Partagez| .

Old acquaintances ~ [Abandonné]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar
Date d'inscription : 27/11/2016
Messages : 66
Race : Nymphe
Pouvoir : Chiropraxie
Habitat : Académie / Vieux quartier
Métier : Infirmière
Soras : 169
Avatar utilisé : Annabeth Chase de l'univers Percy Jackson
Autre(s) compte(s) : Lilà Inyoni // Estèl L. Inyoni
Couleur de dialogue : Orange

Stats & inventaire
Attaque/Esquive/Magie: 60/50/45
PVs:
50/50  (50/50)
Inventaire & équipement:
Zaniya LäkareLun 8 Mai 2017 - 22:43

La nymphe ne savait plus trop quel jour c’était. Mardi, ou jeudi. Une de ces journées où elle avait enchaîné une garde de nuit et une journée de travail, avec toutes les allergies printanières et les blessures dues au retour du beau temps et des envies d’aventure des gamins. Ce qu’elle savait en revanche c’était que le prix de cette hache de guerre était largement trop haut et qu’elle refusait de payer deux cent pièces d’or pour une hache qui, bien que belle et équilibrée, n’était pas au minimum en plastacier ou en durasteel. Voire carrément en thylium solidifié.

Pourtant, une fois de temps en temps, elle passait à l’armurerie de la Capitale pour l’admirer. Elle se battait aux dagues en général – un vieux reste de ses missions d’infiltration et s’assassinat – mais sa force surhumaine aurait été bien accordée avec une belle hache de guerre. Sauf que ce genre d’arme n’est pas exactement rétractable et qu’elle ne peut pas se balader avec discrètement dans l’école.

« Vous v’nez bien souvent la r’garder ma p’tite dame. Z’allez l’user à force de la scruter sous tous les angles. »

- Le jour où vous la solderez à moitié prix, Rajekh, ce ne seront pas mes yeux qui l’useront, croyez-moi.

« A moitié prix ? Une si belle hache d’guerre ? Avec un design nain authentique ? Aucune chance ! Pas même vous vos beaux yeux. »

- Dommage … en plus elle doit être agréable à manier et dévastatrice…. Mais non, pas pour ce prix. Vous avez eu un arrivage de dagues récemment ?

« Quelq’ z’unes, mais rien d’exceptionnel. Oh quoique. Y a trois modèles un peu exotiques, y pourraient bien v’plaire, tiens. V’nez donc. »

Ca faisait presque douze ans qu’elle venait admirer les armes de Rajekh. Quand elle venait de renaître, parce qu’elle était fascinée. Puis elle avait appris à se battre. Elle avait participé à des quêtes et à des aventures. Développé un goût pour certaines armes. L’armurier bourru avait bien vite compris qu’elle faisait une sorte de collection utile d’armes et surtout des dagues. Parfois quand il avait un arrivage intéressant, il mettait les dagues de côté pour qu’elle puisse les admirer avant de les mettre en vente.

Effectivement, il y avait des jolies dagues. Certaines en acier, d’autres en bronze. Une semblait être en pierre taillée et Zaniya savait que c’était un couteau de rituel pour nécromanciens, car elle avait eu de drôles de camarades de classe. Et de drôles de classes. Elle n’avait pas forcément adoré ces trois mois de Dommages Collatéraux de Sortilèges. Mais le plus intéressant c’était un couple de dagues de combat rapproché donc le manche était visiblement en bois sanguin, avec des marquages elfiques, mais la lame était transparente. Après avoir demandé la permission, Zaniya en prit une et testa la solidité de la lame.

- Ce n’est pas du cristal … ni du verre. Du transpacier ?

« Ouaip ! La marque de l’artisan est à moitié partie mais j’pense que c’est issu du stock des Forges de Chikagai. Ou du marché noir mais c’pareil. »

Zaniya observa les armes avec attention, les caressant presque. Le plastacier était tranchant et solide, mais pas le plus coupant. Parfois, l’appel de l’aventure et de la nature résonnait en elle, faisant écho à sa nature profonde. Mais elle était bien à Seïka, malgré ses râleries quotidiennes. Et elle aimait son métier. Soigner, traiter, accompagner. C’était sa vie, ce genre de chose. Qu’il s’agisse de le faire au travail, ou en dehors, comme quand elle avait aidé d’urgence pendant ses congé les victimes du crash du dragon, mais ce n’était que le plus récent exemple d’une très longue liste.

- Y a moyen de les réserver ? J’ai pas encore bouclé mon budget du mois.

« Jusqu’à la prochaine pleine lune, j’peux v’les mettre de côté. Pas plus. »

- Parfait, merci Rajekh. Je repasserai les prendre une autre fois !

Zaniya recula de l’étal dédia aux dagues et replaça une mèche bouclée derrière son oreille. L’armurier d’un autre côté avisa l’heure et soupira. Pas une seule vente de l’après-midi, un comble alors qu’avec le dragon et les quêtes, son chiffre d’affaires aurait dû grimper. Il annonça qu’il devait fermer.


Sauf que tu fais des prix bien trop hauts, même si t’as des arrivages de qualité indiscutable. Pff. Allez j’ai encore des choses à faire de toute façon.


Après avoir jeté un dernier coup d’oeil à la hache, Zaniya salua l’armurier et sortit de la boutique, s’engageant dans la rue. La plupart des magasins fermaient leurs portes à cette heure-ci et elle ajusta légèrement son trench en cuir un peu usé mais parfaitement imperméable, pressentant le mauvais temps à venir.

•••

~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 28/04/2017
Messages : 22
Race : Humain
Pouvoir : 404
Habitat : Capitale, quartier résidentiel
Métier : Mercenaire en herbe
Soras : 512
Avatar utilisé : Ye xiu de Quan zhi gao shou
Autre(s) compte(s) : Nop
Couleur de dialogue : #990000

Stats & inventaire
Attaque/Esquive/Magie: 55/65/0
PVs:
50/50  (50/50)
Inventaire & équipement:
Kimura HiroseMar 9 Mai 2017 - 18:36

Ah les boutiques de fringues. Le meilleur moyen pour se rendre compte d'à quel point on peut être exigeant en matière vestimentaire. Et aussi combien on peut tenir à son budget, quand on voit les prix de certaines choses. Un t-shirt masculin en taille assez longue, manches courtes, en motif de crâne rigoleur sur fond sombre et enflammé ? Mais avec ce prix, combien de paquets de pâtes peut-on acheter, combien de repas dans une cafét' on peut se permettre, et combien de fois il supportera la machine, surtout, au vu des matériaux pour le produire ?

Tant de questions me tournant autour tandis que je lançais un regard discret à mon portefeuille ; qui me fit claquer la langue. Intérieurement, je voulais étendre ma garde-robe à du... Disons un peu moins conventionnel. Et les boutiques plus typées démon avaient de quoi plaire. Les motifs sombres, le look un peu bad boy, ça avait de quoi m'intéresser, au vu de mes nombreuses chemises uni couleur et t-shirt simplistes. Et avec seulement mon manteau pour me permettre d'être un peu... Plus que simple, ou à la rigueur un ensemble, je devais l'admettre : Je voulais du changement.
J'avais besoin de trouver de quoi mettre quand je prendrai mes jours de repos, ou pour m'exprimer un peu. Une idée qui m'aurait semblée impensable il y a un an de cela, alors que je levais les yeux en me rappelant de cette époque controversée, mais qui pour l'heure m'était permise.

