-attribuait le jeune homme. Il répondait rapidement à ça, avec un léger intérêt relevé dans sa voix.

« Miz ? Hum... Sympathique, je m'en contenterais pour l'instant. Enchanté, Miz ! »

Une gorgée plus tard, un échange de regard, puis la discussion reprenait, avec pour sujet la présence de Kazuma ici, seul, un jour de congé. Il n'allait pour l'instant pas parler de son statut d'étudiant, pour taire son âge. Au cas où la demoiselle était un peu plus âgée que lui, ce qui était plaisant à imaginer pour le demi dieu. Il s'arrangeait pour paraître quelques années de plus afin de bien paraître aux yeux de Miz. Il se contentait de répondre en jouant un peu le jeu.

« Je dirais que Oui, la Déesse m'a amenée ici, pour vous rencontrer ! » lui dit-il, en ajoutant un clin d'oeil taquin, avant de donner une réponse plus « normale » :

« Sérieusement. Je ne suis pas du genre à fréquenter beaucoup de gens... La plupart de mes « amis » finissent par me fuir tôt ou tard. C'est donc là, en venant ici que je peux parler avec autres choses que la décoration de mon chez moi... Ou moi même, hahahaha. »

Et un rire forcé, un ! De plus, il avait cligné longuement des yeux avant de parler, environ une seconde, ce qui est long pour ça. Et l'on apercevait que ses yeux avaient tout deux la même couleur ! L'on entendait aussi dans sa voix que le switch de personnalité s'était effectué. Le gentil Kazu était donc de la partie pour le moment.

*Vas-y mon gars, montre moi comment parler aux filles, si t'es si malin. J'écoute. Je compte le temps avant qu'elle s'en aille, lassée.*

Le gentil Kazu suivait l'allure tant bien que mal, son manque de courage était bien trop remarqué, il passait surement auprès de Miz pour un jeune homme facilement impressionnable. Et lorsqu'elle l'invitait à s'assoir et être à même hauteur qu'elle, pour continuer la conversation tout en gardant un bon angle de vue... Suivi de sa poture... aguicheuse... Le jeune homme se mit à rougir ! Un rose prenant aux joues qu'il ne pouvait même pas espérer cacher. Il prit place malgré tout, en essayant de cacher son anxiété et sa nervosité.

Après quelques instants de silence, de gêne, il se ressaisissait... bien qu'il ne sachait franchement pas où posé ses yeux ! Un regard trop maintenu dans les yeux serait malvenu.. Mais pas autant que de multiples coups d'oeil « à hauteur du collier » ! Il finissait par opter pour regarder de temps en temps les yeux de Miz, ainsi que ses lèves si attirantes ! Il trouvait rapidement un sujet de conversation. Classique, mais efficace.

« J'ai envie d'en apprendre plus sur vous. C'est la base de la conversation, vous ne trouvez pas ? Donc, que faites-vous dans la vie ? Je suis prêt à parier que vous travaillez dans la mode, ou quelque chose d'aussi raffiné que vous ! »


On ne se le cache pas, le réel but de cette suite de mots... Était simplement de rendre le vouvoiement pénible, insistant sur tant de « vous » que possible... Une étape de plus que le jeune serveur était prêt à franchir... Le tout en douceur, bien sûr.
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Lilà InyoniMar 17 Jan 2017 - 18:14

L’ouïe fine de la fée nota le léger changement d’intention dans la voix de Kazuma, et elle en sourit intérieurement. Elle savait qu’il n’était pas bête, mais elle découvrait qu’il était observateur, ce qui n’était pas plus mal, mais lui compliquerait un petit peu plus la tâche. Heureusement, Lilà aimait les défis, et réussir à tenir le plus longtemps possible sans se faire prendre en était un à sa hauteur, si elle faisait attention à sa consommation d’alcool au passage. Après tout, elle n’avait plus l’habitude.

Hum. Il est plus évasif que je ne le pensais … Après, ce n’est pas lui, le moulin à paroles, donc…

Kazuma dévoilait peu de choses, et cela piquait la curiosité de Lilà. Enfin, cela la piqua un instant, puisqu’un changement de la part du jeune homme fit tout basculer.

Puisqu’il était face à elle, elle ne put manquer l’interaction, qu’elle catalogua dans sa mémoire elle aussi. Immédiatement, elle avait vu le changement de couleur de son œil, et à peine un instant plus tard, la voix du jeune homme avait changé. C’est donc ça … Il … switche avec lui-même ?

Et celui-là était bien plus bavard ! La fée sentit le nœud dans le creux de sa perception magique se détendre un tout petit peu à ses mots car aussi étonnant que cela soit, il disait la vérité… Pure, criante, terrible, et attendrissante vérité. La fée avait haussé un sourcil au changement de voix, son regard acéré détaillant rapidement son visage comme pour y trouver un indice – il fallait bien donner le change. Mais elle ne dit rien à ce sujet, laissant une pause pensive s’installer, sans trop remarquer que Kazuma n’était pas aussi songeur qu’elle, ignorant tout de la réaction intérieure du jeune homme.

Non, Lilà était occupée à organiser les informations à son sujet, arrêtant de pianoter sur le bar.

Sa voix change, son œil se colore selon sa « personnalité ». Il parle plus, et il se révèle plus. Son rire est forcé, comme s’il voulait faire passer pour de l’humour quelque chose de difficile.Oh, et il rougit ! C’est … adorable ! Surtout quand on voit comment il m’a déshabillée du regard avant… enfin, lui… je me comprends !

La fée hocha simplement la tête pour ne pas laisser le jeune homme seul dans ses pensées, mais elle affichait surtout un petit sourire en coin. Pas méchant, un peu malicieux. La gêne du jeune homme en face d’elle – entre son rougissement et ses yeux qui cherchaient un endroit où se poser – était si évidente qu’elle le rendait mignon, a défaut d’entretenir l’ambiance précédente.

Ils sont vraiment deux, derrière ces yeux changeants… Il faut que je fasse attention. Moi je suis là pour m’amuser, mais ils ne le prendront peut-être pas aussi bien … ! Allez Miz, fais gaffe.

Puis enfin, il relança la conversation. Assis l’un plus ou moins en face de l’autre, de trois-quarts plutôt, ils avaient moins l’air d’une fille esseulée et d’un gars dragueur, et un peu plus de deux connaissances. Une étape de franchie pour Lilà qui préférait quand même que les choses se fassent à sa hauteur, et ne voulait pas avoir l’air d’être une fille en mal d’amour plus qu’elle ne devait déjà en avoir l’air. Peut-être.

« J'ai envie d'en apprendre plus sur vous. C'est la base de la conversation, vous ne trouvez pas ? Donc, que faites-vous dans la vie ? Je suis prêt à parier que vous travaillez dans la mode, ou quelque chose d'aussi raffiné que vous ! »

La musicalité de la phrase était immensément gâchée par la sorte d’anaphore, lourdement martelée pour accentuer l’effet dérangeant. Le côté écrivain de la fée criait au sacrilège, alors que la jeune femme prenait une gorgée de son cocktail d’un air entendu.

« Je travaille effectivement, mais vous vous trompez de domaine, et de loin, Kazuma ! » Lilà s’amusa à faire glisser le prénom sur sa langue, la magie de sa voix n’aurait pas pu faire mieux si elle l’avait voulu. Joueuse, elle continua sur sa lancée. « Vous me flattez néanmoins par votre compliment, Kazuma. Pourtant, dans un établissement comme celui-ci, vous devez voir passer des gens bien plus raffinés que je ne le suis ce soir, voyons. » Et elle aussi, de tourner ses phrases pour accentuer le vouvoiement. Mais la fée était quelqu’un de direct, tout en étant polie et courtoise… mais aussi de taquin.

D’un autre côté, cela lui permit de formuler sa réponse. Lilà avait comme règle de base de ne pas mentir si elle pouvait l’éviter – elle en souffrait. Pour l’instant, sa perception magique était axée vers Kazuma et c’était très bien. Le tout était de répondre sans en dire trop ni donner l’impression d’esquiver la question, ce qui piquerait probablement l’intérêt de son interlocuteur.

« Je travaille pour la Capitale, actuellement, enfin, pour l'instant. Il y a eu quelques fâcheux incidents ces derniers temps et la gazette locale a demandé à tous ses rédacteurs de brosser un portrait un peu plus positif de la ville. » Elle faisait allusion à la dernière commande qu’elle avait remplie, restant collée à la vérité d’aussi près que possible. « L’économie n’est pas ma tasse de thé, mais le tourisme est un des points forts de la ville et là, j’ai de quoi dire ! »

Après tout, récemment arrivée, elle avait bien visité, vu de tout, et elle avait dressé un portrait sympathique de certains coins de la ville qui méritaient d’être mis en lumière. Comme toujours, elle avait signé ses articles de son nom d’écriture, « Miz », mais sa paie arrivait bien à son adresse, sous son véritable nom. Lilà n’avait en réalité qu’une hâte, c’était d’écrire de nouveau sur l’aspect culturel du monde, mais elle n’avait pas encore assez de réputation pour que son avis fasse loi et elle multipliait les petits contrats pour la gazette locale et quelques autres pour acquérir de l’expérience.

Elle se garda bien de détailler tout cela, ou d’interroger plus avant le serveur, laissant croire qu’elle supposait qu’il travaillait à temps plein alors qu’elle savait, pour l’avoir rencontré auparavant, qu’il étudiait encore. Un peu.

« Mais je ne vais pas vous embêter plus longtemps avec ça… Après tout, je pourrais vous parler pendant des heures de ce que je fais alors que si ça se trouve, vous m’avez déjà lue. » La lueur taquine des yeux violets de la jeune fée brillait sous la lumière du bar, et elle posa à plat sa main sur le bar, l’autre négligemment posée sur le haut de sa cuisse. Enfin, elle céda à la tentation d’amener la conversation sur un terrain plus courtois et éclata légèrement de rire – un rire moins musical que d’habitude, plus féminin.

« Nous pourrions peut-être nous tutoyer ? Autour d’un verre, c’est tout de même plus sympathique, surtout si nous passons une partie de la soirée à discuter... » Lilà fit un clin d’oeil, laissant volontairement la phrase en suspens, le sous-entendu de possibilités presque palpable, presque audible, presque.

Discuter, d’accord, mais de quoi ? Elle n’en dirait pas plus au sujet de son travail, et il ne comptait pas visiblement pas dire qu’il étudiait en plus de son travail ici. Ils s’étaient mutuellement complimentés, avaient échangé leurs noms… Cela laissait peu de possibilités pour relancer la conversation légère. On ne va quand même pas parler du beau temps, si ?

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KazumaMar 17 Jan 2017 - 21:25

Après le vouvoiement intensif, Kazu devenait passif et écoutait ce que Miz disaient sur elle-même. Elle se présentait un peu en parlant de sa vie professionnelle, ce qui était une information tout aussi important que la façon de l'appeler. Certes, Kazu n'était pas le plus instruit du monde, et la plupart des choses lui sont inconnus, mais il savait parfaitement improvisé et gardé un quelconque intérêt, même si le sujet qu'il abordait lui était inconnu. En revanche elle niait être une jeune femme charmante, c'était modeste de sa part, mais elle ne semblait pas connaître convenablement l'Etoile Chantante... Du moins pas autant que le serveur.

Il y avait des femmes charmantes et raffinées... Oui, mais elles se présentaient toujours sous leur plus beau et meilleur jour. Après avoir passée la journée à s’enduire le visage de crème et autre artifice, dépenser des cents et des milles en coiffure et en bijoux.

Miz, elle, était habillée simple, mais bien, à en juger d'un regard, son maquillage était léger. Des couleurs aux ongles, une teinte de cheveux, peut être un transparent sur les lèvres, en imaginant que ce rose pulpeux était naturel. Et elle valait mieux qu'au moins 70% de la clientèle féminine dans cette tenue... Que cela donnerait-il si elle se présentait sous sa meilleure apparence ? Le jeune homme « fantasmait » rien qu'à imaginer ça. Mais ce n'était pas aussi captivant que de l'avoir juste à côté de lui. Il se réservait ce genre de pensée, si effectivement un jour il arrivait à la voir ainsi. Pas avant, c'était se mettre l'eau à la bouche pour rien... Et en parlant de ça, il avait toujours son assiette dans la salle... Mais il ne la désirait plus, son seul désir actuel était de passer du temps avec la demoiselle.

Ces pensées, étaient ancrées au plus profond de lui, partagées entre les deux personnalités, chacun ayant un regard différent sur la beauté en leur compagnie, ça faisait un mélange intéressant, mais le résultat restera à tout jamais au fond de cette petite tête brune. En attendant, il lui fallait argumenter un peu pour apporter du pesant à la discussion, sans quoi elle ne valait rien. Il prit un air faussement intéressé, pensant à diverses choses en même temps qu'il répondait. Son regard se penchait aussi maladroitement sur l'horloge derrière Miz. Alors qu'il observait le mouvement des aiguilles et captait l'heure, il répondait.

« Oh, vous travaillez donc dans le milieu journalistique ? Je lis parfois les gazettes que l'on laisse à disposition pour la clientèle. Ca me permet d'en apprendre plus sur la ville, et ainsi déballer un peu de ces connaissances lorsque je sers un client. C'est toujours un plus. »

Ainsi, en répondant de la sorte il avait démontré un faible intérêt pour les articles de Miz. Bien que ce n'était pas un passe temps de lire ces articles, et qu'il ne lisait que très rarement en général, faute de temps. Il ne cassait pas le rythme pour autant, Miz s'excusait de parler beaucoup. Il la rassurait rapidement.

« Ça ne me dérangerait pas, votre voix à quelque chose de mélodieux, et j'adore vous entendre parler ! Je... Je pourrais vous écouter toute la soirée si possible, mais ce ne serait pas intéressant pour vous... »

Il prit un air gêné, il avait dit quelque chose d'assez embarrassant sur le coup, sans réfléchir. Son regard déviait sur le côté de la salle, puis revenait machinalement sur l'horloge de la salle de restaurant. Puis pour le sortir de sa rêverie, Miz lui fit une proposition. C'était d'autant plus gênant que les compliments qui sortait de la bouche du jeune homme par inadvertance... Se tutoyer. C'était signe d'un rapprochement, passer d'inconnus à connaissance, c'était un grand pas pour le jeune homme. Il affichait son plus grand sourire, se ressaisissant. Ses yeux étaient toujours tout deux de la même couleur, mais il avait un air un peu plus assuré. Une petite voix enjoué se faisait entendre quand il répondait à la proposition.

« J'en serais ravi ! J'attendais simplement le moment ou vous me le proposeriez. J'accepte volontiers, mais je ne ferais pas le premier pas, c'est aux Dame en général de se lancer les premières, l'homme suivant simplement le pas dès qu'il en reçoit l'autorisation. »

Il rejoignait Miz dans un petit rire, la soirée commençait bien, les affinités se faisaient. Le temps passait, et il finissait par sonner 19h30 à l'horloge... Kazuma devenait soudain plus silencieux, plus sérieux. Il s'étirait un peu et soupirait rapidement, yeux fermés... Puis il reprit la parole.

« Désolé, je vous ai menti tout à l'heure. »

En rouvrant les yeux, œil droit rouge, évidemment, c'était carrément prévisible. Il continuait sur sa lancée, s'accoudant au bar avec un bras et plongeait ses yeux vairons dans les iris violets de Miz.

« Pourquoi vous demandez-vous ? Je suis venu ici, non par hasard... Et si j'ai choisi entre autre le Mardi comme jour de congé, c'est simple. Regardez autour de vous... Les clients n'ont-ils pas commencé à affluer progressivement pendant que nous discutions ? Il y a une raison à cela... Le Mardi est un jour spécial ici, et je préfère en profiter comme un client, que plutôt comme un serveur. »

L'assurance du jeune homme était étonnante, effectivement, une trentaine de personne s'était ajouté à la quinzaine déjà présente de base avant l'arrivée de Miz. Et ce pour une simple raison. Kazuma s'expliquait aussitôt, le tout en se levant et invitant Miz à le suivre quelques pas.

« Le restaurant ne sert plus de nourriture à partir d'une certaine heure, que nous avons atteints. Les tables sont décalés sur le côté, et notre grande salle de service devient une piste de danse improvisée. Pas de costume, pas de robe de soirée, pas de strass et de paillettes. Tout le monde s'habille simplement et vient se trémousser sur la piste. Rien de plus simple... A dire vrai, je n'ai menti qu'à moitié. Voyez vous, La Déesse a bien permis notre rencontre aujourd'hui, pas par hasard, mais plutôt pour profiter de « cette » soirée ensemble, pour faire plus ample connaissance. Amusant, non ? »

Une musique de fond se lançait, un serveur apparaissait de derrière le bar, et sûrement la cuisine avec des verres sur un plateau et proposait un cocktail à base de fruits à tous. Kazuma s'avançait et prit deux verres... mais les posaient presque instantanément puis tournait autour du serveur, et retenait un client qui allait le percuter de dos, sans l'avoir vu. Après un petit sermon amical, un encouragement pour le serveur attitré ce soir, il reprit deux verres et retournait voir Miz.

