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►Act. I #1 — Aux Portes d'un Nouveau Monde | [Abandonné]

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TiamatVen 17 Fév 2017 - 19:39

ch. i - aux portes d'un nouveau monde
acte i - civilisation

Le réveil est dur ce matin. Enfin, pas pour tout le monde. Si les premières lueurs du matin viennent pousser les dernières onces du soir, elles ne réussissent pas à lever les gros dormeurs. Lendemain de fête, une fête sans nom ni raison particulière, seuls les plus courageux, les plus audacieux ou tout simplement les couches-tôt se lèvent à l'aube. Le chant des coqs et des quelques animaux accompagnent le soleil dans son effort, alors que des voix résonnent dans les rues vides de la ville. Malgré le froid, malgré le mal de crâne, les citadins vivent toujours la même routine, jour après jour. L'heure avance et tout doit être prêt pour reprendre le rythme de la journée, quelque soit l'occupation de chacun. Mais en ce difficile matin, un évènement des plus impressionnants et des plus insolites allait bouleverser ce paisible quotidien. Quelques bras se lèvent en pointant du doigt, des bouches restent ouvertes, certains fuient sans direction prédéfinie, d'autres sont figés sur place. Une seule chose est identique dans la majorité des regards tournés vers le ciel : la peur. Là, le premier cri.

Une cacophonie sans précédent suit la vague de panique qui prend peu à peu le contrôle de la cité. Alors que l'objet de leur frayeur ne se trouve alors qu'à des kilomètres de la Capitale, la folie règne en maître en ces lieux. Sans attendre, des gardes haussent la voix, appelant au calme, se déployant vers le flan de la ville exposé à la menace imminente. Des canons, des fusils, toutes sortes d'armes sont disposées, la défense des citadins est fin prête. Tout ce qu'il reste à faire est attendre. Attendre quoi ? Que cette ombre qui s'approche depuis l'horizon soit à portée. Personne n'aurait imaginé apercevoir une telle silhouette en cette matinée pourtant si calme, si normale, mais pourtant elle est là. Des enfants demandent innocemment à leurs parents le pourquoi d'une telle panique. Tous apportent la même et immuable réponse à leurs bambins : "Un dragon, c'est un dragon !" Nombre de légendes et de récits évoquent à quel point l'homme est faible face à cette force de la nature, seuls des braves et talentueux guerriers en sortent adulés et acclamés pour l'exploit divin d'en avoir terrassé. Mais en cet âge de paix et de prospérité, resten-ils des héros ? Peut-être les fameux non-natifs dont tout le monde parlent, peut-être que leur technologie est capable d'arrêter ce monstre qui ne cesse de s'approcher de leurs maisons. Un jour à marquer d'une pierre noire dans l'histoire de la Capitale.

Le moment fatidique. La bête arrive à portée des armes longues distances, et les soldats ne se font pas prier pour lancer l'assaut. Les premiers tirs atteignent leur cible, mais, touchée apparemment par surprise, la créature prend une plus haute altitude. Une danse effrenée commence alors entre les humains et le dragon. L'ombre de la créature plane au-dessus de la ville, ce qui oblige les soldats à changer leur formation de combat. Jusqu'à présent, seuls les soldats sont passés à l'offensive, le dragon ne faisant que tournoyer, esquiver et encaisser leurs attaques. Un des cannoniers attendit le bon moment pour passer à l'action, et son tir d'une précision hors pair finit par toucher le dragon de plein fouet. Blessée, meurtrie, la bête ne parvient plus à maintenir son vol et chute tout droit vers un des plus hauts bâtiments de la Capitale. Une chute sans précédent qui détruit pratiquement toute la bâtisse dans un nuage gigantesque de pierres et de poussière. Les humains avaient gagné. Les plus curieux parmi les plus proches de l'impact se rassemblent et veulent voir le dragon de plus près. Une fois le nuage dissipé, ils s'attendent à pouvoir observer une légende vivante de leurs propres yeux. Mais rien. Pas une trace d'une écaille, ni d'un cadavre. Seules des traces de sang subsistent contre la ruine. Il y avait bel et bien un dragon, mais il avait disparu.

Mais tout ceci n'est qu'une horrible tragédie. Non loin de là, une jeune fille complètement nue traverse les ruelles sombres des bas quartiers en titubant, les mains plaquées contre son flan. Désespérée, elle avance, encore et encore, histoire de s'éloigner de tout ce capharnaum mais surtout de la foule rassemblée au point d'impact. Ses forces ne lui permettent pas de faire un pas de plus, elle crache du sang avant de se laisser tomber à genoux, puis finalement au sol. Sa conscience commence à la quitter, elle se demande si elle va y rester. Comment je sais tout ça ? C'est simple. Cette jeune fille, c'est moi.

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Zaniya LäkareVen 17 Fév 2017 - 23:34

Enchaîner les journées et les nuits. Les permanences et les urgences de l’école. Elle avait à peine eu le temps de faire ses footings journaliers, encore moins de faire ses exercices habituels pour se maintenir en forme. Ils sortaient d’une grosse épidémie de grippe et avait été particulièrement rude sur les plus jeunes… Zaniya n’avait eu que peu d’occasion de se reposer.

Elle avait donc pris deux jours de repos, pour récupérer. Satô avait assuré pouvoir s’occuper des élèves et elle n’avait aucun doute sur ses compétences – un peu plus sur sa tolérance mais soit. Comme il se devait, Zaniya avait passé la première journée à dormir, et vaguement à manger. Elle avait fait ses courses, son ménage, bref, s’était occupée de son appartement et, quand sa nature de Nymphe se fit sentir trop fort, céda à l’appel du sport et du grand air.

Enfilant un tshirt orangé sur un pantalon de lin blanc, elle passa et boucla sa ceinture avec ses sacoches de secours, une paire de rangers autolacées, ses mitaines noires et un appareil de musique portable. Les écouteurs vissés aux oreilles, Zaniya commença sa course dans les rues de la Capitale de bon matin, il faisait tout juste clair. Les basses et tambours dans ses oreilles résonnaient de concert avec ses foulées et la Nymphe exhalait un peu de buée dans la fraîcheur matinale.

Un kilomètre. Trois. Six… elle avait été jusqu’au Portail, monté des escaliers, franchi des ponts, sauté par-dessus des murets, frappé le pavé come la terre battue … Les gens commençaient à se réveiller, à sortir travailler, la croisant, mais elle était indifférente à leurs regards surpris et continuait sa route. La blonde avait presque terminé sa boucle autour des Quartiers quand un choc fit trembler le monde sous ses pieds et elle chercha immédiatement l’origine de la secousse ; c’est alors qu’elle le vit.

Un Dragon. Pas un des Dragons de réserve, ils sont plus chétifs que ça, ni un des dragons sauvages des Montagnes du Nord, ils sont plus fins … ! Si ça se trouve il est blessé ? Et s’ils l’avaient tué ?

Zaniya avait fait le serment de soigner les anthropomorphes de tous genres, peut-être, mais elle avait fait un stage en soin aux créatures et refusait de croire qu’on aurait pu faire ça à une créature aussi majestueuse qu’un dragon. Néanmoins, plus elle approchait de l’endroit – les ruines étaient facile à repérer, de loin - plus elle voyait des gens armés se prcipiter dans la même direction. A petites foulées, elle avançait dans les rues, se rapprochant de l’épicentre du phénomène, quand elle croisa une gamine en sens inverse. Cela dura une fraction de seconde, alors qu’elle la croisait littéralement, mais son nez l’informa immédiatement de l’odeur du sang frais avant même que son cerveau de la fasse s’arrêter.

Le dragon attendra ! La gamine a besoin de secours et vite !

Zaniya stoppa net et enleva ses écouteurs, coupant la musique alors qu’elle se retournait et revenait sur ses pas. L’enfant – elle avait quoi, quatorze ? Quinze ans ? Vu la taille, elle n’aura pas donné plus, et encore ! – était à genoux, par terre, visiblement peu consciente.

Le sang a dû être expulsé avec ses dernières forces… Elle est petite, je ne vois pas de plaie immédiatement …

La Nymphe s’approcha de l’enfant et entama un diagnostic rapide des yeux, n’osant pas la toucher immédiatement, au cas où elle provoquerait une commotion. Elle n’avait pas l’air blessée aux membres inférieurs ou supérieurs mais du sang s’écoulait du flanc masqué par la main de l’enfant.

Le flanc, c’est toujours sale à voir… et pourquoi est-elle nue ?!

Plus personne ou presque dans la rue, tous étaient plus loin sur le lieu du crash du dragon, et aucun adulte ne semblait chercher une gamine du regard ou de la voix. Zaniya inspira et l’odeur du sang la frappa de plein fouet. Délicatement, elle saisit l’enfant et la redressa, appuyant son flanc valide contre elle avant de la secouer très légèrement pour la réveiller et vérifier ses signes de conscience.

- Hey petite ? Tu m’entends ?

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TiamatDim 19 Fév 2017 - 23:47

Uh... Avec toute la peine du monde, mes yeux cherchent à s'ouvrir. Je n'arrive pas encore à organiser mes pensées, mais je peux déjà sentir toutes les fibres de mon corps m'indiquer un détail que j'aurai préféré oublier : je souffre le martyr. La vue me revient, mais pas mes mouvements. Des pavés, des murs, des pommes, une personne... Une personne ? Le temps que l'information arrive à mon cerveau, mes pupilles se contractent et mes dents s'entrechoquent. Aucun autre de mes muscles ne veut répondre, uniquement ceux de mon visage. Le souffle coupé, la gorge tremblante, j'essaie de formuler toute l'étendue de mon mal-être et de ma frustration.

—"A-Aah... !"

Mon impuissance me sidère, même pas capable de prononcer deux mots. Les larmes finissent par couler le long de mes joues, c'est bien la première fois que je dois faire face à une telle douleur sous cette forme. Mon heure n'a cependant pas l'air d'avoir sonné, puisque la personne, l'humaine qui me porte semble déterminée à vouloir m'aider. À petits pas, nous avançons dans la ruelle, alors que d'autres humains accourent dans la même direction. Ah, oui, je me souviens maintenant. Je me suis écrasée contre un des bâtiments de la ville après avoir reçu cette ogive monstrueuse dans l'abdomen. Le lieu du crash est devenu un attroupement de curieux, guidés par une envie surréaliste d'observer le cadavre d'un véritable dragon. Hmpf. Les humains sont des créatures fragiles, dans tous les sens du terme.

Un brouhaha s'élève des alentours, tout le monde discute, converse, tergiverse sur la venue et la dispersion de cette créature qui jusqu'à présent n'était que mythes et légendes contés depuis leur plus tendre enfance. Leur excitation est telle qu'ils ne se soucient même plus du reste du monde, ni de ce qui se passe juste sous leur nez. Des passants courent vers la fameuse scène, et l'un d'entre eux, par pure mégarde, se heurte à mon corps meurtri. Un cri perçant s'échappe de ma voix, tiré par l'intensité de la douleur. Néanmoins, avec cet incident, une chose est certaine, j'ai retrouvé ma voix. Mon esprit s'épuise au fur et à mesure que l'on marche, je ne peux plus supporter de souffrir autant. Ce n'est pas pour entacher toute la bonté que cette âme bien plus que charitable exerce envers moi, mais je n'en peux plus.