M'était à moitié permise, car la contrainte de ce nouveau monde était l'une des plus habituelles.
Pourrai-je me permettre une telle dépense ?

J'enviais ce démon, à la caisse. De quoi le rendre assez caractéristique, des ailes courtes, un air un peu bourru, mais qui restait apparemment courtois devant la pauvre caissière elfe lui arrivait à peine à la moitié du torse.
Petite elfe qui quitta dans le plus grand stress la caisse avec un t-shirt rose que lui avait confié le client, avant de passer devant moi et farfouiller pour en tirer un modèle plus grand.

Un métier qui ne m'aurait sûrement pas plu, au vu de mes connaissances vestimentaires. Et qui semblait bien difficile pour elle. Mais on ne pouvait pas juger sur les apparences, de ce que je comprenais de la conversation. Un haut rose pour son petit-ami, avais-je cru entendre. Cette pensée me fit sourire. On ne pouvait vraiment pas juger sur les apparences. Un démon au grand cœur et ouvert.

Mais je pouvais juger nombres de vêtements comme impossible, en face de moi, par leur apparence. Les trous à l'arrière auraient pu faire classe, si tenté que j'ai des ailes aussi pour les cacher Bien ma veine, de n'être qu'un simple humain parmi d'autres, mais ce haut un peu macabre me plaisait dans l'idée. Alors j'attendais qu'elle finisse de traiter avec son client pour m'avancer. Elle semblait quelque peu rassurée de ne pas avoir affaire à une montagne de muscle, mais s'excusait vraiment trop à la minute.
Rien de ce genre pour un homme humain. Pas de chance. Et ce n'était pas la première boutique à me faire un tel constat.
Et il commençait à se faire tard, aussi dus-je déposer cette trouvaille à sa place avec regret, pour permettre la fermeture de la boutique.

Les mains vide, avec mon manteau pour seul réconfort, c'est avec regret que je me lamentais également de ne pas avoir pris mon paquet.
Tout ira bien, je m'étais dit. Tu vas pouvoir trouver des trucs qui te plaisent et vite rentrer, que j'avais pensé. Pourquoi tu veux me frapper je suis ta conscience ! que j'étais en train de penser envers moi-même.

"Ouais... L'avantage, c'est que je serai tranquille sur le nombre de paquets de pâtes que j'aurai à la fin du mois." Tentai-je de me réconforter. De me convaincre. J'avais besoin de bouger un peu. J'avais besoin d'un remontant. Et la maison était encore loin. Peut-être que j'irai boire un coup, comme ça, dans le bar où on se réunissait avec les collègues de chantier au début de l'année.

Mais ça sentait un peu la pluie. C'était discret comme odeur. Mais il allait définitivement pleuvoir.

"Et merde..." Un soupir s'échappa, dans ma lamentation à voix basse, alors que je marchais les mains dans les poches "Manquerait plus qu'il pleuve maintenant, tiens." Je serrai le poing, avant de sortir ma main droite ouverte, la paume vers le ciel, le regard dans la même direction, en marchant lentement, distrait.
Soit. S'il devait pleuvoir, envois tout ce que tu veux, le mec tout là-haut. Donne ton A-game, l'orage et tout si tu veux. Pour ce que j'en avais à faire maintenant. J'étais contrarié, j'étais un peu grognon. De toute façon j'avais mon manteau et un pull sombre comme les nuages. J'étais prêt. Et là, pour une raison évidente, je baissais la tête.

Et me décalais d'un coup, manquant de tomber du trottoir, en voyant une personne au dernier moment. Spectacle parfaitement ridicule, dans un grand bruit de raclement de chaussure au sol, mais le mouvement avait empêché une nouvelle rencontre percutante.

"Excusez-moi, je ne faisais pas attention." Inutile de mentir et, ça n'avait pas entrainé de percussions quelconque "Passez une bonne..." Mais, un instant juste, je m'étais interrompu.

Hum.
Mon regard, auparavant écarquillé par la surprise de la situation, venait de se calmer un peu. Ou plutôt, dévisageait mon interlocutrice dans la limite du socialement acceptable. Et peut-être par un réflexe mécanique de mon corps, ma main droite se porta vers mon épaule gauche.
Quelques mois avant, quand je commençais tout juste le métier sur les chantiers, plus par une certaine immaturité, ou par volonté de faire ses preuves par reconnaissance de l'opportunité, un faux mouvement avait suffit à me bloquer l'épaule. Ou plutôt, un nerf dans les environs de l'oreille à l'épaule, quelque chose dans ce genre. Un délice de douleur et d'incapacité motrice.
Et me regardez pas comme ça, à l'époque de mon ancien monde, le truc le plus dangereux que j'avais jamais soulevé était un paquet de course pour un anniversaire surprise. Laissez-moi tranquille quand je me penche mal pour soulever deux sacs de ciment à la fois ! Même si c'est idiot à faire !

Mais je clignais des yeux, en me disant qu'elle ressemblait quand même pas mal à cette personne qui, dans la situation, m'avait soigné sans vraiment demander quelque chose en retour. Et à qui je n'avais jamais eu l'occasion de vraiment montré mes remerciement, jugeant le simple merci donné à l'époque avant d'être emmené bien insuffisant.

"... Seriez-vous médecin par hasard ?" La question était sortie de nuls parts. Mais quitte à m'être trompé, autant aller jusqu'au bout, non ? Même si ça pouvait porter à confusion avec mon geste précédent.

"Excusez la soudaine question, mais je ne peux m'empêcher de penser que je vous ai déjà croisé . Un jeune homme qui s'était blessé bêtement sur un chantier, c'était quand... Il y a quelques mois, je dirai ? Est-ce que, par hasard, ça vous rappelle quelque chose ?"
Oui, je tentais de clarifier de potentiels mal-entendu qui auraient pu naître d'accoster quelqu'un au hasard dans la rue. Ou même, si elle était médecin, je m'étais rendu compte qu'en me tenant l'épaule - et par conséquent, j'avais relâché ma main en m'en rendant compte - elle aurait pût penser à une blessure ou quelque chose.
Et ô grand oui, j'avais parfaitement conscience que ça me faisait passer pour un idiot, de me décrire comme ça. Mais qu'importe. Juste, qu'importe. C'était peut-être une occasion de la remercier correctement pour ce qu'elle avait fait.

Mais quelque part, j'avais ce sentiment que c'était bien elle. Et sans parler de destin, c'était quand même une rencontre inespérée, si elle se souvenait d'un patient parmi d'autres ; et qui suffisait à me faire sourire légèrement malgré le fait que je sois revenu bredouille d'une dizaine d'enseignes.

•••

Objectif : demander un titre Faildelabalisestrike.

~ Thanks Ren pour le kit rapide mais efficace ;w; ~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 27/11/2016
Messages : 66
Race : Nymphe
Pouvoir : Chiropraxie
Habitat : Académie / Vieux quartier
Métier : Infirmière
Soras : 169
Avatar utilisé : Annabeth Chase de l'univers Percy Jackson
Autre(s) compte(s) : Lilà Inyoni // Estèl L. Inyoni
Couleur de dialogue : Orange

Stats & inventaire
Attaque/Esquive/Magie: 60/50/45
PVs:
50/50  (50/50)
Inventaire & équipement:
Zaniya LäkareMar 9 Mai 2017 - 20:03

Quelqu’un approcha et un crissement de chaussures sur le sol se fit entendre.
La nymphe se tendit par réflexe mais l’impact n’eut pas lieu – il s’était décalé au dernier moment. Zaniya se tourna vers le nouveau venu qui se confondait déjà en excuses et quelque chose de familier l’empêcha de réagir de suite.