« Je vous l'avez dit, je préfère ma place actuelle que la sienne ! »

Il tendait le verre de Miz, la regardant une nouvelle fois de haut en bas, et s'arrêtant sur son joli minois. Il ricanait un petit peu avant de lui lancer une petite question amicale, mais taquine.

« J'ose espérer que vous savez danser, et que vous m'accorderez un slow, s'il y en a, ce qui est normalement prévu d'après la tradition ! Mais pour l'heure, santé ! »

Il tendait son verre, et portait un nouveau toast avec sa camarade d'un soir. Et la discussion reprit naturellement.
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Lilà InyoniMar 17 Jan 2017 - 22:32

Lilà n’avait pas manqué l’arrivée de nouveaux clients. Le bruit de pas, de tissus, de conversations ; celui des meubles déplacés, les chuchotements entre le personnel pour optimiser l’agencement. Elle avait d'ailleurs pensé au début que la soirée commençait simplement un peu tardivement à l'Etoile Chantante. Même quelqu’un avec une ouïe ‘normale’ s’en serait rendu compte, mais ce qui lui avait mis la puce à l’oreille sur le côté 'exceptionnel' de la soirée … C’était le regard pendu à l’horloge de son interlocuteur. Comme si il attendait quelque chose.

C’est sa voix… non sa personnalité « désagréable » qui annonça la couleur. Pour ainsi dire. Lilà songea un instant qu’elle avait peut-être tort de labelliser cette facette là ainsi, après tout, on a la personnalité qu’on a, et pour l’instant, les deux facettes de Kazuma étaient divertissantes et intéressantes. Simplement, les précédentes rencontres avec cette partie-là de lui coloraient négativement l’opinion de la fée.

La valse du service commença autour d’eux et Lilà remercia l’inspiration qui l’avait faite venir sous cette forme plus grande. En fée, à sa taille normale, elle se serait tellement faite marcher dessus ! Ignorée, bousculée, elle serait vite rentrée alors qu’elle aurait bien aimé se mêler aux gens.

Mais pas ce soir … Non, ce soir, tu t’amuses ! Certes avec un drôle de bonhomme, mais profites !

D’un geste toujours aussi élégant, elle prit son verre, remerciant Kazuma au passage, avant de trinquer une nouvelle fois et de prendre une longue gorgée du cocktail rafraîchissant. Elle se leva de son tabouret de bar, et se réjouit pour l’occasion d’avoir opté pour des bottines en cuir souple avec un petit talon de trois centimètres, qui soutiendraient son pied pendant la danse. Elle releva la tête pour continuer à discuter avec Kazuma, pas le moins du monde perturbée par l’évènement qui s’annonçait, si en croyait son sourire amusé qui se reflétait presque dans ses yeux.

« Les danses que je ne connais pas, je les apprendrais au passage … ! Je n’ai pas peur d’être ridicule, Kazuma, mais j’espère que toi non plus ! » Lilà ponctua sa phrase d’un clin d’œil taquin, passant au tutoiement comme si de rien n'était alors qu'elle savait pertinemment que c'était un pas en avant dans le déroulement de la soirée.

Tous les clients présents pour la soirée dansante avaient été servis, et la musique s’installait. Pas un slow, non pas pour commencer ; l’air était entraînant, la musique un peu familière – c’était une de ces chansons que les bardes itinérants faisaient souvent contre quelques pièces et qui faisaient danser les gamins des rues. Ce n’était pas une danse qui demandait d’avoir un partenaire, aussi chacun bougeait au rythme des instruments dans son coin, pour se chauffer un peu.

Lilà battait le rythme du pied gauche, une petite partie d’elle suivant la mélodie avec plaisir, l’autre enregistrant les pas des uns et des autres. Elle avait bien envie de se mêler à la foule – un plaisir qui lui était relativement inconnu ici mais quelque chose (allons, sois-honnête avec toi-même Lilà !) la retenait encore un peu sur le côté.

« J’ai une proposition à te faire, Kazuma, » commença la fée, avant de boire une deuxième gorgée d’un air à la fois sérieux et pétillant d’amusement, ce qui se traduisait essentiellement pas une attitude joueuse et un sourire en coin, une main sur la hanche dans une pose entre la séduction et l’attente de réponse. « … Je compte bien profiter de la soirée, et pour l’instant, ta compagnie me plaît bien. Alors je te réserve toutes mes danses, jusqu’à ce que tu me marche sur le pied ! »

Car il allait sans dire que l’agilité et la souplesse naturelles de Lilà l’empêcheraient de commettre ce terrible impair, elle.

Une petite sonnette d’alarme résonna dans son esprit, mais elle n’était pas encore très forte. Le nœud au creux de son ventre n’était guère moins tendu que tout à l’heure, et sans s’intensifier drastiquement, se faisait sentir à chaque fois que Kazuma ouvrait la bouche, quelle que soit la facette aux commandes. D’ailleurs Lilà essayait de les traiter indifféremment pour l’instant, se disant que même s’ils étaient deux, ils formaient une entité unique et que c’était quand même plus agréable d’être traité comme une personne plutôt que de susciter des réponses différentes … Ou pas. Elle n’en savait rien en fait. Elle verrait juste, au fil de l’eau.

L’air guilleret fit place à un autre, différent, et Lilà, qui avait regardé un petit moment les danseurs s’échauffer, reposa son verre sur le bar près de sa place assise, et se tourna vers le jeune homme, lui tendant la main.

« La première danse est une polka… on se lance ? »

Le choix musical arrangeait grandement Lilà. Un peu plus animée qu’un slow, elle nécessitait qu’ils se tiennent par l’épaule (pour elle), le flanc (lui), l’autre bras semi-tendu pour guider les mouvements, à une cinquantaine de centimètres l’un de l’autre… pas trop proches donc, mais suffisamment pour s’habituer à l’autre et à sa façon de bouger. Une danse pas tout à fait ‘de couple’, mais un peu, et comme tout le monde bougerait dans le même sens, il n’y aurait pas de rencontre imprévue normalement. Et le rythme moyennement soutenu ne pouvait qu'être intéressant, surtout vu son choix de tenue et de bijoux; les moments les plus énergiques allaient probablement attirer le regard de son partenaire à certains endroits stratégiques, ou plutôt, lui donner une raison d'y poser les yeux sans trop se gêner, ce qui restait dans le ton de l'orientation de la soirée du point de vue de la fée.

S’ils sont malins, et vu le nombre de couples présents, ils enchaîneront avec un slow, puis avec une autre danse, comme une valse ou un équivalent local… Allez, Kazuma, voyons voir si tu danses aussi bien sur de la musique qu’autour d’une fée tranquillement installée pour sa soirée, hm ?

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KazumaMer 18 Jan 2017 - 22:21

Après avoir porté un toast avec Miz, et que la musique commençait à mettre l'ambiance. Des couples se formaient dans la salle pour danser. Kazuma espérait simplement que sa compagnie de la soirée n'aille pas conter fleurette avec le premier venu, et donc le lourder aussi sec dès la première occasion venue. Aux première notes, limite en sourdine mais audibles, le jeune homme battait le rythme avec sa jambe droite, discrètement, mais sans trop cacher son intérêt pour une éventuelle danse. Il finissait tranquillement sa boisson en dévisageant les danseurs s'échauffant sur la piste et souriait comme un gamin. Il en mourrait d'envie, et surtout de partager ce moment avec la charmante Miz.

Son verre finit, il le déposait le premier au bar, Miz avait encore à finir le sien. Mais à en juger par les gorgées qu'elle prenait, elle voulait aussi se lancer au plus vite ! Elle demandait Kazu à propos de la peur du ridicule, concernant les danses. Elle semblait ne pas trop s'y connaître et c'était à la fois mignon, mais aussi amusant pour le jeune serveur... Après tout... Il fréquente ce bar en tant qu'employé et client de cette soirée depuis plusieurs semaines... Naturellement il avait appris quelques petits trucs ! Il répondait sans un stress à la demoiselle.

« Le ridicule ne tue pas il paraît... C'est pour ça que je suis toujours en vie ! Mais... vous.. tu serais étonnée de voir de quoi je suis capable ~ »

Un petit sourire en coin et une intonation drôlement provocante dans la fin de phrase faisaient leurs apparition... C'était signe que le jeune homme commençait à vraiment être à l'aise... Surtout depuis que le tutoiement s'est mis en place !

Rapidement les bardes jouaient une autre musique, plus entraînante. Il vit que Miz commençait aussi à suivre le rythme avec une de ses jambes... Il attendait simplement le bon moment, ou une éventuelle proposition. Mais ce qu'il allait entendre le réjouissait encore plus qu'une simple danse. Un défi... Et pas des moindres. Il espérait simplement que Miz avait assez d'endurance pour le supporter de longues heures durantes pendant cette soirée dansante. Il ricanait aux mots de la miss et lui répondait d'un air un peu moqueur.

« Ca ne risque pas de mon côté... Mais je me méfie de tes pieds en revanche, et si tu as le malheur d'en poser un sur les miens... Je changerai de partenaire, hahahaha. »

Néanmoins son regard se portait sur la pose aguicheuse qu'elle avait prise pour lui proposer cela. Ses yeux la scannait à nouveau rapidement, inspectant chaque forme puis se remit à fixer la foule, attendant le bon moment.

Quelques instants plus tard, au changement de rythme, Miz lui tendait la main et l'invitait à danser sur la Polka qui venait de commencer. Elle était alors à sa droite, face à lui et lui tendait la main. Il ne se faisait pas prier longtemps pour la saisir, un sourire au coin des lèvres. Il faisait quelques pas en serrant un peu la main de la jeune femme et l'attirait vers la piste, pas directement en son centre, mais sur les bords. Une fois placés il se retournait vivement vers elle, sans lui lâcher la main et l'attrapait fermement à la hanche de sa main libre. Il la fixait ardemment, yeux dans les yeux, plongeant ses vairons dans les perles violettes de mademoiselle, et attendait qu'elle posait sa main sur son épaule pour commencer à l'entraîner dans le rythme que tout les autres avaient prit peu de temps avant eux.

Ils virevoltaient quelques temps, en parfaite harmonie l'un avec l'autre et en partageant la piste avec les autres couples. Personne ne se gênait, pas de bousculade ni rien. Tout était magnifiquement orchestré. Kazu étant plus grand qu'elle ne pouvait naturellement pas s'empêcher de profiter de la vue et se régaler à nouveau les yeux. Mais elle ne semblait pas décontenancée par cela et ne disait rien... C'était donc un feu vert ? Pourquoi se gêner alors ?

Bien qu'il tenait faiblement la main de sa partenaire, il réalisait à quel point elle était douce, la peau parfaitement entretenue et d'une taille parfaite, elle était bien prise dans la poigne du jeune homme. Et plus les minutes avançaient, et plus l'étreinte de la main se resserrait, doucement, et sans aller trop loin pour que cela devienne blessant !

Durant toute la danse, les yeux de Kazuma ne quittait pas Miz. Il n'avait d'yeux que pour elle. Il profitait simplement du moment, en oubliant tout le reste autour. C'était simplement lui, elle, et la musique.

Mais la musique, elle, les rappelait à l'ordre, en changeant de rythme, passant de la polka à un autre style. Kazuma lâchait un petit commentaire pour se « réveiller » un peu.

« C'est pas si mal, j'adore. On passe au Tango maintenant ? Intéressant ! Mais toujours pas ce que j'attends ~ »

Sa voix devenait un peu mielleuse, il provoquait et ne se cachait pas. La position de base ne changeait pas énormément, mais il fallait s'approcher un peu plus l'un de l'autre ! Le rythme devenait également un peu plus lent, mais la proximité rendait la danse tout aussi intéressante d'un certain point de vue... Le demi dieu attrapait la fée à la taille, tout aussi fermement qu'avant, et parvenait facilement à cette distance à dessiner la silhouette de Miz, les yeux fermés. C'était un régal pour lui, mais sûrement tout autant pour elle qui se sentait un peu plus dirigé qu'avant.

Kazu l'accompagnait en rythme, se calquant un peu sur les mouvements de ses voisins de piste, la faisant se cambrer quelques fois, comme l'imposait la tradition de cette danse latine. Ça devenait un peu plus sensuelle pour le coup, mais en tout bien tout honneur, Kazuma n'en profitait pas tant que ça pour reluquer les formes généreuse de la danseuse et se concentrait sur ses mouvements pour ne pas perdre bêtement le pari lancé plus tôt ! Il réussit tout de même à discuter rapidement au milieu de quelques rotations endiablées avec Miz.

« J'espère que c'est à la hauteur de tes attentes ! Je m'amuse énormément en ce moment, et j'ose penser que tu ressens la même chose ? Tu ne t'accrocherais pas autant à moi si tu ne prenais pas un semblant de plaisir à partager ces danses avec moi, je me trompe ? »

Il continuait de la guider en attendant sa réponse. Elle devait sûrement aussi veiller à ne pas écraser un malheureux orteil se plaçant sur sa route.
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Lilà InyoniJeu 19 Jan 2017 - 7:48

Lilà se sentait électrisée.

La danse n’était pas son fort dans le sens où bien qu’elle en connaisse plusieurs, elle avait manqué d’occasions : dans sa vie d’Avant, personne n’aurait dansé avec une Redressée, sauf quand elle était dans la Résistance, mais c’étaient plutôt des danses vives et intenses, et rarement sensuelles – sauf si il y avait une intention derrière. Ici, elle ressemblait normalement à une enfant, et qui irait proposer de danser à quelqu’un qui fait le tiers de sa taille ?

Personne.

Alors oui, peut-être que Lilà se laissait aller un petit peu plus que la retenue ne l’exigeait. La polka, énergique, avait été un bon choix, et elle avait remarqué que son partenaire avait décidé de l’étreindre un petit peu plus que la danse ne l’exigeait. Cela ne dérangeait pas Lilà outre-mesure, au contraire en réalité ; elle se sentait bien, comme ça, et il n’avait d’yeux que pour elle, ce qui était terriblement flatteur. La fée quant à elle ne le quittait pas des yeux, un sourire content flottant légèrement sur ses lèvres ; elle ne l’invitait pas à plus, pas à changer de position, pas à continuer d’une manière ou d’une autre, parce qu’elle écoutait la musique et qu’elle enchaînait les pas d’un air léger et qu’elle était heureuse d’avoir l’occasion de danser, tout simplement.

Puis vint le tango.

Le nœud au creux du ventre de la fée s’était légèrement détendu avec la danse et ce moment de partage silencieux. Mais évidemment, il avait fallu que Kazuma parle, et même si sa voix avait acquis une intonation volontairement joueuse et légèrement séductrice, il ne pouvait pas deviner à quel point il la perturbait, dans un mauvais sens.

Elle aurait pu répondre, mais elle avait une bonne idée de ce qu’il attendait – le fameux slow. Aussi elle se contenta d’hausser un sourcil élégant, et elle prit la main du jeune homme fermement dans la sienne, l’autre posée délicatement, balançant son humeur du moment.
La danse les emporta.

Le tango est une danse qui s’improvise à deux, et visiblement, Kazuma, tout à sa concentration, le savait. Sans jamais lui imposer un pas trop difficile, il la guidait avec assurance, parfois simplement en calquant leurs pas sur ceux des autres, parfois en improvisant un peu – quand il fit se cambrer la fée pour la première fois avant de la faire remonter, puis la relâcher un instant et changer de direction. Lilà quant à elle tenait le rythme, glissant sur le sol du bar avec aisance, concentrée pour ne pas s’emmêler les pinceaux, mais plongée dans le rythme des instruments.

Les rotations s’enchaînaient.

La musique les avait emportés dans son rythme, pas endiablé, mais intense. Le tango était une danse de couple ; on commençait tranquillement sur quelques notes, puis venait l’étincelle, l’embrasement de la danse. Oh, on était pas obligé d’en faire un show non plus, et ce n’était définitivement pas le cas, mais l’un comme l’autre, Kazuma et Lilà semblaient s’être pris au pari et augmentaient le rythme et la complexité tout en se concentrant au mieux.

« J'espère que c'est à la hauteur de tes attentes ! Je m'amuse énormément en ce moment, et j'ose penser que tu ressens la même chose ? Tu ne t'accrocherais pas autant à moi si tu ne prenais pas un semblant de plaisir à partager ces danses avec moi, je me trompe ? »

Lilà eut un éclat de rire discret, ne voulant pas rire plus fort que la musique. La fée respirait un peu plus vite et plus fort que précédemment, mélange de la tension de la soirée, un peu, et du rythme de la danse qui commençait à se faire sentir, beaucoup. Les lèvres entrouvertes, sa poitrine s’élevait un peu plus rapidement qu’avant, elle était plongée dans le moment quand la voix de Kazu résonna et elle sentit encore une fois sa perception magique se tendre à son écoute, bien que l’absence de mensonge dans ses mots soit un soulagement.

