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Curiosity, curiosity... What a bad thing. || [Abandonné]

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Sarrender Aidoïn KanoorthDim 28 Mai 2017 - 12:15

Curiosity, curiosity... What a bad thing.

ft. Aeeryn ♥  

Le crépuscule pointait à l'horizon, la ville commençait à s'agiter lentement au rythme de l'ouverture nocturne des bars. La populace gesticulait dans les rues et languissait en espérant trouver du réconfort chez d'autres dames, des serveuses, ou d'autres. Moi? J'observai en silence, assis sur les toits de la ville, face au langoureux soleil qui peinait à descendre et à tomber vers l'horizon. La lumière rouge m'éblouissait un peu, mais l'air était frais ce jour-là. Je n'avais pas chaud, j'étais bien. Contrairement aux derniers jours qui me demandaient de la finesse et du doigté pour m'éloigner des zones ardentes que laissait cet astre solaire. Alors que la nuit tombait, mon esprit était encore assez éveillé pour se poser sur des criminels de bas étages. Je les reconnaissais entre milles. Il était aisé de comprendre la psychologie des tueurs, des voleurs, si l'on en est un. Je ne suis pas un voleur, non, mais tuer ne me dérange pas.

Tournant mes yeux vers le sol, le peuple, animé d'une discorde nocturne me fit penser à une fourmilière. De minuscules personnes qui ne demandent qu'à être écrasé sous le poids du chaos de mon âme. Passant ma main dans mes longs cheveux noirâtres, je pris un instant pour songer à la mort atroce de ces humains, anges, démons de bas étages et autres insectes. Imaginez simplement la langoureuse agonie d'un homme dont les os craquent à chaque instant, chaque geste. Une simple pression et tout le sang s'échappe, d'abord de la bouche, puis des plaies. L'effroi se lit alors sur le visage des autres, ils tentent de fuir en courant, mais sont rattrapés par la mort elle-même qui ne connaît pas la pitié. Le sang coulant sur le sol sera alors lapé par les chiens des rues et le chaos le plus total régnera. À ces pensées, je m'étais abandonné et c'est en sentant le vent frais glisser contre mes ailes noires, immenses et contre mon torse démoniaque que je repris mes esprits. L'air tournoyait, glissait, virevoltait près de moi. Cette nuit il y allait y avoir une tempête... La journée avait été chaude, le temps avait été lourd et d'un coup, le vent s'était rafraîchi... Enfin, je dis ça, mais j'ai toujours été une brêle en météorologie.

De fines gouttes commencèrent à tomber des nuages se trouvant au-dessus de la capitale. Étendant de part et d'autre de mon corps mes sublimes ailes obscures, je me relevai. Posant mes pieds au sol, je pris une inspiration. La douce odeur de la pluie tombant sur le monde me mit dans un état second de tranquillité et de plaisir. Pourquoi ne pas accueillir une jeune femme chez moi cette nuit? L'abriter loin de la pluie... La prendre sous mon aile? Pourquoi, aujourd'hui, ne pas être sincère et gentil? Une fois par mois? Oh et puis pourquoi pas. Ne pas être un connard pendant une nuit, qu'est-ce que cela pourrait me coûter? Si elle s'attache trop, j'aurais encore l'occasion de la tuer... Hm... Je parle d'une femme. Mais un homme ne me dérangerai pas non plus.

Attendant qu'il y ait moins de monde dans la ruelle, je sautai du toit, planant pour arrêter ma chute, je retrouvais enfin la terre ferme. Poussant un soupir d'aise, je commençais à avancer dans la rue alors que tout le monde commençait à s'abriter de la pluie. Ce genre d'intempérie ne me dérangeait pas vraiment. Depuis le temps que j'étais ici, je ne faisais que de marcher sous la pluie, le soleil, bravant le vent et l'orage. Qu'est-ce qu'une petite pluie pouvait me faire? Avançant vers une jeune femme, ou homme... En réalité, de dos, je n'en savais rien, j'approchai.

« Eh bien, ne restez pas ainsi sous la pluie. »

Oh jouer les gentils ne me va vraiment pas du tout... Tournant mes yeux vers la demoiselle, un sombre sourire voilà mon visage. C'est avec une lenteur ample que je vins placer mon aile au-dessus du crâne de la belle ou... Du beau. Cette personne, en tout cas, piqua ma curiosité.