Elle prit quelques secondes pour le dévisager et le détailler, ses yeux d’argent se posant sur le mouvement instinctif sur l’épaule alors que son cerveau reprenait l’historique médical possible pour le reconnaître. Le fait qu’il la dévisage lui aussi était une autre preuve qu’ils s’étaient probablement rencontrés avant, mais Zaniya n’avait pas une vis si trépidante que ça hors du travail, il devait donc avoir été un patient temporaire à un moment ou à un autre.

Hum … Vu l’épaule, la carrure et la voix… Nerf coincé dans la nuque, traumatisme lié à une mauvaise posture et à une surcharge trop longue … Hm. Visiblement vu la tension du cou, ça s’est arrangé, mais il doit s’en souvenir.


Sa mémoire était parvenue à la même conclusion que son interlocuteur visiblement, et elle se sentit un peu fière. Après, elle soignait majoritairement des marmots alors les autres cas lui restaient en tête. Zaniya balaya ses excuses d’un haussement d’épaule tranquille, ne voulant pas s’étendre là-dessus, surtout si elle le connaissait, même vaguement.

"... Seriez-vous médecin par hasard ?" qu’il demanda d’un air fasciné et un peu étonné, presque. "Excusez la soudaine question, mais je ne peux m'empêcher de penser que je vous ai déjà croisé. Un jeune homme qui s'était blessé bêtement sur un chantier, c'était quand... Il y a quelques mois, je dirai ? Est-ce que, par hasard, ça vous rappelle quelque chose ?"

Zaniya hocha légèrement de la tête et sortit la main droite de sa poche pour la tendre au jeune homme, pour une poigne ferme et assurée, tout en le saluant d’une voix calme.

- En effet. Je suis Guérisseuse, l’équivalent des médecins ici. Et je vous reconnais, bien que nous n’ayons guère échangé ce jour-là… Nerf coincé il me semble ?

Il avait été trop occupé à retenir ses cris de douleur sous le massage en profondeur infligé par la nymphe pour débloquer les muscles et libérer le nerf. Elle n’y allait pas de main morte mais c’était toujours pour le mieux, et elle en avait profité pour engourdir son bras pour qu’il se remette plus facilement. Heureusement qu’elle faisait son footing quotidien quand elle avait entendu son cri de douleur sur le chantier.

- Pas de sacs plus lourds que vous cette fois-ci, ou d’échafaudage pour avoir une vue sur la ville en travaillant ?

La taquinerie était assortie d’un petit sourire en coin de la part de la blonde, mais la question était à moitié sérieuse. Toujours trop sérieuse quand ça concernait la santé. Cela dit, vu son réflexe, la blessure, bien que très mineure selon le point de vue de Zaniya, devait l’avoir marqué.

En même temps, y a deux semaines, quatre élèves sont revenus brûlés, lacérés, gelés et mordus par un dragon … Mais ils avaient été à l’aventure le nez en l’air, tandis qu’il travaille, lui. Ça n’a pas grand-chose de comparable hein. Lui au moins a l’air d’être à peu près lucide sur sa santé, contrairement à ces crétins qui croient que leurs armes et pouvoirs remplaceront le soin qu’ils doivent apporter à leur corps s’ils tiennent à ce qu’il reste intact.


La blonde sentit l’odeur de la pluie approcher un tout petit peu avant que les gouttes ne s’écrasent autour d’eux. Elle jeta un coup d’œil au jeune homme, de haut en bas, avant de regarder autour d’eux. Il n’avait pas de sacs, pas plus qu’elle à vrai dire, puisqu’elle avait ses affaires principales dans les poches de son trench, et dans une petite sacoche de ceinturon sous la veste. Vu l’heure et son attitude un peu distraite, l’infirmière supposait qu’il avait dû se balader plongé dans ses pensées en ville.

- En tout cas, si vous êtes en état de vadrouiller le nez en l’air, c’est que vous allez mieux j’imagine !

Le sourire de la nymphe était chaleureux malgré tout, car elle était sincèrement contente de le voir en bonne santé, et rencontrer quelqu’un quand on ne s’y attend pas est toujours plaisant. Une petite discussion ne peut qu’être salutaire pour l’âme et l’esprit, de toute manière, et dernièrement, elle parlait plus souvent à Satô qu’à quelque autre adulte que ce soit.

•••

~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 28/04/2017
Messages : 22
Race : Humain
Pouvoir : 404
Habitat : Capitale, quartier résidentiel
Métier : Mercenaire en herbe
Soras : 512
Avatar utilisé : Ye xiu de Quan zhi gao shou
Autre(s) compte(s) : Nop
Couleur de dialogue : #990000

Stats & inventaire
Attaque/Esquive/Magie: 55/65/0
PVs:
50/50  (50/50)
Inventaire & équipement:
Kimura HiroseMer 10 Mai 2017 - 20:23

C'était bien ça. Une guérisseuse de passage, quand j'avais voulu jouer le héros à porter pas loin de mon poids en une fois, après déjà quelques heures d'efforts intensifs au soleil. Et si autant ça avait pu me marquer - Disons qu'une douleur d'un nerf bloqué, sur l'instant, ça peut faire un peu mal - j'étais agréablement surpris qu'elle s'en souvienne également.

Enfin, ça s'était surtout traduit par un sourire en me disant qu'elle me reconnaissait, alors que je serrai la main de la jeune femme en retour, suivi d'une certaine crispation de mon visage avec un rire nerveux en me souvenant du moment de cette rencontre et le traitement qu'il avait fallu.
Même s'il avait été efficace, et m'avait épargné bien du temps d'inactivité - et Dieu sait que, dans cette période, devoir prendre un congé d'un mois ou deux aurait été pénalisant pour ma situation, à l'époque, excessivement précaire. Malgré tout, un nerf coincé comme ça, c'est douloureux. Je l'ai déjà mentionné ?

Mais à la taquinerie, je laissais un autre sourire se dessinait sur mon visage, quelque peu amusé :

"Malheureusement" Commençais-je, sur le même ton léger et amical "Je n'ai même pas réussi à avoir le poids ni d'une conserve, ni d'un t-shirt, de ma sortie. Et pour l'échafaudage, je l'ai laissé il y a quelque temps déjà, mais la vue aura été bien agréable, tout là-haut." Un léger rire s'échappa même de ma bouche, en y repensant. Cette année en métier manuel avait été agréable, même si elle avait eu ses hauts et ses bas. "Mais quelque part, je suis content de vous croiser avec deux bras fonctionnels, c'est tout de même bien agréable de croiser quelqu'un en pouvant lui serrer la main." Sur la taquinerie, je la suivis volontier.

Ironiquement, si c'était par un trop grand poids que je l'avais croisée la première fois, c'était bien les mains vides que je la recroisais maintenant. Une ironie double, si les mains prises ne peuvent saluer, ce sont des mains libres qui peuvent maintenant la remercier.

Et une goutte tomba sur mon nez, me faisant faire une légère grimace, et passer le dos de ma main pour l'enlever. Bah tiens. Évidemment, c'est quand quelque chose de positif arrive qu'il faut qu'il commence à pleuvoir. Pensais-je, intérieurement agacé.
Mais pas question de louper cette chance. Kimura, sois un homme.