« J’aime danser, Kazuma. Et pour l’instant, je ne suis pas déçue, ni par la danse, ni par le danseur… » Elle lui fit un signe de tête entendu, enchaînant sur la dernière rotation, avant de revenir vers lui, proche, et de continuer à parler à voix basse. « Mais si tu as besoin d’être rassuré sur tes talents de danseurs, sache que je n’hésiterais pas à te le faire savoir, si tu as du souci à te faire ce soir ! »

Puis ils enchaînèrent sur des pas volontairement moins rythmés, l’intensité descendante avec les dernières minutes de la danse.

Et il n’a pas marché sur mes pieds ! Bon point pour le serveur schizophrène.

La prochaine était visiblement une tarentelle, et Lilà préférait s’abstenir. La danse, courte, nécessitait de sautiller, de claquer des mains, et de tourner en ronds – une danse très ancienne, probablement faite pour que tout le monde se sente inclus dans la soirée, pas seulement les couples. Aussi la fée se contenta de lever les yeux vers son partenaire une fois qu’ils se furent arrêtés, et désigna le coin où se trouvaient les sanitaires.

« Je vais profiter de ne pas connaître cette danse pour aller me rafraîchir un instant, d’accord ? Mais n’aie crainte, je ne m’envolerais pas en te laissant là ! » la fin était une légère provocation, le ton, presque amical et badin. Lilà s’excusa à mi-voix en contournant quelqu’un et alla effectivement se rafraîchir, se retrouvant dans la pièce réservée aux femmes, qu’elle verrouilla avant d’aller aux toilettes, comme n’importe qui, puis se passa un peu d’eau sur le visage, s’observant dans le miroir sans tain à disposition.

Oui, comme avant … même mes ailes ont disparu de mon dos, j’ai tout de mon apparence humaine, sauf la couleur. Même mes oreilles sont humaines. Pas de risque qu’il me repère, vraiment… Et puis… Je suis très bien ce soir !

Un peu plus fraîche, elle s’essuya les mains, remit en place une mèche violette et revint vers la piste. Elle s’était absentée cinq minutes à tout casser, mais avec les danseurs, elle en mit deux de plus à rejoindre l’endroit où elle avait laissé Kazuma … qui ne s’y trouvait plus.

Ca alors ? Où peut-il donc être ?

Entre la musique, le bruit des pas, des claps, ceux des conversations à mi-voix, elle ne pouvait pas vraiment le traquer à l’oreille. Elle se contenta de le chercher des yeux, un peu, sans être spécialement inquiète, mais prête à râler s’il l’avait laissée tomber.

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KazumaJeu 19 Jan 2017 - 21:11

Le tango se finissait bien trop vite à son goût. Kazuma n’avait pas vu les minutes passer pendant la danse, et en aurait voulu clairement plus. La musique s’était un instant arrêté après le dernier morceau pour permettre aux musiciens de se reposer et de boire un peu avant de reprendre. Les couples avaient rapidement fait de même, commandant tour à tour une boisson rafraichissante à ce pauvre barman. Il croulait sous les demandes et devait sûrement avoir besoin d’aide. Hélas, Kazu n’allait pas se rendre disponible pour lui ce soir… En tout cas pas le méchant garçon qu’il était.

Rapidement, les musiciens reprenaient leurs instruments en main et s’échauffaient, faisant quelques notes sans suite. La prochaine danse allait être une tarentelle, mais Lilà ne semblait pas convaincu à l’idée de danser là-dessus. Kazu également ne l’était pas. Tant mieux ? Il écoutait la demoiselle s’expliquer et lui répondait avec un air neutre.

« Je te rassure, moi non plus je ne connais pas… Mais à en juger leur préparation, la danse ne semble pas intéressante du tout. Tu peux librement aller te rafraichir, je ne m’en irais pas. Je reste sagement ici ! »

Miz s’en allait donc vers les sanitaires. Et à ce moment, la voix de l’alter ego sympathique du demi dieu résonnait dans son petit crâne.

*Avoues que tu aurais bien aimé danser avec elle là-dessus ? Tu fais presque une tête d’enterrement !*

A ces… mots ? Pensées ? Le méchant serveur tiquait, lâchant un petit « Tsshh » et laissait sa place à l’autre lui… Et ce gentil garçon, en attendant le retour de sa partenaire de danse, ne savait plus où se placer… Tantôt il gênait, tantôt il avait l’air d’un solitaire en mal de sociabilité. Il se faisait inviter deux fois par des danseuses voulant changer de partenaire à chaque danse, mais Kazu refusait poliment en disant qu’il était déjà accompagné…

Il fixait de temps à autres la direction dans laquelle Miz était partie plus tôt, mais voyant qu’elle traînait un peu, il soupirait un peu et s’approchait du bar, pour voir s’il pouvait donner un coup de main à son collègue Barman… Sur les quelques pas le séparant du bar, son autre lui lâchait un commentaire.

*Je te pari combien qu’elle change ses petites affaires ? Celles qu’elles ont une semaine dans le mois, hahaha.*

Et à cela, même le gentil ricanait. Ils étaient pour une fois sur la même longueur d’onde et semblaient d’accord. Même s’il ne disait rien à cela. Il se contentait d’aller aider, il fallait juste aller rapporter deux verres tandis que deux autres étaient à préparer… Rien de bien fâcheux. Mais c’était juste à ce moment précis qu’il aurait dû être à sa précédente place, car Miz était revenue.

C’est en retournant au bar qu’il voyait qu’elle y était aussi, regardant un peu à gauche à droite, à la recherche du Kazu perdu. Il s’approchait sur le côté pour la prendre « par surprise » mais elle le repérait rapidement. Il s’excusait brièvement et jouait un peu sur l’humour.

« J’espère que tu n’as pas posté des avis de recherche avec un portrait caricaturé de moi ? Je ne suis allé que donner un coup de main au service… Je n’ai pas fui avec une autre, je te rassure !  »

Il prit la main de la demoiselle et la ramenait à nouveau sur la piste de danse. Mais un rythme un peu trop énergique commençait à se jouer avec les instruments… Et Kazu ne reconnaissait pas la danse… Il avait des lacunes dans ce domaine malgré tout ! Il en faisait immédiatement part à sa partenaire et lui faisait une proposition de substitut à cette danse.

« Hum… Je ne reconnais pas. Je ne voudrais pas me lancer dans quelque chose que je ne saurais faire convenablement… La soirée sera encore longue… Ça te dirait de sortir de l’établissement… Faire un petit tour pour prendre l’air et se reposer, avant de revenir ici et profiter des slows tant attendus par toutes et tous ? »

Il parlait surtout de lui en fait… Mais c’était assez évident, et facile à comprendre ! Après la demande et sans attendre de réponse, il se retirait de la piste, toujours main dans la main. Il commandait un rafraichissement classique pour eux deux, un simple jus en attendant la réponse.
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Lilà InyoniVen 20 Jan 2017 - 15:05

Sa main était chaude autour de celle de Lilà.

La fée commençait à saturer légèrement. Ses sens commençaient à lui envoyer alerte après alerte, car qui de draguer, négocier un prix, raconter une histoire, et tout cela de saturer la perception magique de la jeune femme qui sentait chaque petite vérité détourner ajouter à son mal de tête imminent. Il lui fallait de l’air frais, et elle allait proposer à Kazuma de sortir un instant, mais il la devança.

Et l’entraîna, par la main, sans attendre sa réponse.

Et si jusque là c’était plutôt sa facette désagréable qui avait pris les initiatives, c’était désormais sa facette sympathique qui lui avait saisi la main pour l’entraîner avec lui.
Tandis qu’ils s’éloignaient de la piste, Lilà le suivait d’un pas assuré, bien que se sentant vaguement mal derrière sa façade de Miz. Une fois la commande faite, Lilà lâcha doucement la main du jeune homme, sans commenter.

« Je serais ravie d’aller faire un petit tour … Tant qu’on revient à temps pour danser un peu, et que tu ne te transformes pas subitement en psychopathe des allées sombres, évidemment ! »

Au départ elle avait voulu répondre quelque chose à propos de se faire enlever au détour d’une rue, mais elle avait évité d’aborder le sujet. Certes la rumeur avait bien couru en ville mais elle restait cela justement, une rumeur ; à laquelle seuls certains croyaient – après tout, une fée ? dans la Capitale ? Bah voyons, et puis quoi encore, un pégase licorne aussi tant qu’on y est ?!

Un aimable serveur leur apporta les jus demandés et Lilà eut l’agréable surprise de goûter à un jus de de fraises des Marécages de Neeas. Sa surprise était clairement visible, et elle se rappela in extremis ses bonnes manières pour boire son verre de façon civilisée (et non d’un trait comme une assoiffée en plein désert).

« Tu n’aurais pas pu mieux commander ! Merci Kazu ! »

Le diminutif était sorti tout seul, toute à son ravissement gustatif. Sans rajeunir exactement, son expression était plus émerveillée que séductrice pendant un bref instant qu’elle ne reprenne son attitude de la soirée, à savoir assurée, un peu provocatrice, et joueuse. En réalité, la fraise était le fruit préféré de Lilà Avant, et celles qu’on trouvait ici étaient dix fois meilleures. Sa gourmandise de ce côté n’avait plus aucune limite et même si elle se méfiait quand même comme de la peste du jeune homme qui brouillait tellement son pouvoir, elle ne pouvait pas ignorer le fait qu’elle passait un très bon moment en sa compagnie … pour une fois.

La jeune femme attendit qu’il ait bu son propre jus au moins aux deux tiers avant de terminer le sien, et proposa alors de sortir pour de bon.

« Allons se balader un peu sur la place, hm ? »

Elle prit d’un geste élégant sa cape, et après un petit sourire en direction du jeune homme, elle franchit la porte de l’Etoile Chantante et inspira l’air frais de la nuit de la ville avec bonheur. L’Etoile était toute proche de la place ; au coin d’une allée et de la Grande Place, aussi ils pouvaient se balader tranquillement sans se perdre. Il devait être neuf heures du soir, plus ou moins, et des lampadaires d’apparence antique mais à LED diffusaient régulièrement de la lumière, éclairant la place et particulièrement quelques bancs et la fontaine au milieu. L’endroit était presque désert, à part quelques personnes dans les rues et quelques silhouettes au loin, de l’autre côté de la place. Pas de mendiant, de nuit, et pas d’étals tapageur… juste la ville nue.

Lilà resserra légèrement la cape sur ses épaules, laissant la capuche en arrière, le tissu se mouvant comme des vagues à chacun de ses pas. Il ne faisait pas à proprement parler froid mais tout de même frais, surtout comparé à l’intérieur de l’Etoile Chantante où la chaleur des êtres vivants associée à celle du bâtiment lui-même étaient devenus plutôt intenses.

Où aller à présent ? Marcher le long des pierres taillées de la place ? Admirer la fontaine ? S’asseoir sur un banc ? Lilà finit par opter pour la fontaine, se dirigeant d’un pas tranquille vers le centre de la place, et tourna un visage curieux vers Kazuma. Elle ignorait s’il serait toujours « gentil » ou « désagréable », mais la conversation n’allait pas se faire toute seule et Lilà ne supportait pas le silence, pas plus en Miz qu’en Lilà habituelle.

« Alors Kazuma … Sans vouloir être indiscrète, quel âge as-tu ? Tu as l’air d’être le plus jeune des membres du personnel que j’ai pu voir à l’Etoile Chantante… »

Qu’il réponde ou non, elle n’apprendrait rien de bouleversant, vu qu’elle savait qu’il était aussi étudiant. Il ne pouvait pas être plus âgé qu’elle, de toute façon.

Le clapotis de l’eau était doux à entendre, et les lumières superficielles se reflétaient dans l’eau de la fontaine, réverbérant un peu de la luminosité de l’endroit.

L’endroit est terriblement romantique quand il n’y a pas grand monde dans les rues … Pas comme dans la journée !

•••

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KazumaDim 22 Jan 2017 - 21:47

La soirée était à plus de la moitié de son cours. Mais Kazuma commençait à se lasser de ça, en général il ne restait pas plus d'une heure, deux grand maximum... Mais la présence de Miz l'avait grandement influencé et lui donnait envie de rester le plus longtemps possible ! Il en avait même oublier la raison principale de sa venue : Manger !

Voyant que les danses étaient un peu ennuyeuse, il avait prit la décision de sortir un peu avec Miz à l'extérieur du bâtiment, après avoir bu un verre rafraichissant. Les boissons arrivaient assez vite malgré les diverses commandes qui fusaient, et les deux jeunes gens étaient servis. Le jeune homme ricanait un peu de la remarque avant les boissons et jouait le jeu.

« Oh... C'est exactement ce que je comptais faire, haha. Tu m'as démasqué ! Je ne pourrais plus accomplir mon vil dessein. Tu es trop perspicace Miz ! »

Elle prit son verre et remerciait naturellement « Kazu »... Ce qui étonnait le serveur, qui d'un coup d'un seul haussait un sourcil intrigué... Elle en était déjà au surnom ? Quoiqu'il en soit ça le faisait sourire franchement, presque un sourire d'enfant auquel on avait offert un cadeau. Il ne disait rien cependant concernant cet façon de l'appeler désormais et se contenter de siroter son jus d'agrumes.

En regardant l'heure, il se pressait un peu lui même... Les slows étaient les dernières danses de la soirée, et il n'avait plus autant de temps que ça pour lambiner... ! Il se dépêchait de boire les deux tiers de son verre et de se précipiter rapidement vers l'arrière salle du Bar, qui était en réalité le vestiaire du personnel... Il retrouva son casier parmi tout ceux présents et ouvrait le cadenas à code pour récupérer une veste... Sait-on jamais quel temps il fait dehors... Ni si le vent déciderait de se lever sans crier gare... !

Il revenait en enfilant son vêtement, passant simplement les bras dans les manches et l'ajustant, sans fermer la fermeture éclair cela dit. Il rejoignait rapidement Miz et finissait son verre, elle lui proposait de se balader sur la place, et c'était une idée merveilleuse ! Kazu hochait de la tête, accompagnant le tout d'un autre sourire. La demoiselle se préparait à affronter la température extérieure et emboitait le pas vers la sortie. Kazuma la suivait, comme un garde du corps, assez près donc, tout en respectant son espace vital.

A l'extèrieur, l'ambiance était tout autre... Peu de luminosité, en dehors des lumières de rues. Un calme paisible, on entendait le souffle du vent caressé le feuillages des arbres décoratifs en ville... Il n'y avait pas un chat... La Lune montrait le bout de son nez au détour de deux ou trois nuages passant devant elle. Lilà cherchait visiblement un endroit ou s'arrêter, et Kazuma la suivait, apaisant son âme en profitant de la brise présente, dans le plus mystérieux des silences.

Elle avait opter pour la fontaire, et son rebord en pierre lisse, sur lequelle on pouvait s'asseoir facilement... Si l'ont mesurait plus d'1m, évidemment. Kazuma imaginait la petite fée de l'autre jour avoir un mal fou à s'y asseoir... Bien qu'il ne savait pas pourquoi il pensait à elle à ce moment. Simple coincidence dû à la hauteur du muret de la fontaine...

Le silence fut briser alors qu'ils prenaient plus ou moins place. Miz questionnait un peu Kazuma sur sa personne, désireuse d'en apprendre plus. Kazu se faisait assez neutre dans le ton employé pour répondre. Il avait l'impression de se mettre à nu en parlant de lui... ou plutôt la partie sympathique de lui avait peur de devenir ami avec elle, pour ensuite se faire abandonner, comme de nombreuses fois avant, et ici...

« J'ai bientôt 21 ans, je ne cherche pas à le cacher d'ailleurs, je suis effectivement le plus jeune à l'Etoile Chantante, mais ce n'est pas dérangeant. » disait-il en ajoutant un sourire forcé.

Il maintenait un petit mutisme pendant un court instant, avant de poser l'équivalent à Miz.

« Et toi, donc ? Quel âge as-tu, charmante demoiselle ? »

Puis rapidement, la tension montait... une question lui brûlait les lèvres... Une mauvaise habitude pour le jeune homme méfiant qu'il était constamment... Mais pour la poser il lui fallait switcher et devenir méchant...

« Mais avant... A quel espèce de ce monde appartiens-tu ? Le simple humain que je suis à besoin de savoir s'il est en danger en ta présence... Tu pourrais être une vampire, te servant de ton charme pour m'amadouer pour en fin de compte aspirer tout mon sang ! »

Naturellement il mentait, pour faire croire qu'il était faible et naturellement inférieur à Miz si elle décidait de se dévoiler sous son véritable visage, afin que le jeune homme puisse rebondir et sortir son Ace... divin en cas de pépin... Comme il l'a toujours fait jusqu'à présent.