« Qu'est-ce qu'une personne aussi fascinante que vous fait, seule dans la rue par un temps pareil? »

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InvitéDim 28 Mai 2017 - 17:45

Curiosity, curiosity... What a bad thing.
Le soleil s'évanouissait derrière les maisons, laissant place à cette humidité qui me faisant tant sentir sur Terre. Je soupirais d'un air triste repensant à ma vie. À moi. Cela pourrait vous paraître égocentrique, mais lorsque vous vous trouviez sur Tsuki's World un endroit aussi féerique que tout ce que vous pouviez imaginer, où l'on pouvait rencontrer des gens merveilleux même si certaines insécurités régnaient toujours, mais cette dernière chose, vous l'oubliez bien vite. Vous profitiez de votre nouvelle vie, de vos nouveaux amis, de votre nouvelle chance. Et tous les non-natifs qui semblaient peu à peu oublier leur vie d'antan ! Ils oubliaient leurs vies d'avant, mais peut-être n'avait-elle pas été un peu trop mouvementée et cruelle… ? Moi, je me fichais de tout ça, de toute la fatigue que j'avais bien pu accumuler à cauchemarder à cause de ma mort… Je m'en voulais de ne pas avoir pu renverser ce gouvernement cupide et ce soir-là, je ne pus travailler comme à mon habitude. J'étais éloignée de ma famille, je n'avais pas grand monde sur qui compter et la soif de vengeance grandissait toujours plus depuis mon décès.

Trop agitée pour m'endormir et me laisser bercer par le calme du dortoir qui était sous la charge permanente de surveillants prêts à intervenir en cas de problèmes. Trop vivante et c'était bien le mot, pour rester allongée à ne rien faire et laisser planer le doute qu'un jour, je reverrais mon frère. Celui que j'aimais tant, celui que j'idolâtrais. Je n'ai jamais eu le temps de réellement lui prouver que je l'aimais, le lui dire. Je n'en ai jamais assez eu le courage. Je trouvais ça bizarre, absurde et puis… C'était contre la loi. Montrer ses sentiments est devenu tabou et depuis plus personnes à part ceux qui se rebellaient lors mesures prises en charge par l'autorité. Les forces de l'ordre comme ils aimaient s'appeler. Je leur cracherais bien dessus, moi, si je le pouvais toujours. Mais un de ces petits idiots de… De… Je n'avais même plus les mots. Les larmes ruisselaient sur mes joues, mais je les essuyais bien vite. On allait me prendre pour une folle si ça continuait de cette manière !

Je sentis alors des gouttes sur mon visage exténué et relevais la tête : il pleuvait. Très légèrement, mais ça me rafraîchissait… Je sentais l'eau se blottir entre ma peau et mes vêtements comme si elle cherchait à connaître les moindres parcelles de mon corps. Cette pensée me fit légèrement sourire, car ce bout de phrase était à ne absolument pas sortir de son contexte. Mes vêtements qui commençaient à ne plus pouvoir absorber l'eau qui se répandait un peu partout, faisait trembler le haut de mon corps. Mais je m'en fichais, je pouvais bien tomber malade ça n'allait pas changer les sentiments qui s'emparaient de moi en cet instant.

« Eh bien, ne restez pas ainsi sous la pluie. »

Je relevais la tête et sursautais grandement. Un géant, là, devant moi me souriait bizarrement. Je fronçais les sourcils en le fixant de mes yeux d'une couleur chocolatée et le vit déployer quelque chose au-dessus de moi. C'était une aile, après réflexion. Donc, ça ne pouvait pas être un géant. Mais plutôt un horrible et colossal démon qui me protégeait de la pluie, car je ne la sentais plus.

« Qu'est-ce qu'une personne aussi fascinante que vous fait, seule dans la rue par un temps pareil ? »

Je restais un moment à l'observer attentivement, étant bien trop absorbée par d'autres idées pour me dire que je devrais me méfier de lui. La naïveté d'un enfant, sans doute ? Oui, car cet enfant, c'était bien moi et elle n'avait plus de parents, plus de personnes à qui faire de câlins, ou même raconter sa journée. Au lieu de cela, je répondis lentement d'une voix brisée :

« Je me promenais pour me rafraîchir grâce à la pluie. Mais vu que vous me protégez… Je vais me contenter de seulement l'humidité qui y règne. »
ft. SAK ♥
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Sarrender Aidoïn KanoorthDim 28 Mai 2017 - 20:03

Curiosity, curiosity... What a bad thing.

ft. Aeeryn ♥

La nuit tombait doucement sur ce monde en plus de l'intense pluie qui ne cessait pas de harceler les visages, les corps, les esprits. Le ciel s'assombrissait peu à peu et révélait mes yeux des plus rouges au monde entier. La fraîcheur de cette pluie m'était des plus agréable puisque les journées chaudes m'épuisaient , ainsi, je restai silencieusement aux côtés de la personne que je gardais loin de cette eau qui risquait de la mouiller encore davantage... Homme ou femme... Voilà une question qui se posait. Son corps était fin, plat, agréable à regarder, mais son visage semblait être celui de quelqu'un de … Perdu. Attristé, que sais-je des sentiments humains moi ?! Je ne suis pas psychologue, allez voir ailleurs si j'y suis. C'est d'ailleurs sa voix brisée qui m'interpella. J'avais l'habitude des voix cassantes, des voix destructrices, tonitruantes, mais pas... D'une voix déjà brisée.