—"Lai... Laissez-moi... ici... Urgh !"

Malgré tous mes efforts, je n'arrive pas à rassembler assez de souffle pour allonger la conversation. Il y a tant de choses que j'aimerai dire dans cette situation, tant de sentiments à exprimer. J'ai mal, très mal. Je meurs de froid. Je ne sens plus mes bras et mes jambes. Je préfère plutôt mourir que de continuer à supporter ça. Mes yeux ont épuisé leur stock de larmes, je suis dans un état pathétique. Stupide. Totalement stupide. Quelle idée m'est passée par la tête pour que j'en vienne à survoler la Capitale de ces créatures peureuses et fragiles ? J'ai sous-estimé l'avancée technologique de la ville. Il y a presque un siècle de cela, ces humains n'étaient capables que d'envoyer des lances et projectiles via des catapultes et des arbalètes, les voila fiers détenteurs d'une puissance de feu supérieure à ce que j'imaginais.

Tout ceci n'est que le résultat de l'arrivée de ceux qu'ils appellent les "non-natifs". Ma curiosité mais surtout mon insécurité m'a obligé à venir ici. Mes souvenirs sont-ils réels ? Suis-je concrètement une non-native moi aussi ? Ai-je réellement été une humaine autrefois ? Je voulais la réponse à toutes ces questions. Il semblerait cela dit que ce soit désormais le cadet de mes soucis, alors que mon avenir reste incertain. Que compte faire cette jeune femme qui me porte d'une manière complètement altruiste ? Que sait-elle sur moi ? Ma méfiance reprend le contrôle de mon esprit, mais je ne suis clairement pas en mesure de pouvoir bouger pas même le petit doigt. Tout ce qu'il me reste à faire, c'est attendre de voir ce qu'il advient de moi...

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Zaniya LäkareLun 20 Fév 2017 - 0:34

La petite contre elle lui semblait pareille à une poupée de chiffon. Les premières secondes, elle ne réagit même pas, si bien que Zaniya commença à bouger un peu pour l’éloigner du chemin. Sans doute l’oscillation et les mouvements ravivèrent la douleur du flanc meurtri ; mais finalement, une sorte de râle échappa à l’enfant, qui ouvrit les yeux, et sembla découvrir le monde autour d’elle à travers le voile habituel de la douleur.

La pupille est … un peu étrange, mais semble réagit à la lumière et à la douleur. Elle semble suffisamment consciente pour être transportée, mais une commotion quelconque n’est pas à exclure.

Pendant qu’elles étaient au sol, un passant pressé heurta la gamine et cela lui tira un gémissement profond de douleur. Zaniya ne perdit pas de temps à foudroyer le rustre du regard ; elle entendait les acclamations des gens pressés de voir un dragon. Une petite partie d’elle, celle de l’aventure, aurait bien aimé comparer ce dragon à d’autres mais elle avait un serment à honorer.

La voix de l’enfant la sortit de sa torpeur.

- A moins que tu aies de la famille à qui te confier, tu as besoin de soins. Je vais m’occuper de toi, tu comprends ?

L’infirmière guérisseuse avait modulé sa voix comme elle en avait l’habitude pour les jeunes de l’Académie. Un ton doux mais ferme, une voix claire qui entoure l’acier de sa résolution à soigner le patient qui a besoin de soins.

- Attention, je vais te porter, nous irons plus vite loin de ce tohu-bohu infernal.

Zaniya assura sa prise, glissant un bras sous les cuisses repliées de l’enfant, l’autre croisant ses omoplates et après une petite inspiration, elle se redressa, l’enfant dans ses bras dans une position faite pour ne pas appuyer sur le flanc blessé. Si son visage ne trahissait rien de ses pensées, la Nymphe s’étonna cependant : comme elle était légère !

Même la jeune Pandémonia, aussi malnourrie et fragile qu’elle soit, pèse bien deux ou trois kilos de plus que cette enfant … Pourtant elle n’a pas le teint hâve de ceux qui sont battus ou affamés …

Délaissant cette pensée pour plus tard, l’adulte se dirigea d’un pas tranquille mais vif vers sa maison, se réjouissant qu’elle soit en rez-de-chaussée. Ce ne serait pas la première fois qu’elle soignerait quelqu’un à domicile, mais elle essayait de ne pas en faire une habitude non plus. Utilisant sa force, elle poussa la porte dont le bois était un peu gonflé par les ans, d’un mouvement qui fit sauter la clenche. Une manœuvre dont elle avait aussi l’habitude, d’autant qu’elle laissait la porte fermée ainsi quand elle partait courir et ne souhaitait pas s’embarrasser d’un trousseau de clefs. Elle connaissait son intérieur par cœur et après avoir refermé la porte d’un coup de pied plein d’habitude, Zaniya avança et déposa l’enfant sur son canapé, ou plus exactement sur son plaid. Elle grimaça intérieurement sur le fait que le sang allait tâcher le tissu mais elle ne voyait pas où l’allonger d’autre. La table de la cuisine ? La salle d’eau ? Non, ce ne serait pas idéal.

- Ne bouge pas, je vais chercher de quoi soigner tes côtes.

La Nymphe laissa l’enfant un instant, allant dans sa salle d’eau, et récupéra ce qui lui serait nécessaire : du désinfectant, des bandes de tissu propres, un onguent et de quoi recoudre la plaie. Elle prit aussi un bol d’eau et une serviette qu’elle jetterait plus tard s’il le fallait.

Revenant vers le salon, Zaniya vit que l’enfant n’avait pas bougé, mais scrutait les alentours d’un regard acéré. La Nymphe se rapprocha, s’agenouilla près du canapé, et commença à faire ces gestes mille fois répétés. Ses mains étaient douces, protégées par des gants transparents à usage unique, et ses gestes étaient empreints de douceur et d’efficacité alors qu’elle nettoyait la plaie. Le sang imbiba rapidement le tissu et souilla l’eau, mais bientôt elle put voir une vilaine estafilade qui courait le long du flanc, béante. Heureusement, les os ne semblaient pas touchés, seulement les muscles et le tissu sanguin ; elle n’était que modérément profonde.

- Tu as de la chance, petite, aucun os n’est brisé. Il va juste falloir serrer les dents, d’accord ?

Elle aurait pu paralyser son flanc mais elle n’avait pas envie de l’empêcher de respirer pour une blessure d’importance mineure (selon ses critères). Néanmoins elle posa sa main gauche sur la peau nue de l’enfant et laissa un peu de sa magie apaiser la fillette, juste assez pour émousser sa méfiance, pas assez pour la droguer, afin de pouvoir travailler les muscles sans trop de difficulté.

La plaie nettoyée n’attendait plus que ses soins. Après avoir vérifié en palpant que tout était en place sous la peau Zaniya s’attela à la tâche ingrate de recoudre la plaie. Sa magie apaisante berçait l’enfant pour faire tampon entre la douleur et la réalité, pendant qu’elle suturait la plaie – c’était quoi, la sixième fois cette semaine ? Très vite, des points nets rapprochèrent la chair et la blessure se referma. Zaniya fit un nœud, sectionna le fil, et palpa autour. Pas de sang qui perlait, ou à peine ; elle avait bien fait son travail, comme toujours. Aussi, elle appliqua un onguent sur la plaie encore fragile et le fit pénétrer le plus doucement possible.

Elle n’a pas poussé un cri … Ce n’est pas une enfant ordinaire. Peut-être même pas une enfant, mais déjà une jeune fille. En tout cas, je devrais avoir agi assez vite pour éviter une infection, mais on ne sait jamais.

- Maintenant, il va falloir éviter de trop bouger. La blessure était sérieuse, mais récente ; quelle que soit la raison, tu ne devrais pas contracter d’infection.

Une fois son matériel poussé sur le côté, elle entreprit de bander le torse de l’enfant, couvrant de bandages propres un cinquième de son corps, serré mais pas trop. Zaniya ôta ses gants et se positionna sur ses talons, accroupie pour surplomber modérément l’enfant. Progressivement son masque compétent fit place à la femme honnêtement préoccupée qu’elle était en-dessous, alors qu’elle regardait l’enfant.

- Peux-tu me dire qui tu es et ce qui t’es arrivé ?

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TiamatMar 21 Fév 2017 - 21:56

S'il y a bien un trait qui est caractéristique à l'espèce humaine, c'est l'acharnement. Un bon comme un mauvais aspect de la passion et du désir, qui mène vers divers horizons. Les humains ne sont pas connus principalement pour leur sagesse, et à maintes reprises courent-ils à leur perte, guidés par une ambition démesurée. Mais aujourd'hui, c'est différent. Mon expérience m'a permis de voir bien des idiots et des fous, et je peux affirmer que cette femme n'en fait pas partie. Quelque chose en moi m'a obligé à tenter de me distancer, d'éviter de lui créer des soucis, vaine tentative au final. Me voila allongée dans la demeure de la blonde à la peau mâte, perdue dans mes pensées. Elle est partie chercher des... choses pour me soigner, et en attendant, tout ce que je peux faire est souffrir et réfléchir.

Mon regard gambade, explore, divague dans toute la pièce. Ce décor atypique ne ressemble en rien à ce que j'ai connu lors de ma dernière visite dans un village humain, il y a de cela presque un siècle déjà. Beaucoup de couleurs différentes, de formes différentes, je me perds dans cet océan de bizarrerie sans nom sans fuite possible. Mais, outre la douleur qui me ronge littéralement les entrailles, un autre sentiment obscurcit mon moral. Plus j'observe les nombreux objets disposés dans la pièce, plus je les trouve familiers, non étrangers à ma connaissance. Ma frustration n'en devient que plus grande, il m'est impossible de me concentrer davantage à cause de ma blessure. Tant de questions flottent dans ma tête, tant de mystères y pullulent, j'ai l'impression que mon crâne et mon cœur vont se fendre en deux.

Au retour de l'hôtesse de ces lieux, je retrouve mon expression stoïque et renfermée. Plus que de la méfiance, j'accuse ce qu'on peut qualifier d'une infime once minuscule d'embarras à son égard. C'est bien la première fois que je vois une humaine aussi avenante, aussi attentionnée envers quelqu'un d'autre. Enfin, pas tout à fait. Des parents envers leurs enfants, des aimants envers leurs aimés, mais des liens bien plus proches que celui de simples étrangers. Je n'oublierai jamais ce qu'elle a fait pour moi, cette humaine mérite mon respect. Tandis que ses mains parcourent délicatement mon ventre, je grimace par moment, tiraillée par des sensations contradictoires. De plus, l'odeur du liquide que m'applique la jeune femme me pique les narines, rien à voir avec le parfum de la demoiselle. Oui, son parfum. Pour venir ici, elle m'a porté au plus près de son corps. Dans la panique, je me suis accrochée fermement à son vêtement, manquant de le lui arracher. Je n'ai pas pu m'empêcher de la renifler, un instinct que je traîne depuis ma naissance pour identifier ce qu'il y a autour de moi. Son parfum ne ressemble en rien à ce que j'ai sentir chez d'autres humains, mais je ne sais pas comment l'expliquer. Une vague nostalgie emplit mon esprit à ce moment précis, souvenirs d'un habitat naturel perdu et oublié. Voila à peu près ce que j'ai pu ressentir chez elle.