"Mais sinon ce jour-là, vous m'avez ôté une sacrée épine. Je m'en porte bien mieux maintenant." Avouai-je, d'une voix franche. "Mais je ne sais pas si vous allez me dire que c'était votre métier ou par conscience professionnelle... Mais je tiens quand même à vous remercier." Je laissais ma main, encore vers le ciel, prendre quelques gouttes qui commençaient à tomber. J'hésitais un instant, avant de la regarder avec une certaine douceur. Ou plutôt, chaleur : "Est-ce que je peux au moins vous inviter à boire un verre, ou quelque chose ? C'est surement audacieux de ma part, mais je ne pense pas avoir une telle occasion de vous montrer ma grattitude."
Et, en balayant la pluie sur ma main, je continuais : "Et avec un peu de chance, la pluie se sera peut-être calmée, le temps d'une boisson." Et pour enchérir, j'ajoutais un peu moqueur "Et pour quelques raisons obscures, je connais quelques enseignes. Aucune raison que ça ne soit à cause de collègues après le boulot. L'un des bars d'ici sert un petit cocktail de fruits fantastique, de ce que j'ai compris."

"Si bien sûr, l'idée vous dit et si vous n'avez rien à faire ?" Avais-je hasardé, ne voulant pas la brusquer alors que le ciel se montrait capricieux.

Peut-être avais-je montré un peu d'audace, mais il y avait bien de la sincérité dans mes propos. Même si une boisson n'était pas chère payée pour ce qu'elle avait fait, ça pouvait être un geste bête mais quelque peu agréable pour quelqu'un s'occupant à longueur de journée de personnes d'être remerciée comme ça.
Du moins, je pouvais penser être l'un des seuls idiots à se dire ça. Et à se dire qu'il voudrait remercier quelqu'un de cette façon sur la chance improbable de le recroiser.

Et une enseigne ou deux ne devaient pas être bien loin. Se prendre une saucée maintenant serait dommage, alors qu'une discussion au calme pouvait se lancer.

•••

Objectif : demander un titre Faildelabalisestrike.

~ Thanks Ren pour le kit rapide mais efficace ;w; ~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 27/11/2016
Messages : 66
Race : Nymphe
Pouvoir : Chiropraxie
Habitat : Académie / Vieux quartier
Métier : Infirmière
Soras : 169
Avatar utilisé : Annabeth Chase de l'univers Percy Jackson
Autre(s) compte(s) : Lilà Inyoni // Estèl L. Inyoni
Couleur de dialogue : Orange

Stats & inventaire
Attaque/Esquive/Magie: 60/50/45
PVs:
50/50  (50/50)
Inventaire & équipement:
Zaniya LäkareJeu 11 Mai 2017 - 19:29

Il avait une poigne ferme et tranquille. La Nymphe apprécia, même si en récupérant sa main, son odorat capta une fragrance qui lui plut moins, mais soit, chacun ses goûts et habitudes, elle n’était pas sa guérisseuse attitrée après tout. Elle avait juste eu la bonne idée d’être là au bon moment et de faire son métier avec efficacité.

Aussi les remerciements prirent la blonde au dépourvu, la proposition aussi, et Zaniya se sentit décontenancée par son insistance pour la remercier de quelque chose qui lui paraissait couler de source. Néanmoins, l’attitude du jeune homme et sa manière de parler étaient celles d’une personne déterminée, et ce n’était pas elle qui tiendrait tête à quelqu’un qui a une idée en tête …

Ce serait un peu l’hôpital qui se fiche de la charité … M’enfin, s’il y tient tant que ça, je n’ai rien de bien excitant de prévu ce soir, autant discuter un peu. Il a de l’humour, déjà, ça ne peut pas être une mauvaise soirée.

Elle avait tendance à refuser les remerciements malgré tout. C’était normal, c’était sa vocation. Mais d’un autre côté, les gamins la remerciaient rarement, tant pour acquis que quelqu’un les retape quand ils étaient en mauvaise posture, et elle avait peu de patients hors périmètre scolaire.

Et puis zut alors, il avait suivi ses notes d’humour, avait un sourire engageant et l’allure sympathique. Combien de chances y avait-il pour qu’elle recroise un patient qu’elle avait aidé de façon si brève, et qu’il s’en souvienne ? Exactement. Presque aucune. En plus elle n’aurait pas forcément à jouer l’adulte responsable et qui recadre les gosses ; même si il était peut-être un peu plus jeune qu’elle – mais si c‘était le cas, ce n’était pas de beaucoup – il était tout de même plus adulte que les crétins qui se mettaient en danger tous les trois matins à Seïka.

Alors que la pluie commençait à sérieusement tomber, Zaniya hocha la tête avec un petit sourire engageant sur les lèvres. Elle n’était pas au travail, elle n’était pas dans une situation professionnelle, bien qu’il y ait un lien ; elle pouvait se permettre d’être juste la femme qu’elle était sous sa blouse de tous les jours, et ma foi, y avait pire qu’un homme musclé et très avenant pour passer une soirée. Si elle était honnête avec elle-même, elle dirait même qu’il avait l’air plutôt appétissant, mais c’était hors contexte, n’est-ce pas ? Juste un verre pour la remercier, un brin de discussion, et ils ne se retrouverait certainement plus par la suite, noyés dans la masse de la ville.

- Va pour le verre alors, mais pas dans un de ces bouis-bouis glauques et bon marché. Vu la réaction rapide, le traitement efficace, et gratuit, j’attends un peu de qualité et de galanterie, évidemment ! Mais je vais me fier à vous pour le choix, car je ne m’aventure pas souvent dans de nouveaux endroits avec des inconnus.

La blonde fit un clin d’œil à son patient temporaire, un petit sourire aux lèvres. Resserrant son trench en cuir autour d’elle, elle emboîta le pas de Kimura, les mains dans ses poches. Marchant à sa hauteur, la nymphe essayait tout de même de mettre en sourdine ses réflexes de diagnostic – déformation professionnelle. Mais c’était pas facile. Elle ne souhaitait pas lire d’informations dans son attitude ou attirer l’attention sur l’aspect médical qui dominait dans sa vie plus qu’elle ne l’avait déjà fait. Quitte à avoir un peu de temps libre, autant s’éloigner du boulot, non ? Le bruit des bottes de l’infirmière résonnait contre le pavé alors qu’ils avançaient, mais même avec, le jeune homme la dépassait d’une bonne tête.

- Alors où allons-nous boire ce verre, audacieux jeune homme ? Avant que la pluie nous fasse attraper froid, de préférence, ce serait dommage que vous deviez entre passer entre mes mains pour raison médicale, deux fois en deux rencontre, ça fait beaucoup !


•••

~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 28/04/2017
Messages : 22
Race : Humain
Pouvoir : 404
Habitat : Capitale, quartier résidentiel
Métier : Mercenaire en herbe
Soras : 512
Avatar utilisé : Ye xiu de Quan zhi gao shou
Autre(s) compte(s) : Nop
Couleur de dialogue : #990000

Stats & inventaire
Attaque/Esquive/Magie: 55/65/0
PVs:
50/50  (50/50)
Inventaire & équipement:
Kimura HiroseSam 13 Mai 2017 - 22:06

Décidément, cette soirée s'annonçait bien fort sympathique en compagnie de cette demoiselle. Seules quelques phrases avaient été échangées, mais on pouvait commencer à voir les petits coups dans les dos, les petites pics amicales et autres brimades bons enfant.