Le poids de remords ? Non, elle n'avait pas l'air d'être enragée contre elle-même... Les suppositions se multipliaient dans ma tête, levant les yeux au ciel, je pris un instant pour songer à mes propres paroles. Ainsi je l'empêchais de profiter de la pluie... ? Mauvais, ça Sarrender... Moi qui voulais être gentil, ce jour-là j'étais tombé sur plus fort que moi. Plus violent. Plus renfermé. Mon cœur se souleva alors d'un bond en voyant les nuages s'assembler en de nombreuses masses noirâtres qui n'en formeraient certainement plus qu'une. L'air devenait de plus en plus lourd et moi je me contentais d'observer les cieux sans ajouter une parole à ce que la demoiselle ou... Le jeune homme venait de dire.

« Veuillez m'excuser. Je ne pensais pas vous gêner à ce point. »

Règle numéro un. Toujours faire culpabiliser les autres lorsqu'une bonne action est perçue comme une mauvaise. Puis après tout, pourquoi rester si la demoiselle … OU LE MEC. ON A COMPRIS. Je disais... Pourquoi rester si... le... La... SI LA CHOSE est gênée par nos actions ? J'étendis mon aile avant de la plier, restant aux côtés de la dem... ME REGARDEZ PAS COMME CA. On va considérer que c'est... Un homme voilà ! Vous êtes contents ? Bref, j'observai le jeune homme en silence, restant à ses côtés. Intrigué par cette personne, non seulement parce qu'elle était... Désirable, mais en plus parce qu'on ne pouvait savoir au premier abord ce qu'elle était. Ma curiosité était vraiment éveillée, mais pour la première fois de ma vie... Je me sentais comme … étrange. Les cheveux pâles de l'humain me rendait nostalgique... Je crus voir ma sœur. Pendant un instant je crus la voir, je crus apercevoir sa main douce être tendue. Je crus voir ses yeux rouges me fixer, je crus l'entendre m'appeler, me sourire, me chérir. Je crus, mais la croyance fut réduite en cendres lorsque la réalité revint me frapper.

« … Puis-je savoir quel Mal vous ronge ? »

C'était comme si... Je parlais à mon reflet pendant un instant. Pendant une fraction de seconde, je me sentis vaciller, trembler, puis me redresser. Comme si j'étais tombé alors qu'en réalité, je n'avais pas bougé...Tourné vers le jeune homme, je pris un instant pour le regarder. M'attardant, étrangement, sur ses yeux. Des yeux sombres, bruns. Appétissants.

« Je ne suis pas le mieux placé pour parler aux gens malheureux, mais dans mes jours de bonté, je le suis. »

Bon sang, mais qu'est-ce que je disais ? Je... J'étais un autre homme. Face à lui, mes sens étaient comme affaiblis et pourtant une telle personne ne pouvait être qu'un cloporte humain ! Pourquoi est-ce que je voulais l'aider ? Fermant les yeux, je pris un moment pour respirer.

« … Pardon de vous avoir dérangé. »

Une seule solution, la fuite. La vraie. Je me sentais mal... J'avais vraiment l'impression d'entendre, de voir ma sœur. En plus masculin, il est vrai. Mais je ne parvenais pas à me détacher de cette pensée. C'est alors que … Je me mis à m'éloigner... Comme triste. Mon cœur se serra. … Pourquoi ? [Alors, normalement c'est le moment de culpabilité qui te fait me rattraper mais après fait comme tu veux xDD]

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InvitéDim 28 Mai 2017 - 22:51

Curiosity, curiosity... What a bad thing.
Le démon agissait vraiment bizarrement... Je n'en avais jamais croisé un. Peut-être qu'ils étaient tous comme ça... Mais j'avais un gros doute sur ce fait et ne jugeant nullement ce qu'il faisait, je le laissais parler. Je me contentai seulement de le fixer car c'était tout ce dont j'étais en mesure de faire. Et pourtant plusieurs fois, j'eus l'impression qu'il se sentait gêné, ou même... Tourmenté. Je ne bougeais pas et remontait simplement mes lunettes qui glissaient sur le bout de mon nez. Elles avaient toujours été trop grande pour moi, mais je ne l'avais jamais dit à personne... Étant déjà bien trop heureuse de pouvoir soulager sa pauvre vue qui fatiguait énormément lorsqu'elle ne les avait pas.