La femme blonde à la peau mâte ne cesse de me parler, de m'expliquer la situation. Sa voix se veut rassurante, autoritaire mais délicate en même temps. Mon sourcil vrille à l'entente du mot "petite", sans que je sorte la moindre plainte. Un simple hochement de tête précède une appréhension particulière sur ce qu'elle compte faire. Dans tous les cas, j'étais avertie, ça va faire mal. Doucement, elle vient poser sa main sur ma peau, peut-être qu'elle veut jauger l'étendue du travail à accomplir, ou alors simplement prendre appui, ou alors juste me rassurer. Que nenni. Ce qui suit vient confirmer l'étincelle de doute qui était née de mes sens. Cette femme, il y a de grandes chances qu'elle ne soit pas humaine ! Mais ceci n'a aucune importance. Je fronce les sourcils, j'attrape le meuble mou d'une main, le bras de la femme de l'autre, avant de contracter tous les muscles que je peux contrôler. Pendant plusieurs minutes, je me mors les lèvres pour contenir ma voix, enfin, durant toute la durée de l'opération.

Lessivée, j'ai l'impression d'avoir combattu une armée toute entière. Je ne sais pas si j'aurai préféré revivre ça ou me jeter dans un lac de mon plein gré. Mais je peux de nouveau respirer, ma plaie pique un peu, mais je me sens beaucoup mieux à présent. Je n'ai plus froid, j'ai moins mal, je suis sauvée. Si ce n'était pas pour cette femme, je ne sais pas si j'aurai survécu. L'ordre naturel des choses veut bien évidemment que je donne des explications sur mes origines, sur ce qui s'est passé. Elle vient de me poser la question, mais je ne me sens pas du tout prête à révéler ma véritable nature.

—"Tia... Je m'appelle Tia."

Je ne sais pas mentir. Il ne m'est jamais venu à l'idée de réfléchir à de possibles réponses autre que la vérité. Cela dit, je peux refuser de répondre, en bonne et due forme. Aucune excuse ne pourrait l'empêcher de suspecter quelque chose, de m'innocenter de quelconque façon d'un quelconque mystère. Mais alors que je m'apprête à lui avouer que j'ai quelque chose à cacher, je n'ose plus bouger, resserrant mes cuisses l'une contre l'autre. Si d'accoutumée je ne prête pas attention à ce genre de détail, je ne tiens particulièrement pas à marquer mon territoire dans celui de la jeune femme. Il me faut sortir, les mots ne viennent pas. Avec une expression désolée et désespérée, les joues rosies par la gêne, je plonge mon regard dans celui de l'hôtesse. Il y a urgence.

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Zaniya LäkareMer 22 Fév 2017 - 18:52

L’enfant allongée semblait plus que fatiguée, et Zaniya comprenait parfaitement. Entre la douleur, la blessure, et le traitement efficace mais un peu brute de sa blessure, pour un corps de son gabarit, ça faisait beaucoup.

- "Tia… Je m’appelle Tia."

A défaut d’informations plus utiles, elle avait au moins un nom. Ca n’avançait pas vraiment al nymphe mais au moins, elle pouvait s’adresser à elle par son nom plutôt que par un terme générique, ce qui était à la fois plus pratique mais aussi plus efficace dans la communication patient/guérisseur.

Elle allait répondre quand les joues de l’enfant se colorèrent et elle afficha une expression embarrassée qui était très familière à la nymphe. Ca arrivait souvent parmi les plus jeunes, quand ils passaient une nuit à l’infirmerie et n’osaient pas demander à aller aux toilettes, de peur de la déranger ou de se faire réprimander pour avoir quitter leur lit. Entre ça et la contraction des cuisses, le message ne pouvait pas être plus clair. La nymphe haussa un sourcil.

- On va éviter de rouvrir ta blessure toute fraîche, d’accord ? Je vais te porter jusqu’aux toilettes.

Zaniya reprit l’enfant dans ses bras, et parcourut les quelques mètres jusqu’à sa salle d’eau. Elle n’avait pas vraiment peur que l’enfant rouvre sa plaie, vu son bandage, mais si elle marchait, elle n'aurait pas le temps d’arriver à la salle d’eau avant que la nature ne prenne le dessus, alors mieux valait la porter. Elle la reposa au sol, l’aidant à se tenir droite.

- Je pense que tu peux te débrouiller seule. Appelle si tu as besoin d’aide.

Zaniya la laissa faire ses affaires tranquille, refermant la porte, et en profita pour prendre son matériel médical et le poser sur la table du séjour, et retirer son plaid ensanglanté avec une petite grimace et le remplacer par une couverture dans les tons de brun. On voit moins les tâches de sang, sur le brun.

Elle n’avait rien pour habiller l’enfant – elle n’avait jamais été si jeune ici, donc rien ne serait à sa taille. Elle en profita cependant pour aller prendre un tshirt blanc qui lui arriverait probablement jusqu’aux cuisses et une petite culotte qui était juste pour elle, donc serait un peu trop grande mais pas trop pour l’enfant. Elle frappa légèrement à la porte avant de l’entrebâiller juste assez pour poser les vêtements d’emprunt de l’autre côté.

- Mets-toi ça sur le dos. Je n’ai rien de mieux mais ça sera déjà ça… rejoins moi dans le séjour si tu t’en sens la force, prends ton temps.

Marcher un peu réactivera le flux sanguin et permettra d’activer le processus de cicatrisation de la plaie. Du repos général, une activité modérée et éviter de tirer sur son flanc et en quelques jours ça ira mieux. N'empêche je me demande bien comment elle a fait son compte pour se retrouver dans cet état là... Et c'est tout frais en plus.

Ensuite, la nymphe passa dans sa cuisine et regarda ce qu’elle avait à disposition. Vu l’heure matinale, et son état, elle n’avait probablement rien mangé, aussi la nymphe regarda dans son placard à provision et prit une pomme qu’elle coupa en quarts, éplucha et mit sur une coupelle, avec une banane qu’elle avait aussi épluchée et coupé en rondelles. Elle posa sur la table basse du séjour la coupelle avec les fruits, et un verre de jus d’orange – boire chaud n’était pas une bonne idée avec une plaie pareille et à un tel endroit.

Quand l’enfant revint, Zaniya était assise dans un fauteuil, attendant son retour, et qu’elle se réinstalle, de préférence allongée sur le canapé pour ne pas tirailler la peau abîmée.

- Bienvenue chez moi, Tia. Je m’appelle Zaniya. Est-ce que tu peux me dire comment tu t’es retrouvée seule, nue et blessée dans la rue ?

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TiamatMar 28 Fév 2017 - 15:21

Moi, Tiamat, Grande Dragonne presque bicentenaire, être d'une noblesse et d'une puissance inouie, je suis réduite à devoir dépendre de quelqu'un pour m'aider à assouvir mes besoins naturels. Quelle humiliation ! Je ne me suis jamais sentie aussi faible et vulnérable de ma vie auparavant, une situation dans laquelle je me suis plongée toute seule. Ce qui me retient de simplement me soulager sur ce meuble doux et confortable, c'est le respect que j'éprouve envers mon infirmière du jour. Marquer mon territoire dans la demeure de quelqu'un revient à réclamer cette demeure, et faire ça à la personne qui vient de me sauver la vie reviendrait à mordre la main de son sauveur. Sans lâcher un mot, la jeune femme a compris ma détresse et se propose de me porter jusqu'aux... toilettes ? Laissant de côté ce mot complètement inconnu de mon vocabulaire, je m'accroche de nouveau avec fermeté au vêtement de la blonde, serrant les dents à chaque pas qu'elle emboîte, à cause de la douleur. Arrivées à une porte, je me dis qu'elle va me laisser dehors histoire de rapidement conclure mon affaire, mais je suis loin de me douter que je suis totalement à côté de la plaque.

Une petite pièce, trois murs et une porte. Une sorte de siège avec de l'eau dedans. Du... papier ? Avec toute la douceur du monde, l'hotesse de maison me pose en face de ce tableau incompréhensible, avant de refermer la porte derrière moi. Peut-être qu'elle a mal compris l'essence même de mon problème. Sa clairvoyance semble pourtant assez développée, alors je tente malgré tout de chercher le pourquoi du comment de cet endroit. Si toucher chacun des objets présents est une idée qui m'a traversé l'esprit, la plaie située sur mon ventre ainsi que la sensation d'urgence placée un peu plus bas la réfutent violemment. Bloquée, immobile, ma dignité m'empêche d'utiliser ma voix. J'ai beau faire carburer mon cerveau dans tous les sens, la logique de ce lieu m'échappe. Le temps presse, le chaos s'installe dans mon esprit, mon corps tremble de plus en plus, je n'arrive plus à tenir, je crois que je vais...

...M'en sortir. Prise d'une soudaine illumination, je me suis assise en retenant mon souffle et mon cri de douleur sur le siège. La suite n'a pas besoin de dessin. Essoufflée, je m'allonge presque sur le trone de marbre, jusqu'au moment où la jeune femme entreouvre la porte pour me poser des vêtements. Soulagée, j'attrape d'une main le t-shirt avant de le déplier et de le tendre devant moi. Au moment de me plaindre mentalement que le tissu doit m'arriver aux cuisses, je constate que des larmes perlent sur mes joues. Non pas de douleur, ni de fatigue, mais de tristesse. Quelque chose en moi a changé avec cette panique. Ce que je considérais simplement comme des rêves jusqu'à présent me sont apparus en tant que souvenirs. Si tout ce qu'il y a dans ma tête est vraie, alors la souffrance qui transperce et malmène mon coeur est justifiée. Je tente de reprendre le contrôle de mes sentiments, tout en enfilant le t-shirt.

Culotte à la main, je longe à petits pas mesurés les murs du couloir dans le but d'atteindre le salon en un seul morceau. Mon regard se perd sur la décoration de la maison, je reconnais désormais l'ordre et la fonction des choses. L'existence même de cette technologie prouve que je ne deviens pas folle, ces souvenirs viennent bien de quelque part. Ai-je réellement vécu en tant qu'humaine dans une ancienne vie ? Serais-je... une non-native ? Le temps de réfléchir à tout ça, j'atteinds le canapé tant bien que mal, puis je reprends ma position initiale, c'est-à-dire allongée. Me déplacer dans cet état me draine toute mon énergie, et mon estomac me fait savoir que même s'il souffre le martyr, il faut le remplir. Il ne me faut pas longtemps avant de renifler cette délicate odeur de fruits fraichement disposés. Je me redresse doucement sur le canapé, mais la petite impulsion que j'ai prise pour me pencher vers la table est suffisante pour m'arrêter dans mon mouvement. J'ai trop mal. Comme pour la culotte, il m'est impossible de courber plus, je me dois donc de me résigner à laisser ce magnifique plateau me regarder de totue sa splendeur. Je me mets alors à fixer la blonde à la peau mâte.

-"Zaniya, hm... Je... Je me suis approchée trop près d'un lieu que je n'aurais pas du approcher... Et ensuite... je ne me rappelle plus trop..."