Son œil rouge vif accompagnait le vent et l'incitait à souffler un peu plus... C'était volontaire de sa part, mais il fallait poser l'ambiance angoissante pour arriver à ses fins... Le vent souflait, un peu plus qu'une brise légère, c'était supportable, mais Miz semblait avoir légèrement la chair de poule... Kazu, en bon gentleman retirait sa veste, se retrouvant en chemise à manches courtes à nouveau et se plaçait derrière elle pour lui poser le vêtement sur les épaules... Ce qui était quand même plus efficace que ce qu'elle avait déjà sur elle. Il posait les mains sur ses épaules, faisant légèrement pression, à la fois protecteur, mais oppressant... Tout allait se jouer sur sa réponse.

« Je parierais sur une démone, cachant ses attributs physique trop voyant... Du moment que tu n'as pas pour but de me faire du mal, je veux bien accepter n'importe quelle race. Je suis ami avec une démone, des elfes... mon camarade de chambre est un esprit. J'ai cotoyer des hybrides, et des demi-dieux, bien qu'ils soient rare... Je t'écoute donc. »
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Lilà InyoniMar 24 Jan 2017 - 21:40

Lilà frissonna, la bise qui parcourait les rues se faisant sentir un peu plus. Ses cheveux courts bougeaient légèrement, les mèches s’agitant faiblement autour de son visage.

Evidemment, la réponse de Kazuma, relativement honnête – sauf la fin – fit hocher la tête à la jeune fée. Et comme de juste, il lui retourna élégamment la question.

« On ne demande pas l’âge d’une dame, Kazu… ! Même quand elle n’a qu’une poignée de printemps de plus que soi. » badina-t-elle, d’un air taquin, tout en fournissant des éléments de réponse tout de même. Mais l’humeur taquine de Lilà ne dura pas.

Oh non. Oh, voici le ‘méchant’… !

« Mais avant... A quel espèce de ce monde appartiens-tu ? Le simple humain que je suis à besoin de savoir s'il est en danger en ta présence... Tu pourrais être une vampire, te servant de ton charme pour m'amadouer pour en fin de compte aspirer tout mon sang ! »

On entre enfin dans le vif du sujet ! Mais « simple humain » ? Mon œil !

En effet, la fée l’avait déjà entendu laisser échapper trop d’informations à son propre sujet pour le croire. Entre son attitude lors de la tentative d’enlèvement, son attitude étrange lors de l’évènement qui les avait conduits à la Vallée de la Mort, les informations glanées lors de la discussion à la bibliothèque … Non, Lilà était loin de le croire… Et sa magie était très loin de laisser de tels mensonges passer sans se faire savoir.

La douleur lui vrilla la tempe comme rarement encore. Le mensonge proféré était tellement énorme ! Lilà ferma les yeux et la montée en présence du vent la fit frissonner … Mais derrière ses paupières closes, elle s’efforçait de contenir la douleur qu’elle ressentait au creux de son ventre et de sa tête et de repousser un vertige intérieur.  Reprends-toi, reprends-toi, reprends-toi ! La douleur se faisait terrible quand soudain, quelque chose fit voler en éclat une partie de la tension intérieure qu’elle ressentait, la remplaçant par autre chose que Lilà n’avait pas tout à fait envie de nommer.

Ses mains ! Sur mes épaules ! Oh ma Déesse.

La fée entendait tellement de choses. Elle entendait le bruissement de sa cape agitée par le vent, et le froissement des tissus entre la veste et la cape qui la recouvraient – il avait probablement confondu son frisson de douleur magique avec le froid. Tant mieux, elle ne pouvait pas le laisser comprendre autre chose. Elle entendait aussi sa respiration, et son propre cœur qui lui battait les tempes et résonnait dans sa poitrine, la secouant profondément à chaque battement.

Le jeune homme avança des arguments qui sonnaient juste – et une petite partie de Lilà s’en réjouit. Ca n’allait déjà pas être facile. Mais ce soir, tu n’es pas Lilà ma grande, tu es Miz. Miz qui ne connaît pas Kazuma et ne peut que le croire. Miz qui se fait menacer. Miz qui se sort de toutes les situations.

« Une soirée entamée sur une note si légère mais qui se poursuit sur des questions si graves… » Lilà se dégagea fermement mais gentiment de la prise de Kazuma, et fit un pas vers la fontaine – elle y puisa la force nécessaire – avant de se retourner vers Kazuma, plantant ses yeux violets dans le regard bicolore qui la scrutait.

La jeune femme espiègle et séductrice était toujours là ; elle n’avait pas changé. Mais ses yeux légèrement plissés et son expression sérieuse étaient aussi présents que l’acier dans sa voix. Il n’avait pas besoin de savoir qu’elle avait mal, et qu’elle luttait pour que le monde ne tangue pas en se concentrant sur ce qu’elle allait dire et en échappant à sa difficulté intérieure en affichant une attitude assurée et presque défiante. Miz la Résistante. Miz la Rebelle. Dans sa splendeur et surtout, son calme.

« Je suis aussi humaine que toi, Kazuma. » dit-elle en haussant les épaules d’un air neutre. « Et j’apprécie peu les menaces voilées à mon égard quand nous avons fait que partager quelques danses et échanger des regards de connivence. »

La phrase était anodine, quand on ne savait rien. Mais c’était tellement, tellement plus. Pour Lilà, elle claquait entre eux, mais c’était sa magie qui parlait. Elle avait cependant donné une réponse.

Mais avoue que tu as apprécié qu’il se tienne comme cela… lui murmura une petite voix dans la tête, qu’elle prit bien soin d’ignorer.

« Je n’ai aucun attribut caché, si cela te rassure. Pas de cornes ou d’oreilles animales ; je n’ai pas de bonnet fantôme qui les cacherait ! Pas d’ailes, tu les aurais vues… Pas de crocs, mais tu peux toujours venir vérifier… »  La petite pique taquine était là pour détendre brièvement l’atmosphère, qui s’était faite légèrement oppressante. « Je ne vois pas quoi te dire pour prouver mes dires ! Il va falloir me croire, je suppose. »

Même si moi, je sais que tu mens… Oh, et que tout ceci est une mascarade dont tu ignores presque tout … Bravo Lilà, te voilà dans une belle situation !

Cependant, même si sa magie continuait à lui faire vivre un petit enfer personnel – comme une sorte de tornade au creux du ventre – elle s’était un peu calmée. Lilà n’avait aucune idée d’à quel point elle supporterait d’autres mensonges de ce genre et cela l’effrayait un peu… une frayeur qui devait se lire dans son attitude, involontairement. Pas une grosse frayeur – elle n’avait pas peur de Kazuma, pas à ce point, mais elle se sentait … vulnérable face à lui et c’était à la fois plaisant et dangereux.

N’oublie pas qu’il ment.

La petite voix dans sa tête avait raison. Aussi Lilà releva le menton avec un petit air de défi.

« T’aurais-je impressionné au point de te sentir menacé, Kazuma ? Je ne pensais pas vraiment te faire cet effet… ! » La phrase pouvait être prise comme une provocation, ou comme une perche pour revenir à l’ambiance précédente. Lilà ferait avec !

•••

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KazumaVen 27 Jan 2017 - 23:42

Après l'avoir questionné plus intimement, Kazu s'attendait à des complications à entrevoir en fréquentant Miz. Il s'attendait à des réponses plus vagues les unes que les autres... Et pourtant...

La demoiselle se détachait de la poigne du jeune homme, élégante, raffinée, le tout en douceur, et se positionnait devant la fontaine, et se retournait face au demi dieu menteur pour lui répondre.

Elle lui lançait « sa » vérité... Détournée mais adaptée au personnage de Miz incarnée grâce à l'anneau de l'humain. Il ne se doutait de rien mais pour lui, ça sonnait vrai... Aucun doute à avoir, si Miz le dit, c'est que Miz dit vrai, point. Le jeune homme soutenait quand même le regard de la demoiselle, comme s'il essayait de la faire craquer pour qu'elle dise la vraie vérité, mais rien ne venait provenant de ses lèvres. Kazuma s'y résignait, il tiquait aux mots « aussi humaine que toi » et ricanait un peu... Pesant les mots et revenait sur sa refléxion précédente... Elle n'était pas humaine... Pas entièrement du moins... Ou pas une humaine « normale » comme Kazu...

S'en suivit de quelques ajouts de la part de la demoiselle sur son corps. Naturellement, rien de visible pour l'heure... Mais sait-on jamais. La proposition de vérifier la présence de crocs était alléchante... Mais il fallait attendre d'atteindre une certaine étape pour ça... ! Puis elle demandait s'il avait l'air menacé... Ce à quoi il répondait en toute honnêteté.

« Pas le moins du monde, quand bien même je serais menacé par toi, j'aurais de quoi me défendre, je ne ressens aucune peur en ta présence. »

Il avançait tranquillement vers elle, puis passait à côté d'elle pour se retrouver face à la fontaine et s'asseoir sur le rebord, une jambe fléchie et l'autre toujours tendu, pied posé au sol. Il regardait le reflet de la Lune dans l'eau et bougeait légèrement sa main à la surface de l'eau... Inconsciemment, un petit flot de magie se déployait sur la paume de sa main et faisait s'agiter l'eau légèrement en suivant le mouvement de main...

« J'ai appris quelques petits tours de magie en grandissant... C'est fort utile pour un humain de savoir utiliser un peu de magie, et des artefacts magiques. N'est-ce pas ? »

Puis son mouvement de main s'arrêtait, il levait la tête et regardait la lune quelque secondes et murmurait quelque chose...

« Je pourrais aussi être moi même pour une fois. Ne pas me cacher sous telle ou telle facette de moi... Osé être moi pour une fois. »

Il fermait les yeux en baissant la tête, puis les rouvrit en regardant Miz. Un nouveau regard se plantait dans les yeux violets de la charmante jeune femme. Deux yeux rouge foncés, presque noir, mais avec une faible lueur rouge, très loin du rouge vif sur l'oeil droit du mauvais Kazuma...

Il se levait promptement et tendait sa main à sa partenaire de danse de la soirée. A la fois sûr de lui, mais un peu hésitant. Sympathique, mais peut être aussi blessant. Courageux et couard en même temps. Gentil et Méchant. Sa voix, un peu plus grave que les deux autres facettes, résonnait dans le silence de la rue. Un ton calme, non agressif pour les oreilles, un peu reposant, mais lourd et impossible de passer à côté...


« M'accorderez vous un slow improvisé « my lady » ? Le tout en baignant dans la lumière de la Lune nous tenant compagnie ce soir ? Je répondrais à toutes tes questions après, promis, en toute honnêteté. »
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Lilà InyoniSam 28 Jan 2017 - 10:38

Lilà commençait à être vraiment à l’aise dans son corps d’adulte. Pas au point de vouloir y passer souvent du temps – non, Lilà n’avait jamais été de ceux qui envient ce qu’ils n’ont pas. La simple possibilité de revenir à un corps de ce genre lui plaisait suffisamment. Et puis elle avait pris l’habitude de ses longs cheveux, de son visage rond, et s’était trouvée un style qui lui convenait, qui n’était évidemment aucunement adapté à la jeune femme qu’elle pouvait devenir à volonté. C’était plus par curiosité qu’autre chose qu’elle cataloguait ses réactions – et face à Kazuma, elle n’avait que l’embarras du choix !

Je ne comprends pas … ! Il m’exaspère. Et pourtant ce soir … ce soir où je suis une autre, il semblerait même sympathique.

Il s’installa et sembla songeur. Le clapotis de l’eau demeurait presque inchangé, bien qu’un tout petit peu plus rapide alors qu’il jouait visiblement avec l’eau de la fontaine. La nuit était claire, l’air était légèrement frais, et Lilà trouvait que globalement, si elle faisait exception de la migraine qui lui vrillait les tempes, la soirée était bien. Elle notait aussi que c’était majoritairement le côté désagréable du jeune homme qui parlait, mais Lilà ou Miz, c’était son interlocuteur privilégié semblerait-il. Mais pas de la même façon …

Il n’avait pas peur d’elle, et elle ne pouvait qu’être d’accord. Certes, elle avait de quoi se défendre dans la poche intérieure de sa cape, mais soyons clairs ; elle n’avait rien d’effrayant. Elle ressemblait même beaucoup plus à une femme de salon que de combat, quoique Lilà soit certaine d’avoir en elle la ressource nécessaire en cas de véritable problème – et soixante centimètres de plus n’étaient pas à négliger par rapport à sa forme féérique habituelle.

Son murmure résonna aux oreilles de Lilà comme s’il avait parlé à voix intentionnellement haute. De fait, des questions assaillirent la jeune femme. « Se cacher » ? Des « facettes » ? « Oser » être lui ? Tellement de possibilités, d'hypothèses, de ...

Et pour la plus grande surprise de Lilà – la première véritable de la soirée, en réalité, c’était dire – il y eut un nouveau changement chez le jeune homme. Ses yeux avaient encore changé … encore ! Ce n’était pas l’œil malsain et l’autre neutre, cette fois, mais deux yeux d’une couleur difficile à capter sous la lumière des LED et de la lune – une couleur que Lilà aurait voulu pouvoir distinguer en plein soleil. Il lui semblait distinguer du rouge, mais les yeux étaient si foncés qu’avec l’inclinaison, elle n’en était pas certaine.

A peine eut-elle le temps d’hausser un sourcil élégant que déjà il s’était redressé et lui tendait la main, dans une pose assez similaire à celle qu’elle avait eu avant la soirée dansante. Son attitude était légèrement différente, une fois encore, mais ce n’est pas ce qui frappa la demoiselle le plus fort.

Non. C’était sa voix.

« M'accorderez vous un slow improvisé « my lady » ? Le tout en baignant dans la lumière de la Lune nous tenant compagnie ce soir ? Je répondrais à toutes tes questions après, promis, en toute honnêteté. »

Ils… sont trois. Trois Kazuma. Je ne vais jamais m’en sortir … ! Combien de gens le savent ? Combien sont encore en vie pour le dire, aussi ? Mais ça ne peut qu’être intéressant à vivre comme soirée.

Lilà frissonna sous la voix du jeune homme. Elle n’était pas incisive, ni trop douce. Juste … Juste ce qu’il fallait pour imposer sa présence et exister dans le paysage de la soirée. La magie de la jeune femme, sa perception magique, reconnaissait une personne puissante en face d’elle à la manière dont sa voix résonnait, et le meilleur, c’était que le nœud au creux de son ventre s’était défait en l’entendant, comme si sa magie n’avait attendu que cette manifestation-là pour lui dire qu’elle rencontrait « réellement » Kazuma ce soir.

La musique de l’Etoile était encore audible. Pas très fort depuis la fontaine, du moins pour des oreilles normales. Lilà l’entendait encore assez nettement. Mais dans tous les cas ils pourraient danser, s’ils le voulaient.

« Avec plaisir my Lord. Toutes mes danses, jusqu’à ce que vous me marchiez sur les pieds… Je vous laisse mener la danse ~ » Elle n'avait pas pu s'empêcher de finir sur un ton légèrement plus sensuel, en réponse à cette nouvelle voix.

Vraiment Miz ! Calme tes hormones ! Si ça se trouve, il est encore plus insupportable que les autres ! Ou dangereux! Arrête de réagir avec tes hormones et concentre-toi un peu !

La jeune femme déposa la veste de Kazuma sur le banc qu’il occupait précédemment, vérifia l’attache de sa cape, et mit la main dans celle, tendue, de Kazuma. Le tissu se mouvait au moindre de ses mouvements et elle en jouait, un tout petit peu, par coquetterie. Une main posée sur l’épaule de Kazuma, l’autre toujours dans la sienne, elle releva le visage pour regarder le jeune homme qui ne cessait de la surprendre et attendit son premier mouvement, se demandant s’il allait mener la danse vers un slow léger ou vers quelque chose de plus, intime.

« Je note cependant que tu as encore changé… vous êtes nombreux, derrière ces mèches châtaines ? »

Déjà trois ... la colocation mentale ne doit pas être facile tous les jours, tiens !

•••

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KazumaMar 31 Jan 2017 - 0:16

Cela faisait longtemps qu'il n'était pas de sortie... Le vrai, l'original. Le premier Kazuma a avoir vu le jour, tout monde confondu. La dernière fois remontait à quelques semaines, quand il était sur une île sauvage, coupée du reste du monde avec Farone, la demi déesse de la nature. Le jeune homme avait sous cette « facette » de lui même, livré un combat tendu contre un Garuda Blanc. Un oiseau extrêmement protecteur de ses terres, surtout quand une progéniture y grandit... Il n'en est pas ressorti indemne mais est ressorti vainqueur d'un combat qui aurait demandé l'intervention d'au moins trois démons de classe moyenne ! (la plupart des démons étudiants à Seika le sont, Mary et Laeva étant des exceptions, évidemment).