Le voyant lever les yeux au ciel elle essayait de faire de même mais elle ne vit que son aile énorme et se demandait comment de telles personnes pouvaient bien exister. Elle qui n'avait même atteint le mètre soixante-dix.
Quelque part dans son esprit, il avait quelque d'imposant, de terrorifant, presque... D'horrible. Et pourtant, elle vit ses pupilles écarlates briller en ce début de soirée.

« Veuillez m'excuser. Je ne pensais pas vous gêner à ce point. »

Me gêner ? Je ne compris pas tout de suite le sens de sa phrase vu que je n'étais nullement gênée, mais plutôt ailleurs, comme bouleversée. Ses ailes rétractées, je me rendis compte que ses yeux m'analysaient comme si je n'étais qu'un vulgaire morceau de viande. Après tout, je ne savais nullement de quoi pouvait se nourrir les démons mais depuis toute petite, les démons étaient assimilés à la mort. Celle qui faisait vaciller le cœur des plus faibles et souffrir le cœur des autres. Mais ici, ou ailleurs, personne n'avait le droit d'être faible, car c'était comme cela qu'on se faisait avoir. Mais si j'avais été plus forte, j'aurais vécu, juste un peu plus mais assez pour dire à son frère combien je l'aimais, combien il n'avait pas besoin de s'inquiéter car j'allais rester avec lui. Juste... Un peu lui mentir. Pour que le poids qui me pesait sur le cœur virevolte un peu plus loin, afin d'alléger mes souffrances.

« … Puis-je savoir quel Mal vous ronge ? »

Quel mal me rongeait ? Peut-être le fait que la mort soit le meilleur serviteur de ces horribles soldats de l'ordre. Peut-être qu'il avait ôté la vie trop tôt ! Qu'il m'avait humiliée devant tous, en me visant de leurs armes bien trop sophistiquées pour nous qui ne brandissions que couteaux et autres armes tranchantes que l'on pouvait trouver dans une maison comme le ciseau. Je me souvenais de cette balle qui m'avait traversée, me coupant net le souffle et me faisant tomber. Ici, je ne souffrais que d'une douleur : celle que les médecins sur Terre, appellent les douleurs fantômes. Ce genre de douleur que l'on ressent alors que nous n'avions rien.

« Je ne suis pas le mieux placé pour parler aux gens malheureux, mais dans mes jours de bonté, je le suis. »


Elle fut tirée de ces pensées, et s'aperçut qu'elle regarait au loin. Le dernier rayon de soleil disparaissait derrière de gros nuages noirs et une pluie abondante ne tarda pas à s'effondrer sur la ville.

Alors que je pensais à la météo et du fait que j'allais devoir emmener mes vêtements à la buanderie pour les faire sécher, je m'aperçus que le comportement du démon n'était pas normal et sa respiration, déjà percevable à l'ouïe était bien plus forte que tout à l'heure. Lui aussi était tourmenté, cela se voyait, ses traits faciaux était tendus et il s'éloignait assez rapidement.

Peut-être que j'avais été injuste de ne pas lui répondre, qu'il se sentait blessé et que je venais de rendre malheureux quelqu'un. Ce sentiment prit de plus en plus d'ampleurs lorsque le démon fut éloigné d'une dizaine de mètres.

«Attendez ! Je... Je ne voulais pas...»


Prise de remords, je me lançais à la poursuite de ce grand personnage et me plaçais devant lui pour le fixer, ma chemise blache et trempée faisant apparaître ma faible poitrine cachée par son soutien-gorge d'une couleur bleue très claire.

«Je ne voulais pas que vous vous sentiez mal ! Je... Je suis la seule fautive dans cette histoire !»

Mes yeux d'ordinaire troublés par de la tristesse, laissait place à de la culpabilité qui pouvait se lire parfaitement malgré le nombre incalculable de gouttes d'eau qui perlaient sur mes lunettes. Ma main, douce et chaude, où résidaient le plus grand nombre de tatouages touchait alors le bras de l'homme comme pour le stopper dans son élan.
ft. SAK LE SENSIBLE  ;-;
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Sarrender Aidoïn KanoorthLun 29 Mai 2017 - 5:56

Musique d'ambiance QQ:
 