Même sous la pluie, même lorsque le temps avait décidé de sortir un peu plus le grand jeu, elle restait tout à fait capable de réclamer de la qualité pour un soin gratuit. Un haussement de sourcil amusé, un léger rire, je ne pouvais pas retenir cette occasion pour la suivre dans la taquinerie :

"Une prestation gratuite, demandant quand même de la qualité ?" Lançais-je, les sourcils relevés, et l'air faussement choqué avant de poursuivre "Jamais quelque chose de gratuit ne m'a semblé aussi peu cher payé alors !" Mais le ton restait léger pour la suivre dans cette marche.

Mais maintenant, il fallait réfléchir vite. Parce que l'eau, ça trempe à force. Et à rester là dans la rue, à commencer à marcher sans but, ça n'allait pas aider. Et finir en tant que patient une nouvelle fois, même si c'était pour un rhume léger ou rien de bien violent, ça n'aurait pas l'air si agréable que ça en avait l'air.
Éternuer n'aurait rien ni de sympathique, ni romantique, et certainement rien de bon pour inviter.
Même si l'idée qu'une jeune guérisseuse s'occupe de vous pouvait sembler assez intéressante, il fallait le reconnaître. La santé et discuter d'autre chose que l'aspirine à prendre ou d'où vous avez mal, ça pouvait aussi avoir un certain charme. Même si le sourire de l'infirmière n'en restait pas moins charmant, je devais bien l'admettre.
Et elle me donnait envie de me relâcher un peu. Une deuxième chance en soi, de pouvoir avoir quelqu'un avec qui discuter sans avoir besoin de plus de formalités qui soit. Et elle ne semblait pas avoir de scrupule à la taquinerie, il n'était pas question que je m'en empêche trop non plus !

Mais tiens, elle n'avait pas fait mention d'endroit obscur et peu connus dans ses propos et, depuis cette rue, avec un peu de marche... Au moins un bar pourrait être sympa, même s'il n'était pas très connu du grand public pour son caractère quelque peu trop fin.

Mais pour l'heure, je retirais mon manteau pour la galanterie de nous faire une sorte de protection contre la pluie, avant de l'inviter à nous mettre en route.

"Eh bien, ma très chère demoiselle, abritez-vous sous mon modeste manteau." Oui, un petit clin d'œil volontaire, mais l'intention était véritable. Même si on pouvait entendre la protection se faire bombarder, au moins on pouvait se dire que c'était ça de moins sur la tête "Je vous propose un arrêt à un petit bar fort sympathique qui, j'espère, saura vous plaire avec son ambiance rétro, et sa touche de bois bien agréable." Oui, la voix se voulait sérieuse, tout comme la marche, mais sans le manteau, il fallait le reconnaître : tout rendait moins classe chez moi.

Mais le petit bar se trouvait dans une des rues ramenant à la grande rue principale. Connu de quelques initiés, ou curieux se baladant en groupes pour des tournées.
Et, devant rester quelque peu penché pour ne pas faire basculer toute l'eau de son côté, et espérer la conduire aussi sec que possible, je pouvais m'estimer heureux qu'il ne soit qu'à deux minutes.
Passer les pavés humides, l'odeur agréable de la pluie remontant du bitume, la fraicheur de l'air, on arriva assez rapidement dans ce petit bar dont l'enseigne affichait fièrement, sur un panneau de bois, son nom : Le Vermillion Sea.

Et ce nom n'était pas volé. Sur le porche, j'entrepris d'ouvrir la porte pour la tenir à la jeune femme, lui laissant le manteau, pour lui signifier d'un mouvement de main d'entrer.

"Après vous, mademoiselle." Lui dis-je d'un sourire chaleureux. Je n'étais pas en train d'exagérer la galanterie, mais un minimum de bienveillance ne pouvait pas faire de mal, non ?

Et bienvenue dans ce petit bar, comportant peut-être juste une dizaine de tables - dont une pur quatre au fond. Mais le bois de chêne véritable, peint et traité pour le rendre lisse et un poil plus vivant, plus expressif ; les chaises et banquettes, rembourrées avec un cuir lui aussi traité, dont les nuances de rouges diverses et enflammées se montraient à l'image de l'automne ; et n'oublions pas la petite touche rétro, d'un comptoir où le barman, de sa moustache taillée fièrement, le mettait en évidence avec son shaker.
Une musique jazz, probablement des années 50 ou 60, les initiés le sauront - moi-même n'en faisant pas partie, de ces initiés, je ne pouvais trouver la musique qu'agréable - sortait d'un appareil près de l'entrée. D'un véritable jukebox, dans les mêmes tons que le reste du bar ;
En exposition, un véritable tourne-disque se trouvait au fond de ce bâtiment, avec une bibliothèque plus qu'acceptable de tourne-disques.
Et pour le barman, son imposante carrure et son raffinement étaient à remarquer immédiatement. Son âge - d'au moins 50 ans - se lisait sur ce visage à la fois dur et accueillant.
Et son léger accent russe ressortant à chacune de ses phrases, il posa ce qu'il était en train de nettoyer pour une révérence, avant de s'adresser à nous, de son léger accent et sa voix posée :
"Bienvenue, mademoiselle, monsieur. Attendez-vous d'autres personnes ? Auquel cas, je serai navré, la table pour quatre a déjà été réservée. Mais si vous n'êtes qu'à deux, installez-vous donc, je vous en prie, la maison vous accueille."

Il fit un signe de la main, désignant quelques-unes des tables libres avec des banquettes, tandis qu'il récupérait, sur une étagère au-dessus du bar, la carte variée.

Alors, j'emboîtais le pas de la jeune femme en entrant, passant ma main dans mes cheveux pour chasser autant d'eau que possible dehors avant de fermer la porte.
Une chaleur agréable se faisait sentir dans le bar. Bien heureux de ne pas porter de lunettes à cause de ce contraste avec l'extérieur, l'ambiance était la même que quelques mois auparavant, quand on y avait été avec des collègues; musique légère, les couleurs, l'odeur du vrai café et de diverses boissons flottant encore, en harmonie, dans l'air ; Er les mêmes machines à cafés, moule à grain et autres merveilles se trouvaient derrière notre hôte, renforçant ce côté authentique faisant l'unanimité chez les habitués.
Il y avait quelques personnes attablées, des cocktails de fruits, des cafés entamés ou terminés, et on finit par se mettre d'accord sur une table un peu tranquille, ou du moins, à une table d'écart d'un autre couple de personnes.

Et une fois assis, je la toisais doucement du regard en souriant "J'espère que votre voyage sur la ligne Kimura vous a plus." Et, pour continuer, je me présentais, ayant déjà révélé mon prénom "Et où sont mes manières. C'est un peu tard, mais je m'appelle Kimura Hirose, et je serai votre modeste compagnon. Aurai-je l'honneur de connaître le nom de ma sauveuse ?" Un autre clin d'oeil, une voix plus sincère et chaleureuse, le temps d'une réponse avant que le barman n'arrive pour nous donner les cartes, en nous disant de ne pas hésiter à l'appeler quand le choix serait fait.

Et sur toute la carte, une sélection de chocolats, cafés, quelques thés, cocktail de fruits, ou d'alcool pour connaisseur s'étalaient. L'ensemble étant préparé maison, avec la plus grande touche d'attention.
Et honnêtement, le petit chocolat viennois que j'avais pris la dernière fois que j'étais venu m'avait suffisamment marqué pour que je veuille le reprendre.

Un regard à la jeune femme, je lui fis part de mon propre choix, non sans lui vanter l'authenticité du chocolat utilisé pour le faire. Et un peu de chaleur après cette trombe allait faire du bien.

•••

Objectif : demander un titre Faildelabalisestrike.