Mes doigts se servent de la petite pièce de lingerie pour s'occuper pendant que je réponds à mon interlocutrice. Si je meurs d'envie de la mitrailler de questions concernant l'autre monde, je me dis qu'elle ne serait pas encline à coopérer alors que je ne fais pas d'efforts de mon côté. Cependant, il est hors de question que je dévoile ma véritable nature, cela vaut mieux pour tout le monde. Les grondements de mon ventre meublent le silence entre mes réponses, je commence à devenir légèrement frustrée pour le coup. Envers et contre tout, ma conscience nouvellement éveillée m'oblige à en dire plus.

-"Mais je... je ne vis pas dans la Capitale. Cette forme n'est qu'une façade pour me fondre parmi les humains, je ne peux décemment pas leur montrer ce que je suis..."

Je continue de tripoter la culotte, perdue dans mes pensées. J'ai l'impression d'avoir vieilli de beaucoup d'années d'un seul coup, ma mémoire est pleine d'évènements plus marquants les uns que les autres. Confuse, mon regard rejoint celui de Zaniya, peut-être qu'elle a les réponses que j'attends depuis si longtemps. Si jamais c'est le cas, alors je n'aurai pas fait tout ce chemin pour rien.

-"...Zaniya. Es-tu une non-native ?"

Cela ne vient pas de nulle part. La population a apparemment mis des années à apprendre et à s'adapter à cette technologie d'un autre monde, mais quelque chose me dit qu'elle est bien plus que les autres. Cette sensation, je ne peux pas me tromper. Persuadée d'avoir raison, je me lève difficilement avant de me diriger vers elle et de tomber à genoux juste à ses côtés. Je pose mes mains sur sa jambe, comme pour la supplier de me dire la vérité. Je suis vraiment pathétique dans ces moments-là...

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Zaniya LäkareVen 3 Mar 2017 - 17:55

La petite revient, et Zaniya la suit du regard, analysant sa démarche. La douleur doit être plus forte que prévu, et certains mouvements sont impossibles. Ce n’est pas que la Nymphe n’y avait pas pensé, mais impossible de savoir à quel point quelqu’un peut bouger tant qu’il n’a pas testé sa limite de mouvements. Le sous-vêtement que la blondinette tenait dans la main en était visiblement la preuve.
Avisant le mouvement avorté, Zaniya ajouta ces informations à la liste de celles qu’elle avait à l’esprit concernant sa patiente mystère et supposa qu’elle devrait avoir faim, ce qui fut confirmé par les grondements discrets d’un estomac vide.

Son explication était vague mais l’élocution était claire. Pas de signe de concussion donc, ce qui n’était pas plus mal. La nymphe hoche la tête, écoutant les propos de sa patiente. C’était donc une blessure accidentelle – difficile à imaginer, vu la forme et la localisation, mais soit – et elle avait clairement avoué ne pas être humaine. Zaniya aurait préféré savoir directement quelle était sa race pour pouvoir être plus efficace.

Une elfe peut-être ? Non, elle n’a ni la taille, ni le grain de peau, ni les attributs. Une naine ? Non, les pupilles sont trop éloignées. Une fée peut-être ? Il paraît qu’il y en aurait une en ville … Non, vu sa formulation, elle est anthropomorphe, une fée a déjà au départ une forme anthropoïde. En tout cas, son corps réagit de façon normale à la douleur et aux produits donc sous cette forme, je peux l’aider.

Mais alors que l’infirmière allait faire une réflexion, les mouvements presque convulsifs de l’enfant qui triturait le tissu la firent s’arrêter. Quoi qu’il se passe derrière ces cheveux blonds et ces yeux bleus, cela l’agitait et la rendait visiblement confuse.

- "… Zaniya. Es-tu une non-native ?"

La question était sortie de nulle part et n’avait à peu près aucun rapport avec les précédentes phrases échangées, mais puisque la petite blonde s’était levée, au mépris de sa douleur, pour s’approcher d’elle, se mettre à genoux devant elle et sa main sur sa jambe, Zaniya fronça les sourcils.

- Tu vas rouvrir ta plaie et ruiner tes bandages, Tia.

La voix de l’infirmière était ferme et un peu sèche, parce qu’elle avait horreur qu’on ruine son travail. Mais l’enfant lui faisait penser à un animal blessé, et la nymphe ne pouvait pas trop être méchante alors qu’elle était clairement seule, confuse et qu’elle avait mal.

- Ce n’est pas un sujet à aborder quand on est confus et endolori. Voilà ce que je te propose. Je t’aide à te rallonger, tu manges un peu et je t’administre quelque chose pour que tu fasses un petit somme. Quand tu te seras reposée et que la cicatrisation se sera enclenchée, on pourra parler de ça.

Il n’y avait pas à proprement parler de tabou sur ce genre de chose, mais Zaniya refusait tout net qu’elle s’agite plus que nécessaire. D’ailleurs, peu lui importait son accord, la Nymphe se pencha et prit l’enfant dans ses bras, la soulevant en tirant le moins possible sur la plaie pour la réinstaller sur le canapé, le plus confortablement possible. Le bout de tissu gisait, et Zaniya la posa un peu plus loin.

Ensuite, Zaniya s’approcha et s’assit en tailleur au sol, posant la coupelle de fruits coupés sur ses jambes, et tendit un quart de pomme à l’enfant du bout des doigts.

- Ne crois pas que je ne veuille pas te répondre, mais je préfère que tu sois un peu plus en forme et bien consciente plutôt que te laisser t’agiter, gâcher les soins qui t’ont été apportés et que la fièvre conséquente te fasse délirer.

Plongeant ses yeux argentés dans ceux, anormalement bleus, de la blonde, Zaniya était mortellement sérieuse. Elle ne pouvait pas la retenir contre son gré, mais elle pouvait l’empêcher d’aggraver son cas !

Si elle veut vraiment discuter elle pourra le faire après une sieste de deux ou trois heures. Je pourrais l’apaiser au point de la rendre somnolente mais je ne vois pas l’utilité d’abuser de mon pouvoir sur une gamine dans cet état.

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TiamatLun 20 Mar 2017 - 19:48

Ah. Comment ai-je pu penser que cette approche aurait une quelconque signification ? Croyais-je au fond de moi que cela augmenterait mes chances d'obtenir une réponse ? D'où ça vient ? Pourquoi ai-je fait ça ? Moi qui n'ai interagi avec des créatures pensantes que par la prestance de mon être et non par la parole ni les mimiques insensées développées par les humains. Je ne sais plus. Ces idées, concepts, connaissances, souvenirs, enfin, quoi qu'ils soient, ils ont déjà envahi l'essence même de mon existence. Mais qui suis-je à la fin ?! Pourquoi moi ?! Mon expression se noircit alors que mes dents se mettent à se frotter les unes contre les autres dans un grincement agaçant.

Mais je garde ma dignité. Si j'ai du mal à accepter tous ces préceptes humains qui naviguent dans le chaos de mon esprit, je me refuse malgré tout de mordre la main de celle qui m'a sauvé. Ses mots parlent d'eux-mêmes, elle ne me veut aucun mal, juste que je me rétablisse. Après une longue expiration, je me rends compte que cette blessure au flan ne me prendra pas simplement une nuit de guérison comme à l'accoutumée, mais bien plus que ça. C'est bien la première fois que je subis une telle plaie sous cette forme, ce qui me confirme une fois de plus que le corps des humains est faible.

Réflexions et déductions, hypothèses et antithèses, ce puzzle de pensées n'a pas fini d'être résolu que la maîtresse de maison me porte à nouveau dans ses bras pour me ramener à ma place initiale. Le repos est de rigueur, même si j'appréhende la durée de celui-ci. Oh, pardon. Mille excuses. La vision ponctuelle du fin met posé sur la tablée réfute mon ultime pensée. Avant un bon repos, il faut un bon repas. Les morceaux de fruits disposés devant mes yeux ne ressemblent en rien à un troupeau de gazelles ou une famille de sangliers bien dodus, mais mon estomac me siffle que cela lui convient parfaitement. Légèrement impatiente, j'ouvre la bouche avant qu'elle ne prenne le premier morceau en main.

Quelque part, je reste perturbée, intriguée par la gentillesse excessive éprouvée par mon interlocutrice. Sans y prêter attention au départ, j'ai l'impression qu'elle a l'habitude de ce genre de situation. Une mère ? Imaginer cette femme avec une dizaine d'enfants autour d'elle ne me parait pas bizarre une seule seconde. Ce doit être ça. Mais où ses enfants alors ? Entre deux bouchées, je m'apprête à lui poser la question quand un flash défile sous mes yeux, bloquant le moindre de mes mouvements. Mon cœur se resserre et ma douleur reprend de plus belle. Le teint livide, la mine désespérée, je finis par arrêter la main de Zaniya, lui indiquant que j'avais assez mangé. Mon appétit perdu, je me retourne pour faire dos à la jeune femme, car pour une raison quelconque, je ne veux pas qu'elle me voit dans cet état. La voix tremblante, je tente quand même d'éviter de l'inquiéter davantage.

—"Merci pour les fruits... je pense que je vais me reposer maintenant..."

Les yeux humides, c'est avec une force surhumaine que je me retiens de sangloter. La plupart de ces souvenirs anormaux représentent généralement mon hypothétique ancien style de vie, mais certains me montrent des moments bien trop durs à supporter. Il faut que j'arrête de penser à tout ça, dormir va peut-être me permettre de me sentir mieux. Ni une ni deux, c'est sans doute à cause du fait que j'ai du lutter moralement et physiquement tout ce temps depuis mon arrivée que le sommeil a trouvé son chemin en une poignée de minutes. Des bruits de détonation, des cris, des pleurs, des rires bercent mon repos qui n'en est que trop agité. Des flammes, le tonnerre, du sang, tout se mélange dans ma tête tel un cyclone qui emporte tout sur son passage. Un seul sentiment ressort de cette virée dans le monde des cauchemars : de la haine. De la haine envers les humains, qui ne savent que détruire et trahir, tuer et piller.

Je ne sais plus comment je me suis réveillée. Une chose est certaine, ma mélancolie est toujours présente. Combien de temps ai-je dormi ? Je ne connais pas la mesure du temps, mais le soleil a déjà dépassé l'apogée de son ascension. La journée est bien plus qu'entamée. Debout à la fenêtre, j'observe les gens courir à droite et à gauche. Certains ordonnent, d'autres suivent, des brancards circulent en va et vient, parfois vides, parfois avec des humains blessés. Cette agitation me laisse perplexe, je me demande d'ailleurs ce que je fais encore là. La main posée sur le flan, je soupire de désespoir à l'idée que je suis coincée dans cette ville pendant encore longtemps. Je n'ai qu'une seule envie, partir loin d'ici, abandonner cette quête de réponses derrière moi. Néanmoins, un autre désir bien plus fort m'empêche de succomber à ma faiblesse d'esprit.

Alors que mes pas me reconduisent non trop loin vers mon lit de substitution, un bruit lourd se fait entendre à la porte. Quelqu'un cogne à maintes reprises comme s'il s'apprête à défoncer la porte, en hurlant des mots que je ne daigne écouter. "DOCTEUR !! DITES-MOI QUE VOUS ETES LA !!" ou quelque chose dans le genre. Zaniya est donc médecin ? Ceci explique bien des choses. Le charabia de l'homme à l'entrée mentionne la tour détruite et des humains ensevelis finalement dégagés, entre autre, il vient lui quémander de l'aide. Une tour détruite... Celle sur laquelle je me suis effondrée ? Hmpf, cela ne me concerne plus. L'air cynique, je tends quand même l'oreille afin de savoir ce que le médecin compte faire à propos de cet énergumène qui ne s'arrête simplement pas de frapper à cette fichue porte.