When the sun goes down, Humans and Devils are laughing

ft. Aeeryn la coupable ~

M'éloignant, songeur, tourmenté par les soudains souvenirs qui me faisaient culpabiliser de n'être qu'un stupide être si... Horrible, je me demandais  ce que cela faisait d'aimer quelqu'un. Aimer véritablement, était-ce à ce point détestable? Ou bien était-ce merveilleux et à la fois atroce? De toute façon j'étais bien trop monstrueux pour que quelqu'un veuille de moi. Humainement parlant bien entendu. Un être capable de faire culpabiliser, de tuer, de violer sans remords et d'un coup, cet être se trouve être le plus faible des hommes? Est-ce la pluie ou bien un sentiment plus enfoui encore en mon être. Cela fait presque cent années. CENT ANNEES que je me voile la face en me regardant dans le miroir, que je me refuse le droit, comme dans l'autre monde, de montrer ne serait-ce qu'une once de sentiments. Je me refusais le plaisir même d'aimer. Dévoiler ses sentiments est quelque chose de détestable et aujourd'hui... Alors, pourquoi aujourd'hui, je me sentais si faible...? Pourquoi aujourd'hui mon cœur s'étreignait d'une vive douleur? Pourquoi mon corps s'agitait en pensant que cette humaine valait bien mieux que moi? Pourquoi sentais-je mon corps vaciller, flancher, trembler? Pourquoi la pluie qui, d'habitude si douce n'est aujourd'hui plus qu'un torrent amer de souvenirs et de sensations toutes plus détestables les une que les autres...?

Pourquoi... Avais-je l'impression d'avoir une bonne étoile, une ange, MON ange au-dessus de moi? Cent ans à la chercher... Cent ans de perdus, je ne vais plus faire machine arrière, elle ne compte plus pour moi... Si elle ne compte plus, alors pourquoi l'eau qui dévale mes joues est salée? Elle ne provient plus du ciel. Imperceptibles, mes pleurs se mêlaient à ceux des cieux. Mon cœur se serra à nouveau, mon âme trembla, vacilla, puis reprit contenance peu à peu. Seulement deux larmes m'avaient échappé. Seulement deux larmes qui avait paru couler durant une satanée éternité le long de mon visage avant de se mêler aux flaques que je passai d'un pas régulier. Un seul jour.. Un seul jour tous les cent ans. La douleur me saisissait, m'attrapait, me torturait. La douleur physique? Non. Le poids des regrets, irrassasiable, ne cessait de venir durant la nuit. Parfois m'empêchant de dormir. Parfois m'arrachant de douloureuses larmes.

Elle me rattrapa. Elle m'interpella. Je n'entendis pas. Bien trop perturbé par mes propres pensées, je ne m'arrêtai que lorsqu'elle. Oui, elle. S'arrêta en face de moi, une main posée sur mon bras. Maintenant je savais que c'était une femme, aucun homme ne porterait de soutien-gorges à moins d'être un peu bizarre. Ma faiblesse sentimentale du jour m'empêcha d'observer plus en détail le merveilleux corps, intriguant, qui s'offrait à moi. Enfin, offrait était un bien grand mot. Je pris un instant pour songer. Je l'observai, tout comme moi, elle semblait perdue. Une enfant ne demandant qu'à se racheter dans une nouvelle vie. Se racheter? Moi... Je ne peux pas. Être ce que je suis est un véritable exploit, faire pleurer des femmes puis crier pour ensuite qu'elles me supplient? J'avais suffisamment de problème comme ça pour... être gentil. Mais bon, une fois de temps en temps, n'avais-je pas le droit d'observer une demoiselle autrement qu'avec un air provocateur? Autrement qu'avec un sentiment d'envie? Si ce n'était pas de l'envie, dans ce cas, qu'était-ce? Je ne le savais pas. Je ne le saurai probablement jamais d'ailleurs.

Ses paroles douces et presque appréciables pour quelqu'un d'aussi... Perdu que moi, furent comme une étreinte amicale. Elle s'excusait. Après tout, c'était normal, personne ne voulait, à moins d'être un détraqué comme moi, faire du mal à quelqu'un qui voulait faire le bien. Elle s'excusait. Une excuse pareille me fit le plus grand bien. J'avais... Besoin de me racheter une conscience au moins une journée. Pourquoi être gentil avec un monde qui me hait? Pourquoi ne pas le haïr également? Mais elle... Elle ne m'a rien fait, elle m'a observé, puis m'a rattrapé lorsque je m'en allais vers l'abysse infernale de la solitude la plus complète. Se laisser mourir lentement au fond de son lit avant d'aller tuer pour se passer les nerfs, voilà ce que j'aurai probablement fait si elle ne m'avait pas arrêté. Si elle m'avait laissé. Ne bougeant pas, me contentant d'observer l'inconnue, mon visage s'assombrit quelque peu.

« Oh, ne vous en faites pas, ma conscience est la seule fautive, vous, vous n'y êtes pour rien. »

Pourquoi faut-il toujours que je sois si faible...? Elle était... Tout simplement magnifique, certainement l'une des premières personnes que je n'avais pas emmené de force chez moi. C'était certainement l'une des premières femmes que j'observai avec... Un tant soi peu de respect. J'avais l'impression d'observer mon propre reflet lorsque je me perdais dans ses yeux. Je pris un instant pour soupirer légèrement et m'éclaircir les idées.