Mais même si l'appel de ce Kazuma entier lui offre un gain notable en puissance magique... Ca a un prix, et pas des moindres... ! Cette « troisième » personnalité étant plus une réunification des deux facettes de Kazu, elle génère une dissociation plus importante entre le gentil et le méchant ; vu qu'ils ne s'apprécient pas vraiment... Les dissocier de plus en plus ferait que les deux styles de Kazuma deviendrait au fur et à mesure... deux âmes bien distinctes. Or, une cohabitation entre deux âmes n'est pas possible... L'une d'elle se verra un jour hapée par l'autre, ou plutôt... tuée ?

Une « simple » désynchronisation des personnalités en somme... Rien de grave... pour le moment... Vu que ce qui comptait le plus en ce moment était Miz. Et à en juger les yeux de la demoiselle, elle mourrait d'envie d'en apprendre d'avantage sur le « nouveau » jeune homme se présentant devant elle. Mais lui, voulait se la joeur mystérieux encore un moment. Il maintenait sa main tendue en avant, espérant qu'elle accepterait l'invitation rapidement... Ce qu'elle fut sans hésiter ! Suivant son petit jeu d’appellation...

Kazuma lui prit la main délicatement, et attendait qu'elle posait la main sur son épaule, avant de passer délicatement la main dans le dos de la demoiselle à hauteur de l'omoplate, l'obligeant à s'approcher un peu plus près que les précédentes danses dans le bar. Il restait silencieux un moment, guidant simplement Miz au gré du vent... qu'il générait lui même, et ce volontairement... Il s'agissait simplement d'une légère brise pour donner une ambiance à la place silencieuse... Pour faire bouger le feuillage des quelques arbres dans la cité... Pour déplacer l'eau à sa surface, ajoutant une petite note musicale.

Un pas à gauche, un autre à droite, un tour complet, deux demis tour d'affilés, puis un enchainement de pas latéraux qui les faisaient se déplacer de leur places de départ, et les emmenèrent non loin, au centre de la place, éclairée par la Lune. Miz rompait le silence après de folles minutes de danse, lui notifiant le changement de personnalité évident. Kazuma ne put s'empêcher de rire à cela, pour lui c'était amusant, vu que c'était très différents des autres switchs !

« Une de plus ! Je ne sais pas ce qui vous fait croire ça. Je suis seul dans ma tête, je t'assure ! »

Un rire suivait la phrase, à la fois enfantin, un peu moqueur, mais tout aussi adulte, presque hautain... Dur à déchiffrer sans connaître le personnage. Juste après, Kazuma changeait la danse, passant d'un slow à une valse musette... L'un contre l'autre, corps contre corps, mais c'était plus une ruse pour lui murmurer des mots à l'oreille... Au cas où les murs avaient des oreilles en cette calme soirée.

« C'est bien plus complexe qu'une dissociation de l'identité... Je peux réunir la bonne et mauvaise personnalité pour n'en former qu'une, originale et équilibrée personnalité, qui donne naissance à celui qui se trouve contre toi. Mais ce genre d'exploit à un prix... Je te souhaite de profiter au maximum de ma présence avant que je « disparaisse » car... Qui sait quand je reviendrais

Ces derniers mots étaient lourd, il avait prit une voix sévère. Plein de connaissance de ses limites, Kazuma met une part de lui à nue, dévoilant une part de son mystère à une parfaite... « inconnue ».
Il annonce qu'il ne sera plus lui même avant un très long moment... Mais fini quand même sur une part d'espoir pour la demoiselle, si elle souhaite le revoir un jour.

« Cependant... Si tu comptes revoir mes autres moi. Sache que je reviendrais... Il y a juste des conditions. Que l'un ou l'autre soit dans une des extrémité mentale ou morale... S'il est en grand danger de mort, ou à contrario, s'il n'a plus besoin d'être sur ses garde et se sent en parfaite sécurité en la présence de quelqu'un. Note le dans un coin de ta tête, ça peut t'être utile. »

Il entamait la danse intime en tournant un peu sur place, et finit sur une note de soulagement, probablement, pour la demoiselle.

« Mais pour l'heure, je n'ai toujours pas marché sur tes pieds... Je peux donc continuer à danser avec toi. J'ai encore un peu le temps avant de m'en aller... Et je compte profiter autant que toi ! Peu importe combien ça me coute... »

Disait-il en plongeant son regard acajou dans les perles violettes qu'étaient les yeux de Miz. Ne regardant ni son corps plus bas, ni ses lèvres, dont la proposition précédente vis à vie de sa dentition n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd... Rien d'autre que ses yeux. Il ouvrit une dernière fois la bouche pour cette fois-ci proposé de retourner au bar, pour ne pas attraper froid.

« Je te propose de rentrer... Tu vas finir par tomber malade en restant dehors. Tu ne dois pas résister au vent et au froid qu'il véhicule... comme moi. Finissons cette danse au chaud ? »

Il ne la lâchait pas pour autant... Sa main tenant fermement celle de Miz. Ne voulant pas la lâcher, à tout prix.
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Lilà InyoniMar 31 Jan 2017 - 18:59

Ils voltaient, et virevoltaient, et pendant un instant, emportée dans les tours et dans les bruissements de tissu, feuillages, et le clapotis de l’eau, les yeux fermés pour mieux profiter de la danse, Lilà avait l’impression de voler. De slow en valse musette, sans vraie musique autre que celle que le décor créait pour eux, et c’était magique.

La chaleur de la main de Kazuma dans le haut de son dos, et celle qu’il irradiait naturellement en étant aussi près d’elle ne suffisaient pas à rendre la scène plus réelle, non. Toute à son expérience formidable, Lilà se laissait emporter, et ce n’était ni Miz, ni Lilà la fée qui passait un excellent moment, mais simplement elle, qui vivait un instant magnifique.

Mais bientôt, trop bientôt, la réalité la rattrapa. Son ouïe fine n’avait pas besoin qu’il se rapproche pour parler, elle l’entendait très bien, mais sa voix lui remit les pieds sur terre.

« Cependant... Si tu comptes revoir mes autres moi. Sache que je reviendrais... Il y a juste des conditions. Que l'un ou l'autre soit dans une des extrémité mentale ou morale... S'il est en grand danger de mort, ou à contrario, s'il n'a plus besoin d'être sur ses garde et se sent en parfaite sécurité en la présence de quelqu'un. Note le dans un coin de ta tête, ça peut t'être utile. »

La fée ouvrir ses yeux violets pour les planter dans le regard acajou – elle le voyait mieux là où ils étaient, et oh, si proches ! – de Kazuma et elle laissa ses lèvres s’incurver dans un sourire empreint de fierté et de contentement en même temps.

« J’apprécie. » murmura-t-elle d’une voix douce, pour ne pas briser l’intimité du moment qu’ils partageaient. Elle ne lui faisait pas peur, il n’était pas en danger de mort donc, et elle ne pouvait que parvenir à l’autre conclusion. Kazuma se sent bien avec moi ! Quel dommage que tout ceci ne soit possible que par le truchement d’un accessoire magique… et d’une sorte de mensonge.

Sans prendre ses mots pour parole d’évangile, la rédactrice se sentit un peu fier d’elle. Elle n’avait strictement rien fait à part se glisser pour une soirée dans la peau de celle qu’elle avait été avant, sous de nouvelles couleurs bien entendu, et pourtant, quelqu’un d’aussi franchement méfiant que Kazuma se sentait bien, en sécurité. Elle l’avait vu surveiller la salle ; elle l’avait vu faire attention à tout ce qui les entourait … sauf pendant la danse.

Lilà se demanda un instant si la soirée allait s’arrêter là. De nombreuses révélations sur lui, et quelques danses ; peut-être était-ce trop pour une seule soirée. Mais visiblement non. Quelle que soit l’aspect principal de ce nouveau Kazuma (elle avait bien du mal à le déchiffrer), il ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. Mais une petite partie de Lilà s’interrogeait : était-ce une si bonne idée, que de faire durer plus longtemps la soirée ?

Tu en sais déjà plus sur lui en quelques danses qu’en deux rencontres sous ta forme précédente … comment vas-tu faire Samedi quand tu le reverras ? Hm ?

Pourtant, sa nature féérique tiquait. Elle avait donné sa parole ! La parole, c’est sacré. Toutes ses danses, jusqu’à ce qu’il lui marche sur les pieds. Ce qu’il n’avait pas encore fait évidemment. Certes, elle ferait une exception s’il y avait du danger pour elle, et mettrait fin à la soirée, mais pour l’instant …

Ils étaient l’un contre l’autre. Les mains enlacées, sous la lumière artificielle. Elle leva le visage vers lui, et lui baissait le sien. Leurs regards se croisaient, sans se relâcher un instant, et c’était presque incroyable.

« Je te propose de rentrer... Tu vas finir par tomber malade en restant dehors. Tu ne dois pas résister au vent et au froid qu'il véhicule... comme moi. Finissons cette danse au chaud ? »

La fée entendait ses mots lui parvenir. Voyait ses lèvres bouger. Le son se réverbérait autour d’eux et l’écho s’imprimait dans son oreille interne. Mais rien de tout cela n’importait parce que ses pensées étaient ailleurs. Ses yeux violets étaient plongés dans ceux de son partenaire de danse qui ne l’avait pas relâchée malgré une longue minute sans bouger, uniquement entourés par le vent qui agitait les feuilles autour d’eux, et Lilà – non, Miz, n’avait qu’une envie.

Non jeune fille ! Ce n’est le moment de faire ça ! Il ne sait pas que c’est moi … Oh, pourquoi est-ce que je me fiche toujours dans des situations aussi bizarres ?!

Résultat de sa bataille intérieure, Lilà se haussa légèrement sur ses pieds et déposa un baiser sur la joue du demi-dieu. Pas un baiser d’enfant, pas un baiser mouillé ; un baiser ferme, et tendre, qui aurait dû aller ailleurs mais finalement, elle n’était pas assez téméraire pour aller contre elle-même et devait se préserver un peu.

« Merci pour ces danses au clair de lune, Kazuma » murmura-t-elle, avant de reposer les talons au sol, et se détacher un petit peu du jeune homme. Elle relâcha sa main au passage.
« C’est une bonne idée ; l’air se rafraîchit et la nuit est encore longue … ! »

La jeune femme alla prendre la veste de Kazuma, abandonnée sur le banc près de l’eau, et elle la lui ramena. Lilà tendit la veste au jeune homme.

« Tu n’en as peut-être pas vraiment besoin alors mais ce n’est pas une raison pour l’oublier ! » Taquine, elle lui fit un clin d’œil et commença à se diriger vers l’Etoile Chantante une nouvelle fois.

« Cependant j’avoue que je ne dirais pas non pour grignoter quelque chose … La soirée m’a mise en appétit… » elle laissa un instant planer le sous-entendu avant de reprendre comme si de rien n’était. « … et tu te révèles assez bon danseur pour que je craigne de passer la nuit sans rien avaler de plus que quelques gorgées de jus de fruit ! »

Ca, et le fait qu’elle avait mangé ce midi et rien depuis … Elle n’avait vraiment, vraiment pas prévu de passer une telle soirée ce soir. Ce devait juste être expérimental pour l’Anneau de l’Humain, et voilà qu’elle dansait, qu’elle flirtait, qu’elle récoltait plus d’informations qu’elle ne l’aurait cru sur celui qui allait visiblement mener la grande expédition à venir … Qui allait l’aider, bien que probablement pas par altruisme, à mieux connaître sa place dans ce monde.

Déjà que si on y regarde bien, c’est lui qui m’a mis la puce à l’oreille lors de la première soirée à l’Etoile Chantante …

Lilà essaya de chasser le souvenir un peu sombre de la précédente soirée, mais ses épaules s’affaissèrent un petit peu. Elle avait bien fait de revenir ; elle y passait une formidable – si ce n’est étrange de son point de vue – soirée. Mais rien ne pouvait complètement effacer le côté brutal de la première rencontre et l’enjeu qui pesait sur son existence.

« Allons-y, veux-tu ? »

•••

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KazumaSam 4 Fév 2017 - 0:41

Pas après Pas, Kazuma et Miz se trémoussaient dans le calme omniprésent de la place centrale de La Capitale, ils n'échangeaient rien de plus que des regards presque provocateur, l'un à l'égard de l'autre, se cherchant mutuellement pour voir jusqu'où ça pourraient les mener.

Bien que la tenant fermement, Kazu savait que cette jeune femme allait lui échapper après que la soirée serait finie, il le savait et agissait en conséquence. Son étreinte était affectueuse, bien plus prévue pour combler son désir momentané que pour simplement partager une danse plus « intime ». Il s'amusait, et pouvait, sous sa véritable facette, passer un agréable moment. Ce qu'il ne pouvait en aucun cas faire en étant Gentil/Méchant Kazuma. L'un trop craintif, et l'autre trop méfiant, pour ainsi dire passer une bonne soirée.

Il dévoilait un peu sa propre façon d'être et offrait gracieusement quelques pistes à sa partenaire de danse pour ainsi se revoir. Elle écoutait et l'en remerciait intérieurement, tout en signalant au passage que ça lui faisait plaisir de l'apprendre... Et la récompense ne fut pas des moindre... Un baiser sur la joue ! Gentil/Méchant/Entier, peu importe lequel réagirait sur le coup, il rougirait devant tant d'affection de la part de la charmante demoiselle ! Il se laissait porter quelques instant par le bonheur qui montait en lui, et surtout dans ses joues rosies, jusqu'à se ressaisir, posant sa main sur la joue embrassé, ne disant rien.

Elle le rappelait à la raison en acceptant la proposition de rentrer se réchauffer dans le bar pour continuer à danser un peu. Kazu commençait à emboiter le pas, mais Miz revenait rapidement sur ses pas récupérer la veste du jeune homme, elle lui tendait et un clin d'oeil après, il la prit et la tenait en la posant sur son épaule.

Quelques mètres plus loin, Miz lui faisait part d'une certaine faim se manifestant chez elle... Un petit bruit venait également du ventre du garçon, et il se rappelait qu'il n'avait toujours pas fini son assiette... Il s'arrangerait pour rattraper le coup, et en prendre une autre, pour réellement la finir cette fois !

« Je mangerai bien quelque chose également... Mais... je suppose que tu n'es pas comestible, je me trompe ? »

Disait-il avant de ricaner et regarder la réaction de Miz.
Le bar était juste devant eux, Kazu faisait le premier pas, pour ouvrir la voie à la demoiselle.
A l'intérieur, la fête battait son plein, les couples frétillaient sur la piste, des danses bien plus endiablées qu'auparavant, ne nécessitant pas forcément d'avoir un partenaire à disposition pour se lâcher. Ca n'intéressait franchement pas le demi dieu, qui préférait se rabattre sur le buffet, en prenant la main de Miz et en la dirigeant.

Kazuma essayait de profiter au maximum de sa soirée, tout en évitant de penser à ce qui l'attendait prochainement. L'excursion dont il n'est même pas sûr de pouvoir rentrer en un morceau... peut être deux s'il n'avait pas de chance... Il ne restait plus qu'à savoir si l'infirmière était bonne en couture... !
 
Ils avaient prit tous deux une petite assiettes et choisis une place un peu à l'écart de tout, pour se retrouver un peu plus intimement dans un coin de la salle, afin de continuer à discuter. Kazu s'occupait lui même de servir à boire à la demoiselle, lui proposant ainsi un boisson alcoolisé légère, à peine plus forte que de l'hydromel ! Il reprit place et commençait à déguster son repas -Enfin!- puis marquait un temps d'arrêt, après une réflexion faite dans le plus grand des silence (entre quelques coups de fourchette, évidemment), il rouvrit la bouche, non pas pour y mettre de la nourriture, mais pour suggérer quelque chose à Miz.

« Hum... Après avoir manger, puis fini de danser dans un petit slow fort sympathique... Je pourrais te raccompagner chez toi ? On pourrait aussi... Boire un dernier verre dans ton salon avant que je m'en aille ? Ca peut être intéressant comme finalité pour cette soirée magnifique ! Non ? »

Argumentait-il avec un clin d'oeil malicieux, avant de reprendre une bouchée de son assortiment de mets tout droit inspiré de la cuisine japonaise, sushis, makis, sashimis et etc... !
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Lilà InyoniSam 4 Fév 2017 - 12:46

Ils avaient dansé, et elle avait osé. Osé !

Ce n’était qu’un baiser sur la joue... tu en as fait autant pour remercier Raphael après qu’il t’ait faite voler par-dessus la Capitale !

Oui, certes. Mais elle n’avait pas eu la même apparence, ni la même attitude. C’était l’exaltation qui l’avait guidée cette fois-là, tandis que maintenant, elle jouait un jeu plutôt dangereux.