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Zaniya LäkareMer 22 Mar 2017 - 22:02

Zaniya reposa le morceau de fruit qu’elle tenait quand l’enfant lui fit signe qu’elle s’arrêterait là. Les muscles de son visage étaient tirés, comme si des pensées douloureuses l’assaillaient, et la nymphe préféra ne pas commenter. Retirant la coupelle, elle hocha simplement la tête quand elle montra les premiers signes d’endormissement et la laissant tranquillement plonger dans le sommeil pour récupérer.

La nymphe surveilla quelques instants sa respiration, et son attitude au repos et, jugeant que tout était normal pour les circonstances, se permit de soupirer de son côté et de quitter le salon, emportant les fruits avec elle.

Un thé plus tard, elle était dans son bureau, assise parmi ses livres et quelques piles de dossiers.

Allez hop, au boulot ma p'tite dame ! C'est pas en revâssant que tu vas t'améliorer !


Jamais Zaniya ne quitterait son domicile en laissant une personne vulnérable sans aide pendant un temps indéterminé. Elle aurait clairement préféré pouvoir aller se balader mais elle pouvait très bien s’occuper. De toute façon, la nymphe avait toujours des choses à faire.
La première heure fut passée dans le calme, la blonde ayant décidé de terminer sa session sportive de la matinée (qui avait de fait été interrompue en plein milieu) par quelques exercices dans son jardin, assortis d’un peu de méditation légère. La proximité avec la nature – car elle avait un jardin relativement bien entretenu, avec quelques plantes vivaces, quelques fleurs et des herbes médicinales – rechargeant ses batteries et son moral presque aussi bien qu’une nuit de sommeil.

L’état de l’enfant n’avait pas bougé quand elle revint dans le salon et la médecin approuva. Si elle avait réussi à s’endormir profondément sans aide, plus elle se reposerait et plus elle donnerait de chances à son corps de bien entamer la guérison. Rassurée, Zaniya se dirigea vers son bureau et, par habitude de travail, entama son travail habituel de relecture des rapports en cours des grosses opérations de l’Académie du mois écoulé.

Zaniya n’était pas un chirurgien aussi doué que son collègue. Elle n’était pas spécialiste des maladies rares, comme il l’était. Consciemment, elle savait que leurs spécialités différaient grandement et qu’il avait beaucoup plus d’expérience qu’elle. C’était aussi pour cela qu’elle acceptait qu’il soit son supérieur, bien qu’ils aient des diplômes égaux. Mais tout ce que Zaniya n’avait pas en expérience vécue, elle cherchait à le compenser par l’étude. En seulement dix ans, elle avait rattrapé son retard scolaire, s’était orientée dans un métier difficile et décroché haut la main le sésame professionnel dans une voie où beaucoup échouaient. Elle avait multiplié les stages, les expériences, et ne s’était épargné aucun effort pour y arriver, mais elle savait que beaucoup de choses étaient à apprendre. De fait, à chaque fois que Satô abordait un cas difficile, elle en faisait l’étude jusqu’à comprendre et parvenir à des conclusions similaires.

Après deux heures passées sur une maladie rares affectant les écailles de serpent et assimilés, la nymphe s’étira et regarda autour d’elle, avant de ranger ses dossiers à étudier et les notes prises. Son bureau en bois était toujours bien rangé, mais le reste de la pièce était un fouillis de livres, de papiers, de cartes, de schémas. Elle alla en cuisine se prendre un jus de fruit, constata que l’enfant dormait toujours mais d’un sommeil plus léger et supposa qu’elle devrait se réveiller bientôt. Revenant à son bureau, Zaniya entreprit de créer un petit dossier pour la jeune fille encore assoupie. Prenant un stylo, un crayon, et du papier, elle entreprit de faire un schéma sommaire du corps, la localisation, la forme et la gravité de la blessure avant d’annoter cela des faits remarqués pendant ses interactions avec la blessée. Prise dans son travail de rapport, elle fut presque surprise quand quelqu’un tambourina à la porte.

« Docteur ! Dites-moi que vous êtes là !! »

Sourcils froncés mais entendant l’urgence dans la voix de l’homme Zaniya traversa son logement et alla ouvrir.

- Je suis là. Que se passe-t-il ?

L’homme était un de ses voisins, il habitait dans la rue d’à côté. Son visage était un peu paniqué et il était couvert de poussière. La nymphe nota bien que d’autres allaient et venaient derrière avec des brancards.

« La tour Nord a été détruite ce matin ! Un dragon étrange a été aperçu et la Garde s’y est attaquée, mais la bête est tombée sur une tour et a détruit quelques bâtiments. Une vingtaine de personnes ont été blessées et à peu près autant ont été ensevelies… On en a sortis sept ou huit des décombres, d’autres sont toujours coincées, mais on a besoin d’aide ! »

Zaniya se sentit immédiatement en proie à un fâcheux dilemme. Elle ne pouvait pas laisser l’enfant sans supervision, mais d’autres avaient besoin d’aide. Elle savait qu’elle n’était pas la seule Guérisseuse de la Ville, loin de là, mais toute aide était la bienvenue. Avisant un mouvement du coin de l’oeil, l’infirmière nota le réveil de sa patiente et qu’elle bougeait un peu plus.

Tu parles d’un jour de congé … Ca pouvait pas avoir lieu un autre jour ?! Et qui c’est qui va aller bosser demain sans s’être reposée ? C’est moi, hein évidemment !


Zaniya regarda les brancards et écouta les cris des gens qui s’évertuaient à aider les autres.

- Je ne peux pas me déplacer actuellement, j’ai déjà une patiente dont je m’occupe, mais … Vous pouvez amener les blessés les plus grave et je les examinerai, d’accord ? Et le dragon, vous l'avez trouvé ? Il est blessé ?

Elle savait que l’homme aurait préféré qu’elle vienne, mais c’était une réponse semi satisfaisante. Il marmonna un "disparu, le dragon" et Zaniya se sentit un peu dépitée, mais soulagée qu'ils ne l'aient pas tué. Il hocha la tête et s’éloigna, probablement pour aller voir qui lui envoyer, et la femme se tourna vers sa patiente qui s’était recouchée l’air de rien.

- Tia, je sais que tu es debout … Bon avec ce qui s’est passé, je vais avoir besoin de soigner d’autres personnes. Si tu préfères continuer à te reposer, je peux te laisser ma chambre pendant que j’organise mon salon pour aider les blessés. Avec ta blessure, je ne vais pas te laisser sans surveillance médicale.

La nymphe était déjà en train de réfléchir à comment agencer son salon pour aider les blessés. Repousser les meubles, mettre des draps et serviettes au sol … elle pourrait probablement en aider deux ou trois. Pas plus. Mais c’était toujours ça de pris.

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TiamatJeu 30 Mar 2017 - 0:38

—"Je comprends. Me reposer encore un peu me fera du bien, et puis, comme ça tu n'auras pas à t'inquiéter pour moi. Tu peux t'occuper des autres blessés en paix."

Mon regard se veut fixe, assuré. Ma frêle silhouette se tient droite devant la jeune femme, une main posée sur la plaie qui accable mon flan. Même si le ton de ma voix parait un peu plus travaillé, un peu moins puéril, je tente de ne pas laisser transpirer cette différence sur mon expression. Il ne manquerait plus que la médecin ne s'inquiète plus que de raison. Une légère révérence pour marquer le geste, puis je me détourne des deux autres personnes présentes, mes pieds me portant jusque devant la porte de la dite chambre. Un simple mouvement de poignée et je disparais dans les méandres de la pièce, avec un dernier regard dangereux envers l'invité de passage. Ses propos ont éveillé une certaine curiosité qui dormait au fin fond de mon être, même si un seul de ses mots justifie mon comportement envers lui. "Dragon".

Délicatement, je referme la porte derrière moi, tout en prenant le temps d'analyser la composition de la pièce. Une chambre plutôt coquette, disposant d'un grand lit, d'une armoire, ainsi que bien d'autres choses. Mon attention se porte sur le meuble en bois ancien, la fameuse armoire. Lentement mais surement, je me rapproche et commence à poser mes genoux au sol, seule manière pour moi de me baisser sans trop souffrir. J'ouvre un premier tiroir, puis un deuxième, puis un troisième, avant de tomber sur l'objet de ma méticuleuse recherche. En dépit de ma condition animale, mes souvenirs ainsi que mes nouvelles impressions et sensations m'empêchent de continuer à me balader cul nu. Quelques sous-vêtements passent sous ma main, sans que je ne repère ce que je cherche véritablement. Il faut dire que la jeune femme possède des goûts plutôt variés, que ce soit osé ou prudent de sa part, d'ailleurs. Ah, le voici. Tissu en main, j'enfile le sous-vêtement en grinçant des dents, car plier mon estomac relève de la torture pour moi. Après quelques pleurs et onomatopées échappées, je suis finalement complètement habillée - le t-shirt qui me sert de robe et le shorty de short, c'est un full set à ce niveau-là.

Nerveusement, je jette quand même quelques coups d'oeil à la porte, tout en me dirigeant vers l'unique fenêtre de la chambre. Le mécanisme d'ouverture me semble désormais trop facile à déchiffrer, mais la partie la plus dure est de passer de l'autre côté. Aidée de mes bras et mes jambes, je me glisse littéralement vers l'extérieur de la bâtisse à travers la fenêtre. Cette opération n'est pas sans mal, la douleur ne veut pas me laisser de répit. Néanmoins, je suis finalement dehors. Les regards suspicieux de quelques humains postés non loin de celle-ci ne me perturbent pas, si ce n'est qu'ils risquent plus tard de trahir mes faits et gestes, la direction que j'ai empruntée surtout. Sans y prêter plus d'attention, j'entame mon nouveau périple nus pieds vers ce qui semble être le cœur de toute cette agitation. Il suffit de suivre les va et viens des brancardiers pour ne pas se perdre en chemin. Seule une poignée de minutes est suffisante pour me conduire à la tour détruite, là où plusieurs hommes s'affairent à déblayer les décombres. Une main d'oeuvre active et solidaire, il faut reconnaître que les humains sont doués pour ça.

Je me mélange à la foule, des mots basculent par ci, par là, tous différents les uns des autres. "C'était horrible ! Ce dragon était monstrueux ! J'espère qu'il ne reviendra pas nous manger !!", "Je l'ai vu de mes propres yeux vu ! Une triple mâchoire pleine de dents !" ou encore des "Les soldats sont incompétents. Avec toute leur puissance de feu, ils n'ont pas réussi à abattre cette abominable créature" planent dans les bouches et conversations de tout le monde. Mes yeux se vident de toute compassion au fur et à mesure que les minutes passent. Ces ignobles créatures bipèdes ne pensent qu'à leur propre personne, leur propre sécurité, ils ne valent pas plus que ça. Je sens mon sang bouillir au fond de moi, cette haine qui jaillit de mes veines regroupent mes sentiments passés et présents, que ce soit dans mon ancienne vie comme dans celle-ci. Mais ils ne valent pas la peine que je dévoile mon identité ici, cela ne sert à rien de brûler du bois mouillé, leur ignorance me sidère bien plus qu'autre chose.