« Peut-être voudriez-vous que nous prolongions cette rencontre? Allons, venez. »

J'étendis à nouveau mon aile au-dessus d'elle pour la protéger de la pluie qui commençait vraiment à frapper le sol avec violence. Cela faisait une éternité que mon corps était habitué à de tels changements de température ou bien de tels intempéries. Donc je laissai la demoiselle à l'abri de tels contacts désagréables...

« Je me nomme Sarrender Aidoïn Kanoorth, mais il n'est pas nécessaire de tout retenir, quel est votre nom? Que je puisse nommer une si belle personne...? »

Oulah, ça en fait peut-être un peu trop là pour le coup... Je priais intérieurement pour que l'inconnue ne soit pas blessée par le compliment sincère que je venais de faire. Ah... Après tout, est-ce mentir que de dire à quelqu'un qu'il est magnifique? Pour les paranoïaques oui, sûrement. Tournant mes yeux vers la demoiselle, je pris un instant pour lui sourire presque aimablement. Bon sang, UNE seule personne dans ma vie. Pas deux. Pas trois. Une seule personne pourra voir qui je suis lorsque je pleure. Une humaine en plus de ça...

« Je peux vous accompagner jusque chez vous pour que vous ayez une protection, certes assez faible, face à la tempête? »

Le vent violent poussait parfois mes ailes vers l'avant, je m'étais replacé à côté d'elle, ayant saisit son bras pour le redéposer doucement près d'elle. Lui faisant un signe aimable de tête avant de placer mon aile au-dessus d'elle. Donc, je disais, parfois, le vent poussait mon aile vers elle. Mais j'essayais de ne pas trop la toucher de cette dernière... Pourquoi? Tout simplement parce que c'était moi qui était le plus sensible dans cette situation.

[J'avoue, tu m'as inspirée *^*]  

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InvitéLun 29 Mai 2017 - 13:11

Curiosity, curiosity... What a bad thing.
Prise d'un curieux sentiment, je levais les yeux devant lui et voyant qu'il me protégeait, je ne pus m'empêcher de lui sourire. Un sourire tendre, amical, doux. Ce genre de sourire que l'on fait à un enfant lorsqu'il va mal. Ce genre de sourire qui nous fait chavirer lorsque tout va mal. Je lui offrait à lui, car dans ce vaste endroit où les gens s'attardaient un peu partout, c'était le seul à avoir fait attention à moi, cette âme perdue parmi tant d'autres. Il m'avait parlé, et m'avait sortit de cet exil que je m'étais infligée au plus profond de moi-même.
La pluie qui s’abattait tout autour de nous me faisait frissonner de froid, il fallait que je me dépêche de rentrer. Alors, quand le démon  me proposait de me raccompagner dans mon dortoir, je hochais doucement la tête. Avant de me mettre à parler de ma voix habituelle comme si c'était un ami que je connaissais depuis toujours.

« Sarrender, donc… Moi je me nomme Aeeryn. Je pensais que ce prénom n'était vraiment pas courant, mais le votre ne l'est pas non plus. »

Soudainement je me sentis faiblir face au vent de cette tempête et me demandait si mon sauveur ne souffrait pas cette pluie incessante qui faisait presque aussi mal que de la grêle. Je m'inquiétais légèrement mais en voyant la stature de l'homme, je ne pus m'empêcher de me dire qu'il devait vraiment être fort. Et, curieuse comme j'étais je m'approchais alors de lui pour le toucher alors doucement. Ce n'était.. Qu'un inconnu. Mais un être qui m'impressionnait et attisait ma curiosité.
Malgré son apparence démoniaque et le fait de savoir qu'il pouvait me détruire à tous moments ne m'empêcha nullement de lui caresser alors doucement son bras qui je le sentais était musclé. Une telle stature colossale devait vraiment être entraînée régulièrement. Je le regardais dans les yeux, laissant la curiosité s'emparer de moi.

« Sarrender… ? Je voulais vous demander… Pouvons-nous, nous tutoyer ? Je… Le vouvoiement je trouve que ça éloigne les gens et.. J'aimerais vous connaître. Juste pour vous remercier. Même le temps d'une soirée. Juste… Dialoguer ensemble. »

Je m'écartais alors doucement de lui et me mis alors à entendre mon ventre crier famine alors que nous nous trouvions encore assez loin de chez moi. Je fixais alors honteusement mon ventre comme si c'était un animal et qu'il fallait que je le punisse car il avait fait une bêtise. Je redressais ma tête pour regarder autour de moi : il n'y avait aucun marchands ambulants vendant de la nourriture, vu que la pluie froide et puissante, ne cessait de battre contre les bâtiments environnants.
Je regardais au loin, mais seules quelques ombres pouvaient être discernées entre toutes à cause de cette pluie. Mon esprit divagua comme toutes les autres fois, mais cette fois-ci c'était vers de la nourriture appétissante et dodue à souhait. L'odeur d'un bon gros poulet qui cuisait lentement dans le four tandis que le beurre qu'on avait étalé sur lui fondait gracieusement afin de produire une sauce des plus… Délicieuse. Et puis les petites pommes de terres  dorés qui baignaient dans la sauce…. Et quand on les croquait, elle fondait sur la langue pour nous délivrer un véritable paradis culinaire.