« Je mangerai bien quelque chose également... Mais... je suppose que tu n'es pas comestible, je me trompe ? »

Bien. Ils étaient deux à jouer.
Lilà rosit légèrement et détourna un peu les yeux, sans se départir de son sourire pour autant. Il avait rougi après son baiser, elle n’avait pas pu le manquer – c’était maintenant son tour. Comme deux jeunes gens qui flirtaient sans s’attendre à franchir la moindre étape – pourtant, ils étaient bien assez adultes pour réaliser tous leurs sous-entendus et plus encore.

Heureusement, Kazuma et elle étaient entrés et, ignorant parfaitement les danseurs, s’étaient dirigés vers le buffet. Ils n’étaient visiblement pas les seuls à avoir un petit creux, mais tandis qu’il la guidait d’une main ferme, Lilà se demandait quoi choisir.

Une assiette mieux remplie plus tard, ils s’installaient tous les deux dans un coin plus, eh bien, intime de l’auberge. Lilà avait pris quelques mets d’inspiration asiatique mais majoritairement des salades fraîches, pour ne pas trop déroger à son régime habituel – qui savait les conséquences qu’auraient la soirée pour son corps habituel ? Si ça se trouvait, demain elle aurait des courbatures de croissance ou des aigreurs d’estomac alors …

Elle mangeait silencieusement son mélange de radis et de salade de Neeas, s’abreuvant de la musique jouée et parfois d’une gorgée de la boisson servie par le jeune homme – elle n’avait pas fait attention et se méfiait tout de même un peu, quoique sa méfiance se fut émoussée au cours de la soirée – quand il reprit la parole et pour le coup, la prit légèrement au dépourvu.

« Hum... Après avoir manger, puis fini de danser dans un petit slow fort sympathique... Je pourrais te raccompagner chez toi ? On pourrait aussi... Boire un dernier verre dans ton salon avant que je m'en aille ? Ca peut être intéressant comme finalité pour cette soirée magnifique ! Non ? »

Pour la première fois de la soirée, l’hésitation de Lilà fut visible. La proposition était tentante, vraiment, mais tellement risquée ! Elle reposa son couvert d’un geste calme mais se mordilla la lèvre inférieure. Ses yeux fixaient toujours ceux de Kazuma mais elle paraissait bien plus humaine, vulnérable même, qu’auparavant.

ALERTE DE NIVEAU 5 ! Alerte ! Alerte ! C’est pas le moment d’écouter tes hormones et de prendre une décision risquée Lilà/Miz ! Maintenant, c’est le moment de décliner poliment sans qu’il se doute de rien ! … et sans mentir !

Les secondes s’égrenaient alors qu’elle cherchait comme répondre avant qu’elle ne prenne finalement la parole, étant parvenue à une réponse satisfaisante à son dilemme bien visible pour le jeune homme. Il se sentira probablement flatté que j’hésite, si ça se trouve…

« Ecoute Kazuma … Je n’ai pas vraiment pour habitude de flirter et de ramener des gens chez moi. » Cela au moins était de l’honnêteté pure. Elle ne flirtait pas. Point. Alors ramener quelqu’un chez elle… ! La jeune fée continua. « Et même si j’adorerais poursuivre la soirée en ta compagnie … en toutes tes compagnies, d’ailleurs, » continua-t-elle avec une note malicieuse bien qu’elle ne dise pas l’exacte vérité (elle n’était pas certaine de vouloir passer la nuit avec eux tous. Un des trois, peut-être, mais pas les trois à la fois … c’était épuisant !) « je pense qu’il serait légèrement malvenu de venir chez moi le premier soir, ne penses-tu pas ? »

Nul ne pouvait oublier que malgré ses provocations pendant la soirée, Miz n’était jamais demeurée moins qu’élégante et courtoise. Un trait de caractère qu’elle partageait avec Lilà, mais qui n’était pas accueilli de la même manière par leurs interlocuteurs. Les situations étaient différentes, aussi.

Elle reprit son couvert et mangea un peu de sa salade, qu’elle fit passer avec une gorgée de la boisson. Faisant légèrement tournoyer la boisson dans le verre, elle parut songeuse un instant, ses yeux violets glissant dans le vide avant de visiblement prendre une décision. Inclinant légèrement la tête, se redressant un peu, elle se pencha en avant pour murmurer à l’oreille du jeune homme.

« Si tu es sage et que tu en as envie, je te laisserais me raccompagner si tu le désires toujours. »

Oui, le mot désir était volontairement placé. Elle l’assumait parfaitement. Peut-être serait-ce l’occasion d’un véritable baiser ou pas. De se révéler, ou pas. Jamais Lilà n’avait dit à qui que ce soit, à part Raphael, Ami et Zaon, où elle demeurait. Son nom n’était même pas inscrit en bas de l’immeuble, il fallait entrer pour savoir qui y résidait, et elle comptait bien que la soirée s’achève au pied du bâtiment et nulle part d’autre dans le secteur.

Lilà se rassit et termina son assiette, posant ses couverts à l’horizontale par-dessus, et jeta un coup d’œil vers la piste, puis vers le jeune homme qui terminait lui aussi. Elle enroulait distraitement une mèche violette autour de son index.

« Quoi qu’il en soit … je t’ai promis toutes mes danses, il me semble, et tant que nous sommes ici, autant en profiter ! Et peut-être boire un café ici, si l’établissement ne ferme pas ? » Lilà ajouta ensuite, comme prise d’une arrière-pensée. « Je n’ai pas vraiment envie que la soirée se finisse déjà. Je m’amuse bien. »

Elle attendit patiemment qu’il termine pour se redresser, et délaissant sa cape qu’elle avait posé sur le dos de sa chaise, lui présenta à nouveau sa main tendue pour l’inviter à danser.

« Me ferez-vous l’honneur, My Lord ? » Le ton était à la fois séducteur et taquin.

La précédente musique était en train de se finir ; le temps qu’ils arrivent sur la piste, une nouvelle commencerait et ils pourraient s’y engager dès le départ.

Et effectivement, quand ils vinrent sur l’espace réservé à la danse, les toutes premières notes d’un slow se firent entendre…

Oh ! Les fourbes !

Lilà regarda Kazuma d’un air satisfait, mais intérieurement ne savait si elle devait en rire ou en pleurer. Les notes étaient celles d’un slow, mais pas de ces slow doux et peu équivoques comme dans la plupart des bals improvisés, non, c’était un slow qui faisait partie de ces musiques qu’on ne pouvait qualifier autrement qu’intime.

Elle ne posa pas la main sur son épaule comme tout à l’heure, sous le clair de LED et de lune. Retrouvant son humeur taquine que la perspective de finir la soirée chez elle avait un peu émoussée précédemment, la fée interrogea brièvement le jeune homme et, se doutant qu’il ne dirait pas non vu leurs échanges corporels et linguistiques précédents, se pressa légèrement contre lui, passant les bras autour de son cou sans le gêner dans ses mouvements, attendant qu’il pose ses mains sur ses hanches ou l’enserre à la taille au choix, pour commencer à bouger – l’un contre l’autre.

Vu leurs tailles respectives, Lilà entendait son cœur battre. Elle se fit la réflexion qu’elle aurait été globalement à hauteur de son bassin peut-être un peu plus haut sous sa forme habituelle, et cela la fit inexplicablement rougir un peu – mais Kazuma ne saurait pas pourquoi évidemment. Elle entendait aussi les froissements de tissu et le bruit de leurs pieds sur le sol. Elle entendait tout, et pourtant, loin de la calmer, cela ne faisait qu’accroître la tension qu’elle sentait depuis le début.

Les hormones… vous ne me manquez pas du tout dans ma vie de tous les jours, croyez-moi ! Même si … c’est plutôt agréable de ressentir ce genre d’envie … Dommage que ce soit dirigé vers lui, et qu’avec Samedi qui approche … je ne puisse rien dire !

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KazumaDim 5 Fév 2017 - 16:04

Après avoir prit son assiette et choisit une place, Kazuma et Miz s'installaient confortablement dans un coin de la pièce, un peu en retrait vis à vie du reste de la salle, et isolés, afin de poursuivre leur discussion, ô grand bien intéressante et presque intime.

Bouchées après bouchées, Kazu voyait que Miz réfléchissait à la précédente proposition du jeune homme. Elle était osée, mais sincère. Kazu ne voulait que la raccompagner chez elle et voir un petit bout de son lieu de vie, rien de plus. Aucune arrière pensée... De toute façon, au vu de la tendance de la soirée, ils finiraient bien par se laisser aller tout deux à une concession, autour d'un baiser plus adulte que le précédent devant la fontaine. Le serveur n'y croyait pas tellement, mais avait de l'espoir, c'était toujours ça de pris.

Il mâchouillait délicatement et le plus élégamment possible, alternant entre ses différents mets tout en maintenant un regard intéressé vers sa partenaire, comme s'il voulait lui faire comprendre quelque chose. Mais rapidement la pensée de Kazuma embrassant Miz sur son canapé, une unique fois, se brisait dans son esprit. Elle déclinait posément et gentiment la proposition. Kazu ne laissait rien transparaître mais ça le minait légèrement... Puis aussi soudainement que la pensée disparaissait, une autre venait la remplacer avec la seconde phrase de la demoiselle... Il se voyait la tenir contre lui et porter ses lèvres aux siennes sous la lune, devant le bâtiment dans lequel elle résidait. C'était tout aussi bien, voir même plus intense que le précédent... Ajouté au fait qu'elle insistait sur le mot « désir » en le plaçant subtilement dans cette phrase, plutôt qu'une autre...

A ce petit jeu, Kazuma était assez fort... Il n'était pas le plus cultivé des hommes, le plus intelligent, ni même le plus malin. Mais s'il avait quelque chose de plus développé que les autres, c'était sa méfiance... Il se méfiait de tout, du moindre inconnu, de la moindre situation, du moindre bruit ou geste... Du moindre mot, qu'il entendait. Avec l'âge, cette méfiance rendait son analyse des mots plus poussée que le commun des mortels. Bon nombre de fois il a failli passer l'arme à gauche car il ne faisait pas assez attention au tournures de phrases étant petit et faible. Avec le temps, il sentait arriver le danger avec la moindre petite phrase...

En parlant de désir, il en avait... Avoir une vie simple, être simple, mourir simplement de vieillesse un jour, fondé une famille. Mais il a fallut qu'il soit ainsi, Demi Dieu. Ca le répugnait intérieurement et c'était l'une des principales raisons pour laquelle il prétendait être un « simple humain ». Ca en plus de son TDI, ses facettes... Ses multiples personnalités... Bref, son caractère très changeant.

Il bu d'une traite son verre et finissait calmement son assiette -plus remplie que celle de Miz, homme un jour, homme toujours- puis posait ses couverts, afin de prendre la parole et répondre avec une voix neutre, sérieuse et un regard -presque- passionné en fixant les iris de Miz.

« Je ne flirte pas, loin de là, c'est un mot que je n'apprécie pas, d'ailleurs. Bien que je l'emploie souvent, c'est simplement me mentir à moi même. Il est naturel que m'inviter chez toi était grossier de ma part, je n'y pense même plus. En revanche, je confirme que je désire toujours te raccompagner, j'y tiens. La boisson n'était rien de plus qu'une excuse pour rester toujours plus longtemps en ta compagnie, mais tu l'avais compris. »

Il se retint de poursuivre sur un ton mélodramatique sur le fait de vouloir profiter du temps restant avec elle, mais finit par se laisser aller à une explication sur la suite des évènements, le tout en portant machinalement la main gauche aux muscles de son bras droit, serrant un peu le tissu, mais frottant ensuite, comme pour cacher quelque chose... Il avait mal aux muscles, ça s'engourdissait légèrement avec le temps. Simple contre-coup de la présence de la personnalité « parfaite ». Il serrait son poing droit pour faire travailler un peu la circulation du sang et prit la parole.

« Je tiens juste à te signaler, au cas où tu voudrais me revoir ici la semaine prochaine, pour la soirée dansante hebdomadaire... Que je partirais en voyage ce week end, avec un groupe d'amis. Selon mon humeur, il se peut que je reste un peu plus longtemps là bas, ou que je ne revienne pas, ou que je revienne normalement dans la nuit de Dimanche à Lundi. Donc si tu me revois ici Mardi, tant mieux, si je ne suis pas là, ni la semaine prochaine, ni la fois d'après, c'est que l'on ne se reverra probablement plus... Tu n'aura qu'à m'oublier, simplement. »

Évidemment, dans sa tête, le mot « Humeur » était à remplacer par « Etat »... S'il était encore en vie ou non, ou dans la capacité motrice de danser... Mais il ne fallait surtout pas inquiéter Mademoiselle, c'était inutile et particulièrement pitoyable de prendre les gens par la pitié et la compassion.

Il fixait le regard de Miz, la voyait jouer avec une mèche de cheveux, et ça le faisait sourire. Il rattrapait le coup avec un ton légèrement amusé, et taquin.

« Mais rien que pour tes beaux yeux, je m'arrangerais pour revenir, sois en sûre ! »

Elle se levait ainsi et lui tendait la main pour retourner danser, il la saisit et se laisser à son tour, entrainé vers la piste, pendant que des notes entrainantes défilaient. Mais... Pour son plus grand bonheur... La soirée se calmait d'un coup, et les musiciens changeaient l'ambiance de la fête, voulant commencer à clôturer la fête en entamant une série de slow intime pour les couples. Un rythme doux et lent passait dans les oreilles de chacun...

Miz se tournait vers Kazu, le regard intense et un ton très légèrement rose, elle saisit le jeune homme au cou, de ses deux bras et se plaquait, de tout son poitrail sur lui, reposant la tête près de son cœur pour suivre ses battements.

Bizarrement, Kazu ratait un de ses battements justement, Miz ne devait sûrement pas passer à côté de cette réaction, son rythme cardiaque passait la seconde et s’accélérait légèrement... Ca devait être amusant et intéressant à sentir pour la jeune femme... Le demi dieu affichait un petit sourire satisfait, et commençait par poser ses deux mains sur les hanches de sa danseuse préférée et entamait le slow en la guidant...

Un silence étonnant se plaçait entre les deux provocateurs, comme s'ils avaient l'espace d'un instant perdu toute leur confiance en eux, et en leurs taquineries. D'un œil extérieur, c'était mignon à voir. Terriblement touchant, mais qui avait l'air naturel pour eux...

Aucun d'eux ne disait quoique ce soit pour briser le silence... Progressivement, le garçon remontait les mains, passant des hanches à la taille, et finissant son déplacement dans le dos de la demoiselle, déplacement qui était plus des caresses longues et appuyées sur le corps de Miz, plutôt qu'un changement de position.

Il réussit malgré tout à placer quelques mots pendant le slow :

« Je m'amuse aussi, mais pas dans le sens humoristique... Je suis... Je suis bien là, avec toi. »

Il resserrait légèrement l'étreinte et continuait de mener la danse. Jusqu'au bout, jusqu'à ce que les musiciens donnaient les toutes dernières notes de la soirée... Les couples se décollaient les uns après les autres, et Kazu/Miz ne dérogeaient pas à la règle et firent de même. Le jeune homme empoignait la main de sa partenaire et la ramenait sur le côté, l'air mystérieux... Embarrassé mais fier. Il s'approchait du bar et commandait un désaltérant le plus simple possible pour elle et lui, puis sortait de son mutisme passager.

« Désolé si j'ai pris des initiatives... Plus affectueux qu'avant... J'en avais envie, et tu ne semblait pas déranger... J'ai... J'ai juste fait ce qui me semblait le plus correct possible. »

L'espace d'un instant, Kazuma perdait la lueur acajou de ses yeux, pour retrouver un teint bleu gris dans ses yeux, mais ça se régularisait à nouveau en maintenant le teint rouge foncé. Il se rattrapait, pour passer ses excuses comme une maladresse de sa part.

« Que fait-on maintenant que les musiciens remballent leurs instruments ? Il n'est pas moins de 23H désormais... Je n'ai pas de couvre feu, et je suis... Tout à toi le temps de cette soirée. »
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Lilà InyoniLun 6 Fév 2017 - 18:21

La danse était superbe.

Pas forcément la plus intéressante de la soirée d’un point de vue purement technique – qui ne sait pas danser un slow ? Eh oui, exactement, tout le monde sait comment faire – ni même d’un point de vue musical – les mêmes notes et variations qui reviennent … Non, pas la plus intéressante mais pour Lilà, définitivement la meilleure.

Elle ne se laissa aller contre son partenaire. Presque tout son corps était contre le sien, sauf ses pieds, et une partie de son visage. Son pantalon en cuir se réchauffait à la chaleur de Kazuma tandis que le peu de tissu de son débardeur blanc permettait de multiples contacts. Elle entendait autant qu’elle sentait les battements irréguliers du coeur de son partenaire et Oh, ça s’accélère.

Une petite partie d’elle était concentrée sur les pas – suivre n’était pas si facile ; il fallait repérer les inflexions de l’autre, deviner où il voulait la mener. Mais c’était marginal, parce qu’au final, Lilà était très occupée à ne faire qu’une chose : profiter.