Mais alors que j'amorce un demi-tour à l'aveuglette, je me heurte contre quelqu'un et finit par tomber, le tout provoquant une atroce douleur à mes côtes. L'homme se veut généreux et serviable et me propose de m'emmener vers des autorités compétentes. Avant même que je ne prononce le moindre mot, mon esprit m'ordonne de fuir. Avec toute la peine du monde, je remonte sur mes pieds et commence à m'éloigner de la scène. Mon objectif premier est de quitter la ville, trouver la porte principale est donc ma priorité. Si mes souvenirs sont bons, elle devrait se trouver dans les parages, mais un obstacle de taille me stoppe dans mon avancée. Quelques gardes brandissent leurs armes vers moi, les yeux concentrés et la posture particulièrement hostile.

—"Halte là ! Personne ne sort de la Capitale. Une enquête est en cours, attendez les résultats."

C'est bien ma veine. Je tente de leur expliquer que j'ai une grand-mère malade en dehors de ces murs, mais leur manque de compréhension pourrait même faire d'eux de bons gardes. Il va falloir que je trouve un autre moyen...

•••

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Lilà InyoniSam 1 Avr 2017 - 10:41

C’était une fort mauvaise journée qui commençait pour Lilà A. Inyoni.

Elle avait passé la nuit à plancher sur la nouvelle édition de la Gazette de Tsuki* avec des collègues et avait, de fait eut une nuit très courte. Pouvait-on d’ailleurs appeler une poignée d’heures volées une nuit ? Pas du point de vue de la fée. Mais elle avait été rattrapée par la course du soleil, ayant oublié de fermer ses volets, et comme son appartement disposait d’une baie vitrée …
Oui, voilà. Elle s’était donc réveillée tôt, et la fatigue était telle qu'elle avait besoin d'un solide petit-déjeuner pour aborder une nouvelle journée.

Après avoir pris un chocolat chaud et un petit déjeuner sucré sur son balcon, entourée d’un plaid bien épais, la fée avait voulu passer un peu le temps en lisant un livre, posée tranquillement chez elle, quand quelque chose de sombre attira son regard. Releva les yeux de ce qu’elle faisait – ranger la vaisselle de son petit-déjeuner – elle vit une silhouette gigantesque se rapprocher, la couleur difficile à remarquer au début – mais c’était du bleu, définitivement, et bientôt, la fée se retrouva, bouche bée, à comprendre que ce qu’elle voyait au loin…

Un DRAGON. Qui vole vers la Capitale ! Il y a des DRAGONS dans ce monde ?! Des vrais ! Par la Déesse et les demi-dieux de cet univers, mais quand est-ce que je me ferais à ces nouveautés ?!

Pour la fée, un dragon était une créature lézardesque, fine et toute en longueur, trouvée dans la mythologie dans pays de l’est. Rien à voir avec ce qu’elle voyait a loin, donc, mais quelle autre créature cela pourrait-il être, sinon un dragon ? Après tout, il y avait tant de magie, tant de races ici … Si elle voyait des anges et des elfes au quotidien, et qu’elle-même était une fée, alors... pourquoi pas des dragons, des licornes et des sirènes, tant qu’à faire ?
Mais très vite, des projectiles furent lancés par les gardes et même de loin, en voyant la créature changer de direction à toute vitesse mais de façon visiblement non maîtrisée, Lilà comprit qu’elle avait été touchée.

Avant même que la fée ne s’en rende totalement compte, la vaisselle était oubliée, sa cape était sur ses épaules et sa sacoche, à sa ceinture. Le temps de mettre ses chausses, elle verrouilla par digicode sa porte et s’élança vers l’ascenseur, l’esprit déjà en ébullition.

Un Dragon ! Peut-être que je pourrais le voir ? L’interroger s’il parle ? Ou pas, s’il ne parle pas … J’espère juste que les gardes ne l’auront pas tué … ça ferait un super article, et en plus, vu sa visibilité de loin, il doit être gigantesque ! Alors le chemin le plus court pour aller au Vieux quartier …

Il n’y avait pas trop de monde dans le Nouveau quartier à cette heure-ci, et Lilà se faufila facilement dans les rues peu fréquentées. Mais plus elle approchait de l’endroit où elle supposait que l’action avait eu lieu, plus elle rencontrait de gens et ce qu’elle voyait lui faisait hausser les sourcils. Elle ralentit le pas.

Des blessés, des hommes et des femmes portant des brancards, des gens qui se hélaient pour nettoyer les décombres … Lilà ne pouvait pas simplement rester là, dans les jambes des gens, sans rien faire. De fait, elle se dit que si elle voulait en savoir plus, elle pouvait toujours donner un petit coup de main et espérer se rapprocher.
La petite fée en profita donc pour apporter de l'eau, imitant les enfants qui donnaient un coup de main, allant de travailler en travailleur pour étancher leur soif mais surtout pour voir si elle ne pouvait pas glaner quelques informations. Écoutant les conversations autour d’elle, Lilà apprit qu’une tour s’était effondrée suite à l’atterrissage du dragon, et que cela avait blessé grièvement des personnes, et d’autres un peu moins. Elle écouta autant qu'elle put, aidant encore jusqu'à ce que le flot de nouvelles informations se tarisse et qu'elle n'ait plus d'autre choix que d'avancer plus près pour en apprendre plus.

Mais la foule était plus compacte et resserrée et la petite fée se rendit assez vite compte qu’elle ne pourrait pas passer et qu’elle gênerait probablement les sauveteurs en tentant de se glisser parmi les gens présents.

Mais je ne comprends pas … ils s’inquiètent pour les gens mais ils ne parlent pas du dragon … Il faudrait que je puisse voir les choses d’en haut. Je l’apercevrais peut-être ?

La fée réfléchit un instant avant de se décider. Peu d’endroits étaient à la fois hauts et libres d’accès, mais il y avait les tours des gardes qui pouvaient faire l’affaire. Ou celles du palais Impérial mais elle n’y avait pas remis les pieds depuis la soirée à l’Etoile Chantante. Alors certes, ce n'était pas la porte à côté mais ... Optant pour celle des gardes, ce qui lui fit quand même faire un grand détour, la fée se dirigea en courant vers le mur d’enceinte de la ville et trouva non seulement le Portail bloqué, mais en plus un nombre considérable de gardes affairés de toutes part. Elle en connaissait certains de vue, après tout elle passait beaucoup de temps à se balader partout, et n’hésita pas à en aborder plusieurs pour en savoir plus, discutant tranquillement d'un air détaché avec trois d'entre eux de tout et de rien avant d'arriver au sujet principal qui l'intéressait. Ce qu’elle apprit l’horrifia, tout en corroborant avec ce qu'elle savait déjà.

Comment ça, ils lui ont tiré dessus, l’ont blessé et depuis, personne n’avait vu la créature ?! Comment peuvent-ils avoir perdu un dragon ?! Et puis s’ils l’ont juste blessé … il doit souffrir ! Un dragon qui souffre, ça doit être plutôt dangereux non ?

La fée avait en effet un sens commun du bien et du mal assez vacillant. Pour elle, dans l’histoire, le plus horrible était d’avoir laissé la créature souffrir. Certes, tuer un dragon ne devait pas être facile, mais il devait bien y avoir des vétérinaires ou quelque chose de ce genre non ? Pour s’en occuper et apprendre peut-être pourquoi un dragon était venu par ici ? Vu qu’apparemment, ce n’était pas monnaie courante dans le coin …

Et puis sérieusement, un dragon quoi ! J’aurais voulu le voir moi …

La fée remercia poliment le garde et commençait à rentrer quand un pic violent lui traversa le corps, pile entre les yeux et jusqu’au noyau de sa perception magique. S’arrêtant, Lilà dût fermer les yeux et crisper les poings jusqu’à se faire rentrer les ongles dans la peau pour essayer de maîtriser la vague de douleur et ce n’est qu’après de multiples expirations profondes qu’elle commença à évacuer le côté tranchant de son ressenti pour pouvoir se concentrer assez. Plein de gens parlaient autour d’elle et comme toujours, elle les avait passé en fond sonore. Mais guidée par sa perception de la vérité, la fée isola peu à peu les menteurs jusqu’à trouver ce qui l’agressait tant que cela. Pour elle, c’était comme un coup de poignard dans les tempes et la fluctuation était assez infime. Les paroles lui parvinrent ensuite – en réalité, en même temps, mais son cerveau était trop occupé à gérer la douleur pour que toutes les informations soient traitées en même temps – et la fée grimaça.

« Vous ne pouvez pas passer, Mademoiselle. L’accès à l’extérieur de la ville est impossible tant qu’on n’en saura pas plus !

- Mais je dois absolument sortir … rejoindre … ma famille dehors ! Ma grand-mère a besoin de médicament et si je ne les lui ramène pas …. »

Lilà rouvrit les yeux et ce qu’elle vit n’était pas exactement ce à quoi elle s’attendait, quoique pas très loin non plus. Une jeune fille, plutôt petite (mais toujours plus grande qu’elle) et très blonde, habillée de vêtements un peu trop grands … Elle semblait supplier les gardes de la laisser passer mais ils étaient intransigeants. La petite persistait mais Lilà voyait plusieurs anomalies à son histoire.

Déjà, elle n’est pas habillée comme quelqu’un qui vient faire une course … et si elle a effectivement acheté quelque chose, elle n’a ni bourse, ni sac pour le transporter. En plus elle a une voix douce mais un peu hachée sur certaines syllabes, et le souffle court …

Se rapprochant, la rédactrice essaya vraiment de passer le reste en background pour se concentrer sur les deux protagonistes. L’enfant continuait à négocier vainement, et le garde face à elle était inflexible. Mais quelque chose attirait Lilà dans la scène qui se jouait devant elle. Certes, l’enfant mentait, mais elle avait tellement d’aplomb et refusait de changer de tactique … Il devait y avoir une excellente raison pour qu’elle veuille partir, et peut-être que cela avait quelque chose à voir avec sa pâleur. Ou pas. En attendant, la fée voyait que les garde avaient pointé leurs armes – deux lances notamment – vers l’enfant et cela ne lui plut absolument pas.

Ils ne vont quand même pas mettre en joue une enfant parce qu’elle essaye de sortir ? Okay, tout le monde est occupé à déblayer les gravats et à déplacer les blessés mais on vit dans une ville libre et il n’y a aucune raison pour se montrer si ouvertement menaçant envers une enfant … !

La Rebelle en elle, ravivée par les expériences vécues pendant l’Expédition, surgit au premier plan de sa conscience et Lilà sut qu’elle ne pouvait pas laisser la situation ainsi, même si elle avait terriblement mal à cause de l’enfant.

« Eh bien eh bien, qu’avons-nous là ? Quatre gardes pour arrêter une enfant … Je peux concevoir que la ville soit en état d’alerte, mais je doute que cette enfant cache un dragon sous son tshirt, vous ne pensez-pas ? » interpella-t-elle d’une voix forte et légèrement moqueuse, en partie à cause de la douleur et en partie parce qu’elle en avait envie.