~ Thanks Ren pour le kit rapide mais efficace ;w; ~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 27/11/2016
Messages : 66
Race : Nymphe
Pouvoir : Chiropraxie
Habitat : Académie / Vieux quartier
Métier : Infirmière
Soras : 169
Avatar utilisé : Annabeth Chase de l'univers Percy Jackson
Autre(s) compte(s) : Lilà Inyoni // Estèl L. Inyoni
Couleur de dialogue : Orange

Stats & inventaire
Attaque/Esquive/Magie: 60/50/45
PVs:
50/50  (50/50)
Inventaire & équipement:
Zaniya LäkareLun 15 Mai 2017 - 18:28

Zaniya apprécia le geste galant, bien qu’elle n’en ait guère besoin. Sa nature de Nymphe aimait la nature – sous toutes ses formes – et la pluie ne la ferait pas fondre. Elle n’était, après tout, pas en sucre. Mais bon, ce jeune homme était avenant et sympathique et ma foi, après tant de temps passé au milieu d’adolescents égocentrés, ce n’était pas plus mal.

Le manteau par dessus eux était un définitivement masculin et une fragrance de tabac s’échappait discrètement du tissu (du moins discrètement pour quelqu’un de normal, probablement ; mais la blonde avait un odorat considérablement développé). Entre son propre trench en cuir et le manteau, elle était bien à l’abri de la pluie.

- Je vous remercie, et allons donc, soyons fous. Je vous suis.

Ensemble ils avancèrent sous les gouttes qui tombaient, plus serrées encore, et bientôt il l’amena devant le bar de son choix. La nymphe jeta un œil à l’enseigne. « Vermillon Sea », panneau de bois, et il avait parlé d’ambiance rétro. Au moins, ça ne semblait pas être un bouge obscur. Zaniya s’avança donc pour entrer et, une fois à l’abri, lui tendit le manteau afin qu’il puisse le récupérer avec un petit sourire.

Le bar était une merveille. Zaniya aimait les choses un peu authentiques, un peu traditionnelles ; son appartement, dans le vieux quartier, n’était que bois, cartes et livres anciens. Aussi l’ambiance de l’endroit – entre les fauteuils, le décor, les couleurs, l’agencement, l’ambiance jazzy, les odeurs chaleureuses… même les quelques objets incongrus, comme le jukebox, étaient vintage – la conquit immédiatement. Il fallait dire qu’entre la lumière, les matières et la taille limitée, tout était cosy et plut à l’infirmière qui n’avait pas spécialement le temps de profiter de ce genre d’ambiance souvent. Et le jeu des couleurs lui rappelait l’automne, sa saison préférée.

Après un accueil poli et pragmatique, et une petite discussion avec son accompagnateur, la nymphe se dirigea vers une petite table à l’écart et s’installa près du mur, avec vue sur la salle. Elle aurait ainsi une vue sur l’entrée et sur la plupart des gens, l’habitude de devoir surveiller son entourage pour tout signe de détresse ou de difficulté de santé dictant son geste. Zaniya suspendit son trench en cuir sur une patère non loin et dévoila sa tenue du jour, une chemise aux manches trois-quarts à carreaux orangés et rouges foncés, et un jean, sa sacoche de ceinturon toujours à portée de main.

S’installant tranquillement avec assurance, la blonde sourit à son interlocuteur qui s’était aussi installé, tout en faisant glisser son regard mercurien sur ce qui les entourait avec un air appréciateur. Il se présenta et comme toujours, Zaniya mémorisa soigneusement ses nom et prénom, les ajoutant à la sorte de dossier médical mental qu’elle avait sur lui, qui était bien maigre mais qui pouvait servir un jour.

- Enchantée M. Hirose. Je peux enfin vous appeler autrement que M. Nerf-Coincé, ça commençait à faire long ! D’ailleurs, puis-je vous appeler Kimura ?

Le barman, une vraie caricature aux allures sympathiques, leur apporta les cartes, auxquelles l’infirmière jeta un œil rapide, écoutant la suggestion de son hôte en parcourant les noms et descriptions.

- Je pense que je vais prendre un thé à la fleur d’hibiscus et aux extraits de citrouille noire… La journée a été longue et j’ai besoin d’un peu d’énergie infusée pour continuer.

Reposa la carte à plat, Zaniya fit signe au barman pour qu’il puisse venir prendre leur commande. Son accent russe était un régal. La nymphe commanda donc son thé et le chocolat viennois, avec un sourire sympathique et un merci. Le barman s’inclina légèrement et partit préparer les commandes, quand la nymphe se tourna vers Kimura pour continuer leur discussion.

- Quant à moi je m’appelle Zaniya Läkare, et vous pouvez m’appeler Zaniya, tout simplement. Cela dit je ne vous ai pas sauvé, juste aidé sur le moment … revenez me trouver quand vous serez au bord de la mort et là, on pourra parler de sauvetage médical à part entière !

Elle lui fit un clin d’oeil sur la fin de sa boutade, et posa un bras sur l’accoudoir du fauteuil. Ses boucles blondes étaient légèrement humides de pluie, et sa coiffure un peu relâchée, on voyait une oreille pointue, et elle était détendue. Bref, jamais personne de l’Académie ne pourrait croire qu’elle avait une vie en dehors du travail, même s’il la rencontrait là.

Le barman revint avec les boissons, qu’il disposa galamment, la sienne en premier puis celle de Kimura. Zaniya apprécia la petite théière à sa disposition pour l’eau chaude et se servit une mesure de thé qu’elle mit dans le petit ustensile à disposition pour infuser les feuilles, et après y avoir versé l’eau chaude, la tasse se colora en rouge orangé lentement, délivrant ses fragrances florales et sucrées. Elle n’ajouta cependant ni sucre, ni lait, ni citron ; juste le thé qui embaumait autour d’eux, le temps de refroidir un petit peu pour ne pas se brûler.

- L’odeur est divine, l’endroit est magnifique, le barman semble sorti d’une œuvre littéraire … Comment êtes-vous tombé sur cette perle, hm ?

•••

~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 28/04/2017
Messages : 22
Race : Humain
Pouvoir : 404
Habitat : Capitale, quartier résidentiel
Métier : Mercenaire en herbe
Soras : 512
Avatar utilisé : Ye xiu de Quan zhi gao shou
Autre(s) compte(s) : Nop
Couleur de dialogue : #990000

Stats & inventaire
Attaque/Esquive/Magie: 55/65/0
PVs:
50/50  (50/50)
Inventaire & équipement:
Kimura HiroseMar 23 Mai 2017 - 15:26

"Zaniya, un plaisir de vous rencontrer." Le nom de la jeune femme serait retenu dans mon esprit, au moins pouvais-je enfin dire que je la connaissais, maintenant. "Mais s'il vous plaît, ne commencez pas à me porter malheur en parlant d'état de santé bien trop dangereux." Mes sourcils relevés, je l'avais écouté se présenter, avais accepté chaque commentaires taquin qu'elle avait pu me glisser, mais il fallait bien que je lui en rende un peu "J'ai bien prévu quelques années à travailler en tant que mercenaire pour comprendre un peu dans quel monde je me retrouve ; aussi vous tiendrai-je personnellement responsable du prochain dragon qui tombera sur ma maison, ou quelconque bestiole me mettant à deux doigts de la mort. Et je ramperai jusqu'à vous recroiser en ville pour que vous assumiez !"