Si je ferme les yeux … Lilà ferma les yeux. Je pourrais imaginer être avec n’importe qui d’autre. Mais je ne peux pas oublier que c’est lui qui me fait passer un tel moment. Pourquoi lui ? Il ne me plaît pas … Je dirais même qu’il m’exaspère, et qu’il n’est rien de plus qu’un compagnon d’infortune pour l’expédition à venir. Mais là comme ça … Même si le mot est mal choisi… C’est un moment terriblement humain que nous passons.

Kazuma ne parlait pas, pas plus qu’elle. Sentait-il aussi que ce n’était pas le moment ? Ils continuaient à se mouvoir, elle continuait à apprécier l’instant et lui, à la tenir contre lui.
Lilà nota avec soin la manière dont elle vivait l’instant. Le mouvement des mains dans son dos, de leurs corps qui dansaient. Les impressions multiples qui en naissaient et celles qu’elle choisissait de retenir finalement (et non, petits curieux, vous ne saurez pas!).

« Je m'amuse aussi, mais pas dans le sens humoristique... Je suis... Je suis bien là, avec toi. »

Lilà hésita une brève demi-seconde et décida simplement de ne pas répondre. Ce n’était pas l’envie qui manquait, certes, mais cela n’ajouterait rien à l’instant présent et ce n’était pas comme si elle lui révèlerait qu’elle passait une bonne soirée : elle le lui avait déjà dit à plusieurs reprises, l’avait sous-entendu, l’avait démontré, l’avait fait comprendre. Elle n’avait guère envie d’en rajouter une couche non nécessaire, et se sentait juste bien, là.

On ne peut pas aller plus vite que la musique, paraît-il, mais parfois, on aimerait plutôt étirer le temps à l’infini entre chaque secondes. Mais Lilà n’était qu’une fée, et une fée joue avec les mots, avec la vérité, avec les mensonges ; elle taquine, elle apprend, elle divulgue ou elle garde pour elle des choses, mais cela ne concerne que les mots, pas le temps. Alors quand les derniers accords s’égrenèrent, Lilà se sentit à la fois un peu triste que cela soit fini, un peu soulagée car ses pieds commençaient à lui rappeler qu’elle n’avait jamais tant dansé en une soirée, et globalement satisfaite car c’était un point final bienvenu à une grande partie de sa soirée.

Et maintenant, que faire ?

Ils s’étaient séparés et détachés l’un de l’autre, comme tout le monde. Sans lui laisser le temps de complètement réaliser que le bal était fini, Kazuma l’avait entraînée vers le bar, tenant toujours sa main. Lilà le laissa commander un rafraîchissement qui serait honnêtement le bienvenu, et eut le plaisir de l’entendre… s’excuser ?

« Désolé si j'ai pris des initiatives... Plus affectueux qu'avant... J'en avais envie, et tu ne semblait pas déranger... J'ai... J'ai juste fait ce qui me semblait le plus correct possible. »

Lilà n’était pas sûre, mais elle avait cru voir ses yeux changer de couleur. Ou peut-être pas. Ou peut-être bien. C’était trop rapide et l’endroit n’était pas assez éclairé pour qu’elle puisse être certaine de ce qu’elle avait vu. Dans tous les cas, son visage se fendit d’un sourire tranquille et elle chassa les hypothétiques doutes du jeune homme d’un élégant geste de la main.

« Je suis une grande fille, Kazuma ; si quelque chose m’avait dérangé, tu l’aurais assez vite su et tu te serais certainement retrouvé sans partenaire de danse pour ce soir. Tu n’en aurais pas manqué longtemps j’imagine, mais c’aurait été sans moi, et donc, il faut se l’avouer, bien moins intéressant ! » finit-elle en un éclat de rire à peine contenu.

Oh oui, ce soir je suis grande ! Grande, et tout ce qui peut aller avec auquel je n’aurais pas pensé.

Il posa lui aussi la question fatidique et Lilà attendit de recevoir sa boisson pour répondre. Il avait visiblement choisi une boisson plutôt douce, elle était claire comme de l’eau mais légèrement parfumée, avec peu de sucre, parfaite pour finir une soirée physiquement éprouvante. La première gorgée confirma cette impression.

« Eh bien, déjà, je te propose d’aller remercier les musiciens ? Ils se sont donné du mal pour que nous passions une bonne soirée. »

Lilà lui lança un regard appuyé. Pour elle c’était avant tout une question de politesse, aussi elle n’attendit pas forcément qu’il approuve ou désapprouve pour lui prendre spontanément la main et l’entraîner vers le groupe qui avait fourni le divertissement de la soirée.

Ils étaient cinq. Deux avaient des instruments à cordes dont un violon et une sorte de mandoline ou de banjo médiéval. Deux avaient des instruments plus rythmiques, une sorte de tambour au son étouffé qui marquait le rythme et l’autre un instrument entre le piano classique et le clavecin ancien. Enfin, la dernière avait un instrument à vent, une belle flûte traversière ouvragée, et rien que pour ça, Lilà éprouva de l’admiration ; souffler pendant des heures note après note relevait clairement de l’exploit !

Qu’il s’agisse de sa forme féerique, ou de ses expériences d’Avant, Lilà était sociable et Miz encore plus. C’est donc tout naturellement que, sans pour autant délaisser son partenaire de la soirée, la jeune femme s’adressa aux musiciens.

« Bonsoir ! Nous tenions à vous remercier pour la musique de ce soir ! C’était vraiment super et j’ai passé une excellente soirée… et pas seulement parce que mon partenaire ne m’a pas marché sur les pieds ! »

Cela valut des éclats de rires de tous les gens présents et Lilà esquissa un sourire elle aussi. Elle enchaîna quelques questions d’un ton plaisant, faisant un brin de conversation, avant d’en venir à ce qui l’intéressait réellement.

« Je ne viens pas très souvent ici, mais est-ce que vous jouerez prochainement ? »

« Oh, pas avant quelques temps ! On est tous assez occupés et plusieurs groupes jouent à l’Etoile… » commença le violoniste. La flûtiste continua. « Mais on jouera dans quinze jours, pour sûre Mad’moiselle ! » Le pianiste quant à lui ajouta : « Mais si vous voulez danser ce soir encore, y’a de la musique jusqu’au Palais si vous y tenez ! »

Lilà prit note et les remercia chaleureusement avant de les saluer posément et de s’éloigner un peu. Ces informations lui donnaient une idée, peut-être exploitable. Seule une poignée de minutes s’étaient écoulées et leurs boissons les attendaient toujours au bar. En y revenant, elle en but une gorgée.

« Au moins on sait quand revenir, si on veut les réécouter ! Mais ça reste assez long, quinze jours…. Des tas de choses peuvent arriver. »

Lilà laissa la phrase en suspens. Elle faisait référence à l’Expédition à venir, par exemple, ou encore au travail. Mais pas seulement. Elle n’avait peut-être pas répondu à sa proposition de se revoir plus tôt dans la soirée, mais elle n’avait pas manqué de noter un léger flottement dans sa formulation. Rien de concret, presque une impression plus qu’autre chose, et elle n’allait pas poser de question mais pas non plus l’ignorer complètement.

« Comme on est en semaine, l’Etoile ferme à minuit, je ne t’apprends rien… Mais s’il s’agit uniquement de profiter de la compagnie de l’autre... » Lilà laissa un instant sa phrase en suspens, le temps de mettre de l’ordre dans ses idées.

Ce n’était pas qu’elle allait lui proposer la lune mais peut-être qu’au-delà de son ‘je suis tout à toi’, il avait des idées pour continuer la soirée ? Lilà leva l’index de la main gauche, pour souligner sa première proposition.

« Voici comment j’entrevois le reste de la soirée. On boit un café ici, pour se réchauffer un peu – moi probablement plus que toi, j’imagine. Nous payons, saluons, et sortons… il sera plus ou moins minuit. La lune est magnifique ce soir, donc on pourrait continuer à discuter à la fontaine, ou se poser quelque part à l’abri de la fraîcheur avec une belle vue, peut-être au Portail de la ville. Et vers le coup d’une heure… ou deux… tu me raccompagnerait en bas de chez moi... »

C’était la première proposition, la plus prudente, mais aussi la plus classique. Or c’était une soirée formidable, et Lilà était d’humeur à tenter de nouvelles choses – son Anneau en était la preuve, entre autre. Le fait qu’elle ait dansé aussi. Pour ne citer que cela.

« Ou alors… » la jeune fée leva l’index de la main droite, pour souligner sa deuxième proposition, s'appuyant sur les dire du musicien et ce qu'elle savait grâce à son travail. « Il y a une soirée de spectacle et d’illuminations aux Grands Jardins. J’ai entendu dire que pour célébrer la fin de la saison froide et l'arrivée du Printemps, il y avait toute une série de célébrations tous les soirs de la semaine. Ce soir, il y avait un spectacle pour célébrer Setsubun, mais il est déjà fini et il était plutôt pour les enfants…. Mais nous pourrions nous promener dans les Jardins arrangés et illuminés pour le renouveau, les couleurs et la fin de la saison froide... »

Lilà n’avait jamais été dans les Grands Jardins. Elle avait vite compris que personne ne pouvait entrer sans raison au Palais Impérial et cela avait toujours titillé sa curiosité. Or la Capitale est grande et les occasions de se divertir, nombreuses. Il n’était pas rare que plusieurs évènements aient lieu en même temps comme ce soir. Mais il était vrai qu’une soirée dansante était courante à l’Etoile Chantante quand un spectacle et des illuminations l’étaient moins.

Peut-être que ce n’est pas son genre de divertissement cela dit et qu’il préférera la version plus classique ? Oh, et si ça se trouve, il a cours demain matin. Ou pas envie tout simplement. Moi je n’ai pas de deadline pour mon prochain article donc je compte surtout commencer à préparer l’Expédition mais il a peut-être d’autres choses de prévues tout simplement !

« Je te laisse le choix ; une fin de soirée classique et agréable ou continuer à badiner dans un nouveau contexte et voir jusqu’à quand ça nous mène ? »

Lilà ne précisa pas quel scénario lui ferait le plus plaisir ; elle avait surtout fait l’autre proposition parce que l’occasion se présentait, mais fondamentalement, les deux lui iraient, et se finiraient probablement par un baiser … au pied de son immeuble, dans les Jardins, qu’importe ! Attendant sa réponse, elle prit une nouvelle gorgée de sa boisson, toute ouïe.

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KazumaJeu 9 Fév 2017 - 22:31

La dernière danse se finissait bien trop vite à son goût. Kazuma en voulait plus, plus longtemps, plus de passions. Quelques minutes de plus auraient déjà été un bon début ! Il allait devoir se contenter des dernieres notes de musique pour se séparer de Miz, rompant ainsi leur tendre accolade , à contre cœur, mais ce n'est que partie remise dans sa tête. Il trouverait le moyen de se retrouver un peu contre elle au cours de la soirée... Et il avait également des idées en tête.

Les secondes qui suivaient servaient à ramener Miz près du bar, commander une boisson et se reposer d'une soirée fort mouvementée. Le collègue barman de Kazu leur ramenait des boissons légèrement sucrée, pas alcoolisé, pour se remettre des danses éprouvantes auxquelles ils ont eu à faire toute la soirée. Beaucoup avaient arrêtés après une danse ou deux, d'autres n'étaient plus là lorsque les deux jeunes gens revenaient de l'extérieur, mais eux, avaient continuer à danser...

Quelques gorgées plus tard, un échange de regard, un petit air gêné. Miz proposait d'aller voir et remercier les musiciens pour avoir offert une telle soirée à l'ensemble de la clientèle... Elle prenait l'initiative de prendre Kazu par la main et le tirait vers eux. La conversation commençait sur de l'humour de la part de la demoiselle, parlant de la capacité à éviter les pieds de son partenaire de danse de la soirée, puis enchainait sur une petite chasse aux infos pour finir la soirée.

Tandis qu'elle discutait avec les artistes, Kazu ne passait pas à coté d'un chapeau renversé dans un coin de la scène, dans lequel se trouvait le pourboire de la soirée pour les musiciens... Il était assez bien rempli, et ça se comprenait au vu de leur talent ! Pour peu, Kazuma décidait d'y ajouter quelques soras de plus, vidant ses poches de leur argent, ça faisait un beau petit plus, de quoi au moins payer une boisson à chacun ! L'un des artistes le remarquait et le remerciait d'une petite courbette en avant, sans dire un mot de plus. Le demi dieu souriait, un peu gêné, ce n'était pas dans ses habitudes de recevoir des remerciements...

Miz finissait sa discussion et revenait vers Kazu, pour ensuite revenir au bar... Elle lançait tout de suite un sujet de conversation, faisant allusion rapidement à l'Expédition qui se déroulera le week end... A ça, le demi dieu faisait dévier son regard sur le côté et fut pris d'un mutisme en buvant une gorgée discrète... Il savait qu'il y avait une probabilité de malchance pour qu'un retour soit compromis... Dans le pire des cas ! Mais il allait garder tout ça bien au chaud dans sa tête... Ca ne servait à rien de faire sonner l'alarme dans la tête de Miz.

Durant ses dures réflexions, le jeune serveur demi dieu ne prêtait qu'une oreille attentive à ce que lui disait son interlocutrice... Il avait d'autres pensées qui lui traversait l'esprit au même moment.... Mais il faisait quand même l'effort, par politesse de hocher la tête de haut en bas à chaque proposition de la charmante jeune femme... Ce qui le conduisait au moment où il devait prendre un choix, simple, mais important. Il faisait mine de réfléchir un instant en finissant son verre. Regard braqué vers le comptoir et une armoire à verre au hasard... Jusqu'à ce que son collègue passait dans son champ de vision. Il ouvrait la bouche et posait une question à son camarade barman et serveur.

« Tu as pensé à moi, comme chaque Mardi ? »
« Oui, t'en fais pas, je t'ai préparer un assortiment d'un peu tout, tu pouras te régaler encore deux ou trois jours ! »
« Mon estomac te remercie d'avance ! Haha »

Il se retournait ensuite vers Miz et lui souriait.

« J'ai pris ma décision. Je choisis la deuxième proposition. Mais avant tout j'ai un petit saut à faire pour ramener ses mets à bon port ! Ca ne prendra pas plus de 5 min, c'est juste à côté ! »

Et c'était vrai, il comptait ramener tout ça en lieu sûr, puis passer du temps avec Miz... Car du temps, il en avait ! Il paraissait que sa présence en cours n'était pas désirable... Ses sautes d'humeur et ses caprices, en plus d'autre changement de comportement lui avait valu une dispense de cours, tout simplement... Il n'avait donc pas de réveil à éteindre le lendemain, et pouvait se coucher à à peu près n'importe quelle heure.

Il invitait donc Miz à s'habiller, prit son paquet de nourriture à emporter et l'accompagnait à la sortie, lui ouvrant la porte, galanterie oblige et la laisser profiter de l'air pur la première...

Mais à partir de là, il prit les devants et demandait à la demoiselle de suivre le pas. Le garçon les menaient tout deux dans une ruelle non loin de l'étoile, un petit cul-de-sac comme on en trouve pleins partout en ville. Il n'y avait rien de plus que quelques cartons maladroitement empilés dans un coin, rien d'intéressant en somme. Pourtant il avait l'air de savoir quoi faire dans cette ruelle... Il regardait à gauche et à droite, avant de prendre la parole.

« Hé ho ! C'est Kazu, sortez de votre cachette ! »

Au première syllabes, les cartons bougeaient, et en sortis deux petites têtes. Une petite fille, d'environ 7 ou 8 ans, et un petit garçon d'environ 5 ans... Ils étaient dans un sale état, pas blessés, mais un peu maigrelet, et portaient des vêtement délabrés. Ils se ruaient sur le jeune homme, qui s'étant accroupi, les accueillaient à bras ouverts pour un bon gros câlin. La petite fille prit immédiatement la parole.

« On est trop content de t'revoir ! Tu nous as manqués ces deux derniers jours ! »

Kazu, une petite larme à l'oeil, lui répondait en souriant.

« Désolé, j'ai eu des choses à faire, et des recherches à faire. Mais j'ai penser à vous tout ce temps ! Et puis, regarder ce que je vous apporte ! »

Il leur tendait la boite de mets qu'il avait reçu à l'étoile chantante. Instantanément, le regard des deux petits enfants s'éclairaient par la joie d'avoir un repas sous les yeux. Quelques larmes coulaient sur leurs petites joues et ils resautaient sur le demi dieu. Ils n'arrivaient pas à s'exprimer, à cause de l'émotion, mais des actes valent plus que des mots il paraît. Les voir ainsi, heureux par la simple pensée qu'ils auraient quelques choses dans le ventre suffisait à Kazuma. Il leur donnait quelques consignes avant de se préparer à repartir.