La fée se détourna des gardes un instant avant de se tourner vers l’enfant qui la regardait avec d’étranges yeux bleus. Elle devait lever la tête pour la regarder mais la fée avait l’habitude maintenant. Ses cheveux violine étaient retenus en une coiffure basique quand on la connaissait – une couronne de tresses qui soutenaient le reste de la chevelure laissé libres qui, relevés ainsi, lui arrivaient à peu près au bas du dos – et elle ne payait pas de mine dans une robe noire et violette, mais la fée dégageait une force intérieure nouvelle depuis son aventure et cela pouvait presque se sentir. Lançant un pari avec elle-même, la fée improvisa pour sortir l’enfant de cette fâcheuse situation.

« Où pensais-tu aller dans ton état ? J’ai bien vu que tu as été touchée par une poutre … tu devrais être avec les blessés légers, pas courir avec une bosse, ou peut-être même une commotion ! Ahlala ces enfants … »

Lilà savait bien qu’elle n’était pas la personne la plus physiquement adulte mais elle n’avait pas du tout une attitude enfantine et certains gardes commençaient à avoir l’habitude de la fée. Elle espérait juste qu’elle pourrait aider l’enfant et surtout, en savoir plus sur la raison pour laquelle elle mentait de façon si flagrante et bravait les gardes alors qu’elle aurait pu tenter de quitter la ville bien plus discrètement.

Sauf si elle ne connaît pas la Capitale, et du coup, n’a que le Portail comme point d’entrée et de sortie… Allons jeune fille, que caches-tu ?

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Ce n'était pas facile d'être un aventurier de passage dans une ville qu'on ne connaissait pas, ou qu'on avait visité qu'une unique fois avec des amis... Comble du bonheur, c'était le meilleur jour pour visiter, ironiquement parlant... Parait-il qu'un Dragon sèmerait le chaos dans la Capitale ! Mais ça ne m'empêchait pas de continuer à faire ce que j'avais commencé.

Le matin, alors que j'arpentais les rues, tentant de me repérer dans les rues de la ville, une ombre passait au-dessus de ma tête... C'était bien ma veine, encore un autre de ces monstrueux et puissants dragons... Comme j'avais l'habitude d'en terrasser avec un ou deux de mes amis. J'aurais bien aimé l'abattre en solo celui-ci, pour une fois, ça m'aurait changé... Mais bon ! J'étais affairé à quelque chose de plus urgent. Faire des repérages était épuisant, mais c'était pour la bonne cause. On allait bien s'amuser quand les autres auront fini leur voyage.

C'est juste dommage qu'étant le plus rapide je sois le premier sur les lieux. Mais je sers au moins à quelque chose, je peux découvrir la ville avant les autres, et leur faire visiter ensuite !

D'ailleurs, quand on y pense, c'était le mauvais jour pour ça... Chaque personne que j'accostais me parlait de ce dragon... Encore et toujours. Rien d'intéressant ne sortait de leur bouche.

J'ai perdu toute la matinée à essayer d'avoir des infos utiles... Il y avait une académie dans le coin, mais je n'ai même pas rencontré un seul élève, ils étaient possiblement en période de cours, eux.
Les boutiques étaient toutes fermées, les habitants cachés chez eux... Les soldats, en alerte... Moi au milieu, pas du tout stressé... J'étais un aventurier que diable ! Mon Katana et moi n'avons pas encore connu la défaite jusqu'à là.

Alors que je me baladais à la recherche d'information... Je fus percuté par une fille, je n'ai vu que la couleur de ses cheveux et elle prenait la fuite... Je ne l'avais pas calculé une seule seconde... J'étais perdu dans mes pensées les plus obscures, me demandant à quoi pouvait ressembler le dragon... J'eus sur le coup une idée : S'il n'était pas présent en ville, il était dehors ! Logique !

J'approchais du portail d'entrée de la ville, essayant d'explorer les alentours du mur d'enceinte de la ville, mais les gardes y étaient et interdisaient les sorties pour le moment... J'y voyais une petite fille, blonde en... Pyjama ? C'était celle de toute à l'heure ? Elle essayait de filer à l'Anglaise à l'extérieur, mais les soldats n'avaient pas l'air tout à fait d'accord, une autre fille était présente, plus petite que la blondinette, mais avait quelque chose d'étrange... Une race de ce monde qui n'est pas très connue ? Un genre de Naine aux traits plus humain, voir elfique ? Qu'à cela ne tienne... Il pourrait y avoir autant de race que d'être vivant ici. Pris d'un faux sentiment protecteur, je m'avançais en courant vers eux, jouant un rôle que je n'appréciait pas vraiment...

« Ah, vous l'avez retrouvé ! Je vous remercie de l'avoir empêché de sortir... Petite chipie ! »

J'arrivais à leur hauteur... On me regardait d'un air étrange, et c'était normal.. Un gaillard comme moi, 1m 80 environ, cheveux noirs, uniforme blanc et noir, pantalon noir, et juste équipé d'un katana de facture apparemment classique... Je ne payais pas de mine ! Mais j'avais de l'assurance, à revendre même.

Les deux filles me fixaient, comme l'inconnu que j'étais, je fis un clin d'œil à la blonde, un sourire à la violette, et argumentait en regardant les soldats.

« Allons messieurs, baissez vos armes, ne vous en faîtes pas pour ces filles, elles sont sous ma protection. Vous pourriez faire une exception pour nous ? Si vous ne me pensez pas capable de les protéger, testez-moi ! Échangeons quelques coups pour voir si je suis assez fort... Mais je sais déjà comment ça va se finir. »

L'espace d'un instant, une aura meurtrière émanait de moi, alors que je dégainais mon sabre... 
Image:
 

Tant de mensonges dans le terme de « protection » que j'ai employé. A dire vrai, je m'en fichait royalement de cette fillette. Qu'elle aille dehors ou non, si je pouvais lui soutirer quelques informations, elle pourrait se faire dévorer par le dragon que je m'en ficherais... J'attendrais qu'il ait mangé pour avoir des forces avant de l'affronter, histoire qu'il soit en forme... ! Je prétexterais un soi-disant « vengeance » pour justifier la mise à mort de ce lézard géant et mythique. Personne ne m'en voudrait. Ainsi suis-je réellement :

« Yoshida Hagane, aventurier à temps complet... Enchanté. »

Ils se moquaient de moi, ou m'ignoraient... Si je ne me calme pas... Ça va finir en bain de sang et ma couverture ne servirait plus à rien... Du calme, du calme. Prends les filles et va t'en, c'est mieux pour toi, si tu fous tout en l'air, tu seras à nouveau puni... Comme la dernière fois.

« Hmm... Laissez tomber, vous n'êtes pas garde pour rien... En dehors de votre armure, vous n'avez rien. Venez les filles, allons voir ailleurs. »

Je me retirais alors quelques pas plus loin, regardant un peu au hasard dans les rues de la ville se présentant devant moi. Je faisais comme si rien était et m'exclamais à haute voix :

« Où est-ce que je peux trouver quelque chose de désaltérant ? Ici, ou ici ? Je n'ai jamais essayé là-bas ! »

Je faisais évidemment comme si je connaissais la ville... Alors que je ne l'ai exploré au mieux qu'une matinée... En espérant que les deux gamines ne me mettent pas dans l'embarras en ne jouant pas le jeu... Je pourrais toujours les tuer, mais... Ce ne serait pas propre ! Alors, venez les filles, c'est mieux pour vous.

•••


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TiamatJeu 6 Avr 2017 - 23:32

Même parler à un sanglier avant de l'éventrer est plus constructif que cette discussion sans queue ni tête. Il serait tellement plus simple de juste priver leurs corps de leurs têtes, mais je n'ai ni la force ni l'occasion de pouvoir le faire. Reprendre ma forme originelle ici et maintenant relèverait du suicide, compte tenu des armes puissantes qui jonchent ces murs. Une ogive me suffit.

Mais alors que le flux de paroles se répète inlassablement dans une boucle de non-sens, une autre personne se joint à l'assemblée. Une personne de petite taille, mais qui dégage quelque chose d'étrange, de dangereux. A première vue, même si je dois baisser légèrement les yeux pour l'entrevoir, il ne s'agit pas d'une enfant humaine. Ses formes et sa silhouette montrent clairement qu'elle a du vivre pas mal d'années. Son éloquence me le prouve, mais ses dires m'effraient. Je ne saurai dire si sa boutade prend fondement sur des faits qu'elle connait, ou alors s'il s'agit d'une coïncidence. Dans tous les cas, je suis envahie de sueurs froides. Mes pupilles la fixent avec une intensité sans pareille, mais comme avec la femme médecin, mon odorat me signale qu'il se peut que cette personne ne soit pas humaine.

Une veine se contracte sur le côté de mon front à l'entente du mot "enfant". Depuis que j'ai accepté tous ces souvenirs comme étant les miens, il m'est encore beaucoup plus difficile d'accepter d'être traitée en juvénile inconsciente. Cela dit, si les mots me déplaisent, l'intention ne m'échappe pas. On aurait presque dit une tentative pour me sortir de mon pétrin. Mais la solution proposée ne me convient pas entièrement, car elle signifie "ne pas sortir de la Capitale". Non sans grincer des dents, je maintiens un silence de marbre. La rhétorique que je risque de sortir ne m'aidera en rien à part sans doute me mettre une personne à dos.

Les yeux écarquillés, la main sur la bouche couvrant le nez, une odeur nauséabonde m'oblige à tourner la tête. Un putride parfum mêlé de sang et de chair émane de la silhouette qui se rapproche de nous, un miasme insupportable d'envie meurtrière se dégage de l'individu. Il n'y a pas de doute, cet homme est mortel. Mortel dans le sens propre du terme, un danger sans précédent qui me donne envie de me cacher. Ma blessure me lance, mon sang bout et tourbillonne dans mon corps, je donnerai tout pour me trouver ailleurs qu'ici. Mais l'homme déblatère et débite des mots qui ne me laissent que triste et dépitée. Pourquoi quelqu'un comme lui cherche-t-il à "m'aider" ? Qui plus est, il nous fait signe de le suivre. Je n'en ai pas du tout envie, mais mes pas me forcent à avancer lentement, prudemment, dans sa direction.

Pourtant, quelques minutes passées et je retrouve mon calme habituel. Je n'ai clairement pas l'habitude de subir cette tension, mais mon expérience me pousse à ne pas perdre mon sang-froid.

—"Q..."

"Qui êtes-vous ?", allais-je vraiment poser cette question alors que l'énergumène a commencé par se présenter ? Je suis stupide, complètement stupide. Le silence me semble être une bonne idée. Non, pas du tout. Si on continue ainsi, mes chances de quitter cet endroit vont s'évanouir dans le labyrinthe de ces ruelles. Je me dois de saisir ma chance et d'arrêter le flot du destin.

—"Pourquoi m'avez-vous... nous avez-vous arrêté ? Je dois quitter la ville à tout prix !"

Ma voix tremblote, l'urgence peut se sentir sur mon timbre, je déteste être aussi vulnérable. Sous ma véritable forme, jamais je n'aurai plié devant une autre créature. Je suis tombée bien bas. J'arrête mes pas, obligeant les autres à porter leur attention vers moi. En aucun cas je compte rester ici, mais je ne veux pas non plus remuer plus de vagues qu'il n'en faut. Je me sens piégée.

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Lilà InyoniSam 8 Avr 2017 - 16:14

La petite fée regrettait profondément d’avoir quitté la tranquillité de son appartement du Nouveau Quartier.