Mais sur le coup, même si mon ton était à la rigolade, je notais dans ma tête devoir vraiment éviter de me trouver dans une telle situation ; non pas que je ne sois pas un grand fan de la douleur, ou d'avoir un peu mal au boulot pour avancer, mais si possible, je préférais croiser mes connaissances avec quelque chose de moins embêtant, comme un rhume ou, comme aujourd'hui, une bonne santé.
"Mais après, j'admets que pouvoir vous revoir en étant à peu près intact pourrait être agréable, aussi." Le ton était clair, et honnête. Une invitation implicite, ou juste une prière pour survivre ? Peut-être les deux, qui sait.

Après un petit instant de silence pour moi, le temps que l'on commande nos boissons, pour remercier le barman, je repris, plus neutre :
"Mais vous n'avez pas idée d'ô combien ça a pu me sauver. Ou peut-être est-ce exagéré. C'est bizarre à dire, mais j'étais arrivé depuis seulement quelque temps."
Un très court temps, même, pensai-je. "Et ma situation était tout sauf stable. Et devoir prendre peut-être un mois ou deux de congés ne m'aurait pas fait le plus grand bien. Honnêtement, vous m'avez bien tiré du pétrin." Plus neutre, devenant plus sincère à chaque parole, chaque pensée. Voir même plutôt chaleureux, à mesure que mon visage, lui aussi, se dessinait, plus doux. Avec un sourire.
"Donc vraiment, merci, Zaniya."

Un silence court s'était posé, avant que notre hôte russe ne revienne avec les boissons. Une théière d'eau chaude, quelques mesures de thés et un filtre - on pouvait sentir le léger parfum des feuilles et de la citrouille d'ici, avec de l'attention - et le chocolat viennois, cet arôme fort de chocolat. Il était exactement comme dans mes souvenirs.
Il nous annonça nos commandes, déposant d'abord celle de la jeune femme, puis la mienne, avant de s'éloigner en nous souhaitant de profiter de notre séjour à sa table. Mes sourcils se relevèrent encore. Ah, ce cher Domovoï. Il était une des nombreuses raisons de la popularité de ce bar pour connaisseurs. Sa courtoisie, son talent. Tout le personnage, en lui-même.

Après un instant de méditation, alors que de mon côté, je remontais la tasse jusqu'à mon nez pour en humer le parfum, la peut-être elfe - mon assomption venant des oreilles légèrement pointus, et de mon manque de connaissance des races variées de ce monde - me demanda alors comment je connaissais cet endroit.
Oh oui, comment.

Je reposais doucement la tasse, après avoir fait tourner un instant le contenu pour en déformer le nuage.
"Eh bien... Disons que j'ai eu la chance de connaître ce bar il y a quelques mois." Un rapide calcul, le regard levé "Je dirai... 4 mois ?" Un petit hochement de tête satisfait, d'avoir retrouvé ce bar parmi les quelques - nombreux - que j'avais eu l'occasion de connaître "Je ne sais pas si vous avez l'occasion d'y aller, mais un nouveau magasin a ouvert sur la rue commerçante, il y a peu. Un magasin d'intérieur que je peux conseiller. Ange et Maison." Un petit air exaspéré, sur la nécessité des enseignes et leurs jeux de mots improbables "Mis à part l'humour, le propriétaire avait embauché notre compagnie pour construire le magasin. Il n'est pas non plus bien grand, notre équipe pouvait le gérer dans les temps."

Une équipe d'une dizaine, la boutique étant somme toute raisonnable en taille, avec un étage pour entreposer des marchandises, le rez-de-chaussée devant correspondre à une supérette de centre-ville en terme de superficie. Que ce soit des meubles artisanaux, ou du plus moderne, toutes les couleurs étaient disponibles, même si le choix était limité ; mais la qualité y était.

"Du moins, dans les temps si la météo avait été la même que l'année d'avant. De ce que j'ai compris, à cette époque, le temps avait était assez mauvais. On a eu la chance d'avoir un temps clément et avons pût finir en avance." De quoi briser les clichés des ouvriers, que l'on voit flâner le nez à l'air la moitié du temps "D'ailleurs, je n'aurai pas pu participer à ce chantier si vous ne m'aviez pas soigné auparavant. Mais pour en revenir sur l'histoire... Le client était, on ne peut plus, satisfait. Nous avons eu droit à un petit cadeau, en plus."

Et mon regard se porta sur le côté, là où un petit escalier - de seulement quelques marches - menait vers la table de 4, et d'autres tables "Notre patron était... Un fin connaisseur. Du genre à pouvoir trouver l'origine d'un alcool en le regardant, ou à connaître tous les bars fréquentables, ou à ambiance. Et... Il nous a emmenés à ce bar, pour fêter cette réussite, et les contrats que l'on allait avoir par la suite."

Je repris la tasse en main, soufflant un peu sur le contenu avant d'en boire une petite gorgée, avant de reprendre :
"Et toutes les tables du dessus avaient été réservées pour nous. L'ambiance était fantastique, je suis tombé fou de ce chocolat et, à l'occasion, avec quelques collègues, on se réunissait après le boulot ici pour profiter du cadre pour discuter."
Et boire un peu, évidemment, resterait dans mon esprit.  
"Ce bar est vraiment fantastique. Si vous le trouvez déjà magique, comme ça, attendez d'y aller le soir. On a le droit à de la musique par le tourne-disque, et aux vinyles. Et quelques produits sur la carte ne sont disponibles qu'à ce moment. Pour les amateurs, c'est un vrai paradis." Je repris une autre gorgée, un peu plus longue. A force de parler, je commençais à le sentir. Et le goût de ce chocolat, sans trop être amer, restait fort. On le sentait, le goût authentique du chocolat. Cette chaleur, ces arômes, restant en bouche un moment, agréable.

Je reposais la tasse doucement, en regardant la jeune femme. La curiosité de savoir quel être fantastique se trouvait en face de moi resterait une curiosité ; je prêtais attention à ne pas la dévisager de façon impolie, cependant.
Je remarquais que je n'avais fait que parler de moi, pour le coup. Et que je ne lui avais rien demandé ; une impolitesse, que je comptais rattraper.

"Oh, mais je parle, je parle. Mais je ne vous demande rien, dans tout ça, miss Zaniya. Mis à part la précision de vos surnoms - bien que, de mon avis, M.nerf-coincé ne soit pas assez spécifique pour appeler quelqu'un dans la rue" Je lui rendais enfin cette boutade, d'un petit air moqueur mais joueur, sans animosité aucune, alors que je ne faisais pas de meilleurs surnoms e mon côté non plus "Comment pourrai-je venir vous embêter la prochaine fois que je me bloque quelque chose, ou attrapes un rhume, si je ne sais même pas où vous trouver ? Votre invitation me plaît, mais... Je vais être obligé de vous demander plus d'informations pour vous retrouver. Ramper jusqu'à vous retrouver pourrait s'avérer compliqué, si je me trompe de direction en route. Et même si la chance a déjà marché 2 fois, rien ne me dit que j'en aurai une 3e fois." Avais-je lancé, sur le même humour qu'auparavant.

Le flirt n'était pas présent. Il n'y avait que de la curiosité, de l'amusement et l'envie véritable de connaître un peu plus une personne agréable et semblant fréquentable. Et toute la situation se prêtait à merveille à une discussion calme et à la détente, sous les murmures provenant des autres tables, les arômes dans l'air, et la musique douce dans l'air.
Et l'humidité relative des cheveux de chacun, mes mèches sombres commençant à partir doucement où elle voulait, à mesure qu'elles séchaient dans la chaleur de cet établissement.

•••

Objectif : demander un titre Faildelabalisestrike.