Mais le retour à la réalité se fit brutal lorsqu'elle se mettait à trembler de froid, contrairement à l'heure passée. Mais si son corps était en piteux état désormais, son esprit, lui, l'était beaucoup moins en présence de Sarrender.
Mais j'allais vraiment finir par tomber malade si elle restait encore trop longtemps. Je finis alors par m'apercevoir que mon haut laissait tout apercevoir ce qui cachait en dessous et se mit à rougir grandement en tournant alors le dos à Sarrender.

« Ah ! Ne… Ne me regardez pas… C'est tellement… Honteux. »
ft. SAK celui qu'on mettrait bien dans notre lit ♥️

Hors RP:
 
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Sarrender Aidoïn KanoorthLun 29 Mai 2017 - 21:30

Curiosity, curiosity... What a bad thing

ft. Aeeryn celle qui m'appartiendra ~

L'espace d'une fraction de seconde, j'eus le temps de penser à mes actes passés, aux doux craquements d'os sous mes pas. Aux mains me suppliant, se tendant parfois vers moi, aux cris résonnant à mes douces oreilles. Dans la nuit la plus ténébreuse un sourire pâle s'affichait, un sourire malsain, le diable en personne s'avançait, l'orage grondait, puis d'un geste de pied, j'écrasai le torse de mon adversaire, il poussait alors un hurlement à travers la nuit si silencieuse. Mes souvenirs s'estompèrent, l'espace d'un instant j'aperçus un sourire. Un éclat divin, presque angélique. Je la vis me sourire, un sourire tendre. Une telle réaction sembla me retourner l'esprit, le corps et surtout l'âme. Je manquais sans doute de compassion par instant, mais... Ayant perdu le sens de toutes ces petites attentions, je ne savais pas si j'avais le droit de lui répondre. Mais aucun sourire ne s'afficha sur ma face démoniaque. J'eus presque la sensation de sentir une légère ardeur remonter le long de mon dos... Un frisson? Une sensation pareille? Non. Non... Montrer ses malheurs à une humaine, voilà une chose des plus regrettables pour moi. Néanmoins, j'entendais ma conscience d'antan me proposer; et pourquoi pas?

Son doux timbre de voix m'attendrit. L'une des seules personnes m'acceptant sans me connaître vraiment était une humaine... Une des personnes appartenant à la race, comme je l'appelai autrefois « des cloportes »... Peut-être arrivera-t-elle à me faire changer d'avis sur cette race? Ainsi, je l'écoutais. Je ne me lassai pas de ses paroles, bien au contraire, je les buvais. Je m'en rassasiai. Je ne désirai qu'une chose, l'écouter parler. Par pitié... Il fallait que je me ressaisisse, il ne fallait pas que je tombe dans ce néant. Il ne fallait pas que j'apprécie d'autres personnes. Il fallait que je reste le plus neutre possible, coûte que coûte ! Il ne fallait pas … Qu'elle réussisse à gagner du terrain. Fermant les yeux, je ne la vis pas se rapprocher, puis me caresser le bras. WOW MEH. Elle inverse les rôles? D'habitude, c'est moi qui... Qui... M'approchais avant de caresser doucement le corps des autres. Je sentis une tension apparaître dans le bas de mon dos, puis dans mes entrailles. Une forme de stress ou d'envie? Je ne pouvais pas encore définir ce qui se passait en moi, mais ce dont j'étais absolument certain, c'était que mes ailes commençaient à se lasser d'une pluie si violente. C'est dans la profondeur des yeux de l'humaine que je vins me réfugier moi et mes tourments.

Je hochais la tête, pourquoi? Avais-je vraiment une raison de refuser à une si jolie demoiselle une si noble demande...? PAR PITIE SARRENDER, RETROUVE TES BALLOCHES SINON CA VA MAL SE TERMINER. Je me mordis les lèvres.

« Aeeryn? Ce nom m'évoque un agréable nom de Nymphe, pourtant je suis presque persuadé que tu es humaine, je me trompe? »

Voilà, voilà ! Lorsque je commence à complimenter les gens je me rends compte à quel point je suis faible face aux femmes. Comment leur dire non? Comment daigner refuser aux demoiselles les plus merveilleuses des demandes? Qu'elles viennent du cœur, ou pas, d'ailleurs. Alors qu'elle énonçait les quelques paroles pour me demander de la tutoyer, je ne pus réprimer un sourire doucereux... Une soirée? Non. Lorsque je tiens une proie, il est rare que je la laisse. Il est très rare que j'abandonne. Face à plus fort c'est ce que je fais, mais en général je ne partais pas avant d'avoir eu un autre rendez-vous. Au minimum.