Pas parce qu’elle regrettait fondamentalement de s’être aventurée en ville, mais parce que la douleur liée à sa perception magique était telle qu’elle devait serrer les dents pour la supporter.

D’abord l’enfant, face aux gardes ; ça avait été lancinant mais soutenable, et la situation avait donné envie à Lilà de l’aider. Après tout, quatre gardes armés contre une jeune fille en tenue légère ? Quel était le sens de l’honneur de ces gens ? Il y avait la loi, et esprit de la loi … ça s’appliquait aussi ici. Et aux dernières nouvelles, mener l’enquête et protéger la ville ne signifiait pas lever les armes contre ceux qui s’y trouvent … à moins que Lilà ne soit miraculeusement retombée dans la vie d’Avant, mais sa taille démentait immédiatement cette possibilité.

Mais quand l’inconnu les aborda …. La réaction de Lilà fut immédiate. Ce n’était pas son aura meurtrière qui lui fit un effet négatif, non … Après tout elle avait bien côtoyé Néron pendant l’Expédition et avait survécu pendant plusieurs années au sein de la Rebellion. Les Monstres ne l’effrayaient pas, mais la profondeur de l’hypocrisie de cet individu … oui.

Presque chaque mot qu’il prononçait était teinté de mensonge. Pas la résonnance lointaine d’un mensonge blanc, ni celle d’une omission. Il assumait parfaitement de mentir sans vergogne, et la résonnance de ces mensonges si crus heurtait violemment Lilà. Dépassée, la migraine qui monte depuis les yeux. Dépassée, la douleur aux tempes. Si la jeune blonde avait fini par se taire – et heureusement, car la fée n’était pas sûre de pouvoir supporter deux menteurs en même temps – l’homme en revanche saturait complètement sa perception de la vérité et Lilà serrait les dents.

Il ment … Il ment comme il respire. On peut être dangereux et honnête, mais il ne m’inspire strictement rien de positif avec de tels mensonges. Mais mieux vaut un ennemi proche qu’une menace lointaine.

Néanmoins, il avait réussi là où Lilà n’avait fait que commencer, c’est-à-dire désintéresser les gardes de la jeune fille blonde qui voulait sortir. Malheureusement, il n’avait pas du tout les mêmes intentions que la fée, puisqu’il semblait se diriger vers l’intérieur de la ville alors que la petite violette aurait contourné les tours des gardes et essayé de faire discrètement passer la jeune fille hors des murs par un des accès marchands en échange de quelques informations. Avisant que l’individu indiquait des directions au hasard, la fée desserra lentement la mâchoire et entreprit de continuer sur la lancée de l’homme pour s’éloigner au moins du portail.

« Si vous cherchez un endroit où vous désaltérer après une rude journée à vadrouiller, Monsieur Hagane, alors je vous recommande l’Etoile Chantante …c’est par là. »

Non seulement elle indiqua vaguement la direction, mais prit sur elle de prendre les devants pour les mener dans la zone où se trouvait effectivement l’Etoile Chantante. Elle ne savait pas si Kazuma travaillerait aujourd’hui – et probablement pas, en fait, s’il étudiait, et puis elle n’était pas certaine qu’il la protègerait de toute manière, pas sous cette apparence du moins – mais elle espérait que la présence manifeste de nombreuses personnes lui donne une occasion ou une autre de filer en douce loin de cet homme qui la blessait sans le savoir. Et si en plus elle pouvait embarquer la jeune fille avec elle, ce serait parfait.

Néanmoins, Lilà avait choisi un chemin un peu moins fréquenté que la Rue Marchande parce qu’elle n’était pas complètement folle. Yoshida Hagane lui avait fait terriblement mal, mais supporter en même temps les myriades de petits mensonges des marchands qui tentaient de négocier … c’était le ticket gagnant pour l’hôpital pour la fée ! … Y avait-il seulement une unité de soin en ville ?

Après une vingtaine de mètres cependant, ce fut l’enfant qui s’arrêta et les força à faire de même pour continuer l’espèce de mascarade de groupe uni qu’ils formaient depuis l’intervention de l’aventurier près des gardes, bon gré mal gré.

—"Pourquoi m'avez-vous... nous avez-vous arrêté ? Je dois quitter la ville à tout prix !"

Evidemment. Cette jeune fille avait-elle le moindre sens commun, à poser la question comme cela ? N’avait-elle pas senti le danger émanant de l’homme ? Néanmoins, la réponse intéressait tout autant la fée qui prit sa voix la plus douce pour surenchérir.

« Je ne vous ai jamais vu dans le coin M. Hagane… pourtant je me promène beaucoup. Vous n’étiez pas obligé de nous aider à nous éloigner des gardes, mais je ne pense pas que nos intentions soient les mêmes… »

La fée se garda bien de remercier l’inconnu, dont elle se méfiait. Elle espérait même qu’il ne réponde pas, pour s’éviter une nouvelle vague de douleur. Lilà n’avait jamais été inconsciente à cause de sa perception des mensonges mais depuis son aventure dans l’Antique Bibliothèque Territoriale, elle savait que c’était possible. C’était le lot des fées de Vérité, même si elle n’avait trouvé que peu d’informations à leur sujet …

Mais bon, tant qu’à faire, même si je finis dans le coma, autant en apprendre le plus possible… !

•••

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PNJsSam 8 Avr 2017 - 18:03

Que de blabla, phrase après phrase. J'avais plus ou moins réussi à m'éloigner des gardes, incognito, en appâtant mes deux sources d'informations potentielles avec moi. Ces deux fillettes, dont l'une me semblait plus maligne que l'autre, sûrement une de ces races qui vieillissent longtemps dans un corps d'enfant. Mais soit, quelques bons mots ne sauront me défaire aussi facilement. J'ai forgé mon caractère, mon esprit, dans le sang et la violence, sous les ordres de personnes terrifiantes. Ce ne sont pas une blonde en pyjama et une petite elfe(à juger par les petites oreilles pointues) violette qui me tiendront tête. Dans un cas extrême, je pourrais me laisser aller à un assassinat dans une ruelle déserte. Elles n'auront même pas le temps de souffrir. Mais si je peux éviter d'en arriver là...

Nous faisions à peine quelques pas, que Violette m'interrompait en m'indiquant un endroit, l'Etoile Chantante. Pas que ça m'intéressait vraiment, mais je devais au moins hausser un sourcil pour avoir l'air intéressé... Je ne répondais pas en revanche. J'aurais préféré éviter les endroits bondés, et le simple fait d'avoir dit mon vrai nom était un pari risqué. J'aurais dû utiliser un pseudonyme, ou un surnom, mais sur le coup, rien que l'honnêteté me venait. C'était rare de ma part. Alors pourquoi, que diable devrais-je aller dans un quelconque restaurant pour conter fleurette avec des piliers de bar qui n'avaient plus toute leur tête ? Ce n'était rien d'autre qu'un prétexte, petite sotte, comprends-le et évite de m'exposer à la foule !

En revanche, elle avait la bonne idée de nous guider à travers des ruelles moins bondées, peu de passants. En les faisant taire un à un, ça ne prendrait que quelques minutes pour qu'il n'y ai plus de témoins...!

… Par contre, Blondinette me posait une question. Et Violette renchérit avec une constatation... Il a fallu que je tombe sur des perspicaces en plus... Les gamins de cette école de faibles en ont posé moins en une soirée qu'elles en 10 minutes, alors que j'étais venu à ce banquet en « paix » de prime abord !

Des questions, j'en avais aussi, des simples, mais assez utiles... Déjà pour mettre un nom sur visage, pour commencer... Après tout, elles savent comment je m'appelle, la moindre des chose était que je sache aussi, non ? Je ne me faisais pas prier pour demander un minimum de présentation : 

« Avant de vous répondre, j'aimerais savoir vos noms, ou avoir un moyen de vous appeler autrement que Blondinette et Violette. »

J'affichais un petit sourire narquois en fixant Violette, elle avait l'intuition et la conviction que nos intentions n'étaient pas les mêmes, et elle n'avait qu'un début de vérité !

« Je ne vais pas y aller par quatre-chemins, et vous confirme ce que vous affirmez : Nous n'avons clairement pas les mêmes intentions. Je recherche à dire vrai un endroit où se tiendrait un événement en particulier. Si vous avez des informations, je vous en serez hautement reconnaissant ! »

Et je ne mentais pas en parlant de reconnaissance... Bien que dans mon langage, ça sonnait plus comme « Je ne vous tuerais pas, mais ne vous promets pas de ne pas vous faire de mal. ».
Après, la reconnaissance que je pourrais avoir à leur égard, dépendait directement de la quantité d'information que je pourrais tirer d'elles. Mais elles ne le savaient pas, sinon, ce serait trop facile... Combien de personnes m'on parler de leurs secrets les plus inavouables en échange de leur vie ? Ça me répugnait à chaque fois, mais j'étais assez magnanime pour leur laisser la vie sauve, en échange d'un regard empli de haine et de dégoût. Il n'y avait que peu de personnes ayant la même vision des choses que moi, je faisais équipe avec eux, c'est peut-être le lien qui nous lie.

Je me retournais vers la blonde, après un court moment de réflexion et de mutisme, et avant même qu'elle ne puisse parler à nouveau.

« Blondinette, tu désires sortir de la ville ? Pour quelle raison ? Tu recherches le dragon toi aussi ? Celui qui a disparu après avoir survolé la ville ? Si tu en sais quelque chose, j'aimerais en savoir un peu plus... »

Je réajustais mon Katana à la ceinture, le dégainais légèrement, à peine 5 cm pour admirer le tranchant toujours aussi parfaitement entretenu, et souriais, fier.

« Astharozs, Bloodia, Bladenus, Zirion... Je ne sais pas si ça vous dit quelque chose, mais... Ce sont 4 des quelques dragons victimes d'un assaut de l'équipe d'aventurier que je dirige... La lame que j'ai à la ceinture a été forgée à partir du sang, du cuir, et des ossements de Bloodia. C'était un spécimen magnifique. Une dragonne magnifique dont j'ai tranché la tête. »

Je me taisais un instant, me rappelant de ces moments... Du sang qui dégoulinait de ma lame quand je lui ai ôté la vie, c'était presque... de l'Art. Puis je repris, lui proposant un petit marché, quitte à elle d'accepter ou non.

« J'aimerais ajouter celui qui rôde peut-être non loin d'ici à mon palmarès... Si tu m'aides, je pourrai te récompenser, forgé une petite dague ne doit pas être trop coûteux ni trop difficile... Qu'en penses-tu ? »

Je rangeais ma lame ainsi fini de parler, et m'adossais à un mur, attendant ce pourquoi j'étais venu : Des informations. Pour elles, ce ne sont que des questions sans fondements, et pleines de curiosité... Pour moi, c'était... Vital.

•••


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Lilà InyoniSam 24 Juin 2017 - 13:06

Suite au départ de Tiamat, ce rp libre est archivé.

Vous pouvez considérer que l'enfant/dragonne a finalement réussi à s'échapper de la ville par une sortie dérobée (type sortie de voleur) et donc que la Garde, après quelques semaines, ne cherche plus à retrouver le dragon qui n'est jamais réapparu.

Les soras seront attribués sous peu.

•••

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