« Si vous ne mangez pas tout tout de suite, vous aurez de quoi manger pendant facilement deux jours ! Je reviendrais demain vous tenir compagnie et jouer avec vous. On pourra faire un tour en ville et manger un gâteau quelque part, d'accord ? Mais là ce soir je suis pris, je ne voudrais pas faire attendre mon amie plus longtemps. Soyez sage et prenez soin l'un de l'autre ! »

Il posait tendrement une main sur chacune des petites têtes et leur caresser le dessus du crâne, comme le ferait un gentil grand frère avec sa petite fratrie... Il se remit debout, souriait au deux enfants qui prenant leurs repas, retournait à leur « maison »... Une fois qu'ils avaient le dos tourné, Kazuma se tournait vers Miz, les deux poings serrés et se mordait franchement la lèvres inférieure... Il avait envie de pleurer, pour leur tristes sorts, mais il était impuissant... pour le moment. Il avançait vers Miz et lui tendait la main...

« Allons-y... Prochaine étape, le château. Je connais un raccourci pour avoir la plus belle vue dans les Jardins. Comme l'entrée est gardée, nous... Enfin... Je, ne passerais pas les contrôle. J'ai fait quelques petites erreurs qui me valent une interdiction à certains endroits... Mais rien de bien grave ! Je suis plein de ressources, haha ! »

Il essuyait sans se dissimuler, quelques larmes qui naissaient aux coins des yeux. Puis quand Miz lui prit la main, il marchait tranquillement en direction du château et ses Jardins.

Les rues étaient éclairées, et c'était différent de l'ambiance presque romantique de la fontaine une heure plus tôt... C'était une ambiance vive, on entendait un peu partout dans la ville un très léger son musical qui augmentait au fur et à mesure que les pas s'enchainaient. Et avant que cela couvre le ton de la voix, Kazu en profitait pour s'expliquer.

« J'ai rencontrer ces deux petits il y a presque trois mois maintenant... Leurs parents sont morts dans un accident de voiture en dehors de la Capitale, et alors qu'ils étaient ce jour là en famille, il n'étaient plus que deux à rentrer en ville... Ils ont vu leurs parents mourir sous leurs yeux. Impuissant, et sans aucune ressource pour survivre... Ils ont survécu grâce aux vols de nourriture sur le grand marché, mais ils ont de nombreuses fois été pris la main dans le sac, ce qui leur à valu quelques coups... Du coup je les aide comme je peux... Voilà. Après il y a aussi une autre histoire... Mais je ne sais pas si tu es prête à l'entendre...»

Durant le temps de son recit, les pas s'étant enchainés, ils avaient rejoints, à une rue adjacente l'entrée des jardins du château, en haut de la pente menant au palais depuis la ville. Kazu guidait Miz vers un escalier sur le côté, montant à l'étage d'un bâtiment, sans y entré pour autant. En haut, un petit muret à peine plus haut que les tibia du jeune homme les empêchaient de tomber en contre bas... Mais au vu de la hauteur... Ils étaient juste un peu plus haut que les grilles séparant le reste de la ville au domaine du palais Royal, et donc au Grand Jardin.

Normalement pour y accéder, il fallait passer par l'entrée principale et subir une multitude de contrôle visuel par les gardes du Roi, sauf que Kazuma n'était pas celui qu'on laissait passer facilement... Il a déjà été repoussé plus d'une fois pour mauvais comportement, c'est donc avec hantise que le garçon approchait le domaine royal. Mais Miz y tenait apparemment, il n'avait qu'a s'exécuter...

Il ne lui faudrait qu'un bond pour traverser le vide séparant le muret et l'espace après les grilles... Enfin... un bond... magique ! Il y avait pas moins de 3 m de vide donnant sur la rue en bas ! Kazu arborait un sourire malicieux et regardait dans la direction de Miz...

« Accroche toi à moi, je l'ai fait des centaines de fois... C'est mon coin préféré ! Le Jardin est magnifique de ce côté, on y trouve tout un tas de plante et de fleurs. On arrivera tôt ou tard sur l'endroit ou se passe la petite fête... Si elle n'est pas terminée avant qu'on arrive ! »

Il n'attendait ensuite que l'initiative de Miz qui devait se laisser porter comme une princesse par le jeune homme...
Il emmagasinait de la magie de vent en lui, ce qui le fit très légèrement luire en bleu ciel, et il prit un petit élan avant de prendre appui sur le muret et sautait par delà le vide et les grilles... Objectif atteint ! Il retombait de l'autre côté, dans le Jardin, en douceur, et reposait Miz au sol. La magie prit fin et s'estompait...

« Ca fait aussi parti des petits tours de passe passe que j'ai appris avec le temps... Bref, en route ! »

Une fois de plus comme à l'accoutumée, il tendait sa main à sa partenaire d'un soir, pour vagabonder dans les allées fleuries et décorés de statues à diverses effigies.
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Lilà InyoniSam 11 Fév 2017 - 15:21

Lilà ne savait pas comment réagir.

Par habitude, elle se mit en retrait, observant la situation sans se faire remarquer. Même si elle était plus grande et donc plus visible, elle n’avait pas perdu ses autres capacités (notamment son ouïe, ou sa souplesse, ou son agilité), alors pourquoi serait-ce différent ? Se tenant sans bouger dans l’ombre de l’entrée du cul-de-sac, Lilà se fit oublier pendant qu’elle assistait à la scène d’un air insondable.

Ces gamins … A croire que la pauvreté et l’indifférence, c’est présent partout, ici aussi …

Lilà ne le montra pas, mais elle était vaguement écœurée. Lilà ou Miz, peut importait ; elle se rappelait encore trop bien des Causes Perdues et de ses années à aider les Rebelles ; à se cacher parmi les pauvres et à subsister quand son argent avait fini par être entièrement dépensé. Elle avait eu une chance relative, en grandissant en Centre de Redressage plutôt que dans les Réserves des Causes Perdues, elle l’avait toujour su – on le lui avait tellement répété, qu’elle devait être reconnaissante envers le système qui investissait dans son redressage pour qu’elle devienne une citoyenne comme les autres… comme si c’était vrai ! Comme si elle n’avait pas été méprisée, rabaissée, exploitée par la suite …

Mais c’est une autre histoire, une autre vie … Sors-toi ça de la tête, reprends-toi ! Ce ne sont que des gamins. Et visiblement, il les aide souvent… et ils l’apprécient … et … Mais ce geste m’est familier !

La fée haussa mentalement un sourcil, attendrie mais intriguée. Il leur caressait la tête d’un air fraternel, et la scène était terriblement familière. Remplacez un des gamins par une petite fée violette, et l’air fraternel par un air moqueur … Oui, effectivement, la scène était plus que familière.

Enfin, le jeune homme se détacha des bambins affectueux et il se tourna vers Lilà, qui n’avait strictement pas bougé. Il avait l’air désemparé, et les larmes aux yeux. Lilà évidemment se garda de commenter et glissa sa main dans celle, tendue, du jeune homme, qui l’entraîna plus loin.

« Allons-y... Prochaine étape, le château. Je connais un raccourci pour avoir la plus belle vue dans les Jardins. Comme l'entrée est gardée, nous... Enfin... Je, ne passerais pas les contrôle. J'ai fait quelques petites erreurs qui me valent une interdiction à certains endroits... Mais rien de bien grave ! Je suis plein de ressources, haha ! »

Lilà hocha la tête et se laissa guider. Elle avait un peu de mal à sortir de la scène à laquelle elle avait assisté et, alors qu’ils se rapprochaient indubitablement du lieu de spectacle – elle entendait la musique, et les rires des personnes, et les lumières colorées étaient aussi un indice difficile à manquer – elle se rendit compte que Kazuma non plus, n’était pas totalement passé à autre chose. Il lui expliqua de quoi tout cela retournait et Lilà ne put que se sentir profondément désolée pour eux.

Mais la dernière phrase en revanche … elle n’était pas sûre que ce soit la vraie raison.

« Je crois plutôt … Que c’est toi qui n’est pas exactement prêt à me la raconter, cette autre histoire. Et vu combien la première est triste, je n’ose imaginer l’autre. »

Ça lui avait échappé. Cette réflexion était plus proche de Lilà que de Miz, mais elle avait l’air vraiment désolée pour lui, et les enfants. Le ton de leur soirée devait-il vraiment s’assombrir ? Devenir plus sérieux ? Ce n’était pourtant pas le but recherché par Lilà quand elle avait proposé d’exporter leurs actions ailleurs.

« Mais si tu as envie de parler, je sais écouter. Danser n’est pas ma seule qualité, Kazu ! » ajouta-t-elle, repassant au surnom pour dédramatiser légèrement la situation.

Mais visiblement, s’appesantir sur la scène qu’il venait de vivre n’était pas dans les intentions de Kazuma non plus, vu qu’en le suivant, elle se rendait compte qu’ils se trouvaient dans un endroit d’où ils pourraient accéder au jardin impérial, de façon extrêmement détournée. Par où m’emmène-t-il ? Lilà observa le muret, la hauteur, et le jeune homme qui lui proposait visiblement de … sauter ?!

Mais il est fou ! Il est complètement fou ! Et si ça se trouve, il est tout le temps casse-cou comme ça et Samedi, je vais me retrouver dans un sacré pétrin !

Mais non, il était sérieux ! Lilà n’aimait pas terriblement être tellement en hauteur en général, vu combien elle était petite. Mais sinon, elle avait surtout peur de confier sa vie à Kazuma … Or si Lilà avait peur, et bien raison vu son point de vue à elle, Miz en revanche avait moins de raisons de refuser, et puisque le thème de la soirée était plus ou moins la prise de risques …

Oh et puis, si je tombe et que je me fracasse le crâne, ce sera sa faute !

Elle hocha bravement la tête et s’approcha de Kazuma, se laissant agripper et porter comme une princesse, resserrant involontairement son étreinte autour du cou de Kazuma, pas très rassurée, sans vouloir le dire à haute voix pour autant. Elle le connaissait à peine après tout, dans tous les sens du terme. Mais quelque chose l’empêcha de se focaliser sur son appréhension… Si proche de lui, elle sentait son parfum, l’odeur du vent qui l’entourait – et c’était bigrement perturbant quand même et ne pouvait manquer la lueur bleue qui entourait le jeune homme alors qu’ils sautaient.

Ça ne dura qu’un instant, mais cela donna un pic d’adrénaline à la fée, chassant toute fatigue qu’elle aurait éventuellement pu sentir vu l’heure un peu tardive, le cœur battant la chamade. Quand il la reposa, Miz fit deux pas pour s’assurer que tout allait bien, inspirant profondément en toute discrétion. Elle n’avait pas l’habitude de ce genre de chose, elle !

Il est COMPLETEMENT FOU !

Mais il ne lui laissa pas vraiment le temps de penser plus de choses à ce sujet, que déjà sa voix interrompit sa réflexion.

« Ça fait aussi parti des petits tours de passe passe que j'ai appris avec le temps... Bref, en route ! »

Miz haussa un sourcil et se mordilla la lèvre inférieure pour ne pas immédiatement commenter ce qui lui venait à l’esprit. Tour de passe-passe hein ? Simple humain, hein ? J’y crois de moins en moins ! Et moi je suis une elfe sous couverture… Bref ! Allons-y, à la découverte des Jardins ! En revanche, elle prit la main du jeune homme et plutôt que de se laisser embarquer dans une nouvelle folie, elle prit l’initiative de choisir leur route. Après tout, les jardins étaient tout entiers décorés, et ils n’avaient rien de prévu exactement, alors ils pouvaient bien errer comme ils le désiraient, non ?

Main dans la main, on aurait pu les prendre pour un couple. C’étaient d’ailleurs certainement ce que devaient se dire les rares personnes qu’ils croisaient çà et là, mais Miz n’avait même pas cette idée à l’esprit.

Elle était fascinée. Les Jardins étaient réputés pour être magnifiques … et ils n’avaient pas volé leur réputation ! Des buissons fleuris, des arbres artistiquement entretenus, des parterres de fleurs … A croire que les jardiniers du Palais devançaient les saisons ! On se croirait au milieu du Printemps, presque au début de l’été, alors qu’en réalité ils quittaient à peine l’Hiver …

« Ces plantes… C’est magnifique … oh ! Allons par-là ! »

Miz entraîna son partenaire de la soirée vers une petite allée d’arbres courbés, qui faisaient comme un tunnel de verdure. Ce n’étaient pas des fleurs, mais des petits messages qui étaient accrochés aux branches, tous colorés, comme des fruits incongrus un petit peu trop hauts pour être à portée de main, même avec son Anneau.  Une petite pancarte était à l’entrée du tunnel d’arbres.

[Cette allée célèbre Holi, la fête des couleurs]

La pancarte était écrite en langue commune et en un mélange de runes et de kanjis, ce qui intriguait toujours Lilà quand elle tombait dessus, comme c’était le cas à certains endroits historiques de la ville. On lui avait dit que c’était l’ancienne écriture du pays, mais elle n’avait rien trouvé pour l’apprendre ou même la décrypter, ce qui était dommage.

Un petit écriteau en langue commune rappelait les origines de Holi, la fête des couleurs. D’ordinaire, c’étaient des pigments symboliques, qu’on jetait en l’air pour colorer la vie et appeler les faveurs divines sur ceux qui étaient touchés, remercier la fin de l’hiver d’avoir permis à la nature de se reposer et prier pour un renouveau de la fertilité du monde autour.

« Les couleurs ont une importance, » lut Lilà à voix haute d’un air intéressé. « le vert pour l'harmonie, l'orange pour l'optimisme, le bleu pour la vitalité et le rouge pour la joie et l'amour. Si vous y arrivez, attrapez un papier et découvrez un message pour vous inspirer pendant la fête de Holi ! »

Intéressant. Il y avait bien des dizaines de papiers accrochés, et si elle regardait bien, ils étaient repliés. Le message devait être écrit à l’intérieur, peut-être une citation inspirante, peut-être un défi, ou un morceau de philosophie ? En tout cas Lilà, qui avait lâché la main de Kazuma pour s’approcher de l’écriteau, se tourna vers le jeune homme avec un petit sourire taquin et un air de défi dans ses prunelles violettes.

« Ça te tente Kazuma ? Moi en tout cas … je vais essayer ! »

Quelle couleur choisir ? Elle était optimiste de nature, mais aussi vive et pleine de joie. Rouge, bleu, orange … Lilà s’avança sous le tunnel d’arbres et tourna sur elle-même, le visage relevé vers les papiers suspendus, se donnant en spectacle et pourtant, s’en fichant éperdument, un grand sourire aux lèvres. Elle cherchait un papier qui la tenterait plus qu’un autre, et au bout de quelques secondes, en repéra un qui lui plaisait bien. Elle se déplaça un petit peu, et sauta pour l’attraper du bout des doigts …

Oh ! Zut, non !

Elle en avait attrapé deux et tira dessus alors que la gravité la faisait retomber sur terre. Elle s’attendait à ce que les papiers glissent, ou se défassent de leur lien, mais alors que sa main blanche touchait les papiers, les deux s’ouvrirent et une pluie de paillettes et de pigments rouges et bleus s’échappèrent des papiers suspendus et se répandirent autour d’elle, se mélangeant pour donner, comme par hasard, du violet.

Lilà éclata soudainement de rire, et sa voix plus grave que d’habitude se répercuta autour d’elle alors qu’elle se retrouvait le visage couvert de paillettes colorées et les bras pigmentés de violet. Elle n’était pas exactement ridicule, ni exactement magnifique, mais à la lueur des feux de joie dispersés artistiquement, elle était définitivement belle sous la pluie de couleurs.
Une voix retentit magiquement et s’exclama « Bura na mano, Holî hai ! » d’une voix enjouée. Lilà supposa que le Palais Impérial devait avoir de bons artificiers et des mages de haut niveau pour réaliser un tel spectacle, et elle se tourna vers Kazuma, les yeux pétillants.

« Je crois que je me suis faite avoir … Mais c’est joli ! »

Sur le coup, Lilà avait presque envie d’attraper le jeune homme par le col et l’embrasser tant elle se sentait submergée par le plaisir de la surprise, l’adrénaline de la soirée, le mélange de sentiments positifs qu’ils entretenaient soigneusement en flirtant depuis le début de la soirée … mais il était trop loin et peut-être qu’il n’apprécierait pas d’avoir des paillettes et du violet partout sur lui non plus.

Les papiers qu’elle avait touchés tombèrent enfin, virevoltant gracieusement autour d’elle, et Lilà ouvrit la main, paume vers le ciel, pour les saisir. Elle vit sur le rouge le mot « Rire » et sur le bleu, elle trouva « Respire ».

Suivant le conseil, elle inspira profondément (après tout, n’avait-elle pas suffisamment ri déjà ?) l’odeur des fleurs et de la nuit et se félicita, vraiment d’avoir décidé de proposer à Kazuma de venir ici.

•••

~ Modératrice ~

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