~ Thanks Ren pour le kit rapide mais efficace ;w; ~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 27/11/2016
Messages : 66
Race : Nymphe
Pouvoir : Chiropraxie
Habitat : Académie / Vieux quartier
Métier : Infirmière
Soras : 169
Avatar utilisé : Annabeth Chase de l'univers Percy Jackson
Autre(s) compte(s) : Lilà Inyoni // Estèl L. Inyoni
Couleur de dialogue : Orange

Stats & inventaire
Attaque/Esquive/Magie: 60/50/45
PVs:
50/50  (50/50)
Inventaire & équipement:
Zaniya LäkareMer 24 Mai 2017 - 22:16

La nymphe haussa un sourcil, mais son sourire prouvait qu’elle était amusée par les exagérations du jeune homme. Mais la confession qui suivit lui fit chaud au coeur et elle se laissa rosir très légèrement – mais sa peau était très bronzée, et cela ne se voyait pas vraiment.

La boisson était divine. Les fleurs étaient parfaitement dosées pour contrebalancer le côté acidulé de la citrouille sans avoir besoin de sucrer le tout. La couleur rappelait celle des feuilles d’automne sur Terre, et l’eau devait être d’une qualité exceptionnelle vu le goût de fraîcheur qu’elle apportait à une boisson chaude. Pendant qu’elle savourait, Zaniya écoutait les explications de Kimura.

Elle ne fréquentait pas beaucoup le centre-ville. Peu de temps, son métier l’occupait beaucoup, et son temps réellement libre, elle le passait en pleine nature si possible ou à défaut, dans des espaces publics ouverts. Mais au fur et à mesure qu’il décrivait sa découverte et ses habitudes avec ses collègues, la nymphe hochait tranquillement la tête.

J’imagine bien … Après une journée un peu difficile ou exceptionnellement bonne, venir ici discuter et profiter un peu. Rire, boire quelque chose de sympa, avec une bonne ambiance et de la bonne compagnie. Apprécier ce genre de moment tranquille. Ca peut être sympa, oui.

Elle buvait très tranquillement son thé, d’un geste plus pratique qu’élégant, même si jamais Zaniya n’aurait été proprement vulgaire dans son attitude – une habitude qui avait été vite chassée par ses missions d’infiltration et d’espionnage de sa vie précédente et qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de reprendre ici, toujours trop occupée à travailler, étudier ou les deux à la fois.

L’humour semblait être un de ses traits de caractère, décida la nymphe. Il faisait des remarques d’esprit avec légèreté et elle sentait sa bouche s’incurver pour sourire presque sans y faire attention. Voilà qui la changeait des gens qu’elle côtoyait plus régulièrement.

- Franchement, Kimura, si vous rampiez dans toute la Capitale pour me trouver par hasard, vous seriez mort bien avant d’approcher de mon lieu de travail ou de chez moi …

Elle lui fit un petit clin d’oeil avant de reposer la tasse à un tiers vide, et utilisa, comme souvent, ses mains pour appuyer ses dires.

- Je suis Guérisseuse de profession, comme je vous l’ai dit. De façon pratico-pratique, je travaille à l’Académie Seïka en tant qu’infirmière adjointe, bien que je trouve le terme d’infirmière un peu réducteur au vu de mes expériences, domaines de guérison et compétences générales.

La blonde hésita un infime instant. Elle n’était pas une grande bavarde en dehors du travail – elle n’avait guère de choses à dire à son propre sujet, bien consciente de se dévouer corps et âme à sa vocation. Mais il avait déjà donné bien des détails sur lui-même et elle, si peu ; et Kimura semblait d’un naturel avenant qui donnait tout de même envie de discuter. Aussi elle continua un peu.

- Être Guérisseur n’est pas une mince affaire. On voit de tout ; des blessures magiques, physiques, métaphysiques, des maladies étranges, des races improbables … A bien des niveaux, on doit toucher à tout. La médecine générale pour les anthropomorphes, mais aussi ce qui touche aux créatures et aux animaux. Travailler dans un établissement scolaire me permet de voir de tout et continuer à exercer mes compétences de façon très large, mais j’avoue avoir hésité à devenir une Guérisseuse Nomade pendant un moment pour simplement voyager à l’infini et aider les autres.

Son regard se perd dans le lointain quelques secondes à l’idée de voyager à travers le monde, ses mouvements comme suspendus le temps d’une seconde de rêverie, avant qu’elle ne revienne regarder Kimura avec un sourire en coin.

- Mais même en rampant, vous ne rentreriez pas à l’Académie. Vous avez plus de chances de me croiser dans le Vieux Quartier ou dans les parcs de la Capitale, en fait. C’est lors d’une de mes balades que je suis tombée sur vous, d’ailleurs … Et comme vous avez pu le constater, je ne quitte que très rarement mon métier, même en dehors de mon lieu de travail. C’est ma vocation, je dirais.

La fin de sa phrase est presque pensive. Elle n’avait jamais douté – avant elle avait survécu mais gardé son rêve quelque part, maintenant elle le réalisait chaque jour, même si c’était difficile de concilier l’idéal du médecin et les nuits sans sommeil ou les rhumes et allergies à n’en plus finir et aux résultats plutôt dégoûtants. Reprenant une gorgée de thé, elle nota cependant l’intérêt de son interlocuteur pour une partie de son anatomie et eut un éclat de rire silencieux.

- Pardonnez ma curiosité et mes analyses si elles sont fausses, mais jusqu’ici, j’ai cru comprendre que vous étiez un ouvrier, devenu mercenaire, récemment arrivé par ici… J’oserai extrapoler et dire que vous être même récemment apparu ici. Vous n’avez pas de signes distinctifs raciaux visibles, pas d’attributs spécifiques et être d’une apparence relativement commune. Sans offense, évidemment, vous n’avez pas besoin d’avoir les yeux félins ou des écailles pour être quelqu’un de bien ou d’attirant ici. Saviez-vous qu’il y a près de soixante races et sub-espèces répertoriées dans ce monde ? Avec huit méga espèces présentes, mais de multiples déclinaisons, dont la vôtre, celle des humains.

Elle continuait à parler avec ses mains en même temps, puis lui lança un regard franc.

- Sachez juste que je ne suis pas une de ces elfes élégantes et athlétiques, Kimura. Mais si vous demandez gentiment, vous saurez peut-être ce que je suis !

Les murmures de conversation, les odeurs des boissons, la luminosité et le décor rendaient ce moment presque magique, comme hors de la réalité du dehors. Zaniya regrettait juste l’absence de plantes, qui sans l’oppresser réellement, ne lui donnait pas l’occasion d’être pleinement à l’aise non plus.

« Est-ce que tout se passe bien, Monsieur, Madame ? »

La voix du barman, qu’elle n’a pas vraiment observé, toute à sa conversation avec le jeune homme, la fait se tourner et elle lui adresse un joli sourire, désignant d’un geste sa tasse presque à moitié vide.

- Oui, je vous remercie. Ce thé est un délice, d’ailleurs.

•••

~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Old acquaintances ~ [Abandonné]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Enfant abandonné à Morne Calvaire dans un champ de mais
» Enfant abandonné ou tué devant Food for the Poor- Attention photos sensibles
» PACHA petit lhassa apso 9 ans abandonné (62)
» Rufus, caniche abricot de 4 ans, abandonné 2 fois ! (dép56)
» BENJI Shih tzu abandonné à 10 ans (02)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Tsuki's World :: La Capitale :: Le centre-ville-