« Comme il te plaira, Aeeryn. Si c'est une simple discussion que tu désires, je ne peux que te l'offrir avec grand plaisir. »

Nous marchions tranquillement, nous passions devant une fenêtre entrouverte qui laissait passer des effluves divinement bonne. Mon immense faim irrassasiable se fit sentir. Je pouvais presque toucher du bout des doigts les douceurs gustatives qui me tendaient les bras. Non. Non. Les femmes d'abord, la nourriture ensuite. Un petit silence s'en suivit, un court mutisme qui fut interrompu par un grognement sonore, une douce envie. Une faim imprévue. Un grondement sourd qui témoignait d'une torture abdominale qui, pour moi, était insoutenable. Je ne relevais pas ce soudain son frugal mais une sensation m'étreint le cœur. Elle avait froid. Elle tremblait. Elle allait finir par tomber malade.

Elle se tourna alors soudainement, dos à moi. L'observant se placer presque sous la pluie pour ne plus me montrer ses si beaux sous-vêtements... J'approchai. Mes pas étaient lents. Je n'observai plus le corps de la demoiselle comme elle me l'avait ordonné. Plaçant mon visage près de l'oreille sensible de la présumée humaine, j'eus l'idée malsaine de souffler l'air chaud passant entre mes lèvres pour ainsi murmurer:

« N'aie point honte de me montrer un si beau corps, mon regard est naturellement attiré vers les belles choses. »

J'écartais mon visage ensuite, plaçant mon bras droit au niveau des épaules d'Aeeryn, mon bras gauche au niveau de ses genoux et d'un mouvement de balancier, je la pris dans mes bras et la soulevai aisément. Ainsi, j'allais plus vite. Parfois je lui laissais m'indiquer le chemin à prendre pour la mener chez elle. Je lui dis avec un sourire joueur.

« Essaie de ne pas t'endormir si le froid te submerge. Tch... C'est encore trop loin. »

En revanche, c'était plus proche de chez moi... Je pris un autre chemin pour y parvenir plus rapidement. La Capitale était certes un endroit grand, mais par un temps pareil, il serait bien plus dangereux pour moi de m'aventurer dans les airs. Je la prévins de ma voix extrêmement grave, mes yeux brillaient alors d'une lueur en proie à une forte violence.

« Pardonne-moi, mais vu ton âge, je présume que nous nous dirigions vers l'Académie, or cette dernière est encore trop lointaine. Donc, je vais t'emmener chez moi. Ne prend pas ça comme un kidnapping, je veux juste éviter d'avoir une comateuse sur les bras. » Dis-je avec une pointe d'humour noir.

Et dieu sait que la paperasse ça m'emmerde. Et bla et bla... Et vas-y que je te pose des questions... Et vas-y que je te déteste... Blabla... Bref. J'aime pas ça, autant faire ça à ma manière. Plus rapide, moins dangereux, moins chiant surtout. Voilà que je commençai à m'éloigner pour aller dans le Nouveau Quartier qui paraissait bien plus proche à présent que la grande Académie.

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InvitéMar 30 Mai 2017 - 16:22

Curiosity, curiosity... What a bad thing.
Je n'entendais plus un bruit après que je lui eus ordonné de ne pas me regarder. J'entendais seulement le bruit de l'eau qui claquait contre le sol. C'est alors qu'une présence me fit sursauter et qu'un souffle chaud me caressait les oreilles. La bouche du démon s'était rapprochée à une certaine hauteur afin de me faire entendre sa voix si grave résonnait dans mes oreilles après m'avoir fait un tel compliment. Son regard est naturellement attiré par les belles choses... ? Ça voudrait dire qu'il le pense vraiment...?
Sur le moment, je me trouvais pathétique à rougir toujours autant pour... Pour un simple compliment. Il s'attendait peut-être à quelque chose de ma part.

Et puis d'autres personnes m'avaient déjà complimenté sur son physique. Mais lui, il me lavait susurré doucement, exprès pour me faire frissonner, j'en étais certaine ! Je ne m'étais même pas remise complètement de mes émotions, qu'il me prit dans ses bras sans peine, comme si je ne pesais pas plus lourd qu'une plume. Je le regardais curieusement ne comprenant pas ce qu'il voulait faire. J'étais très gênée, mais je me retenais de perdre le contrôle de mes nerds. Je me calmais doucement et gardais mon calme comme j'en avais l'habitude de faire.

Je lui indiquais une dernière fois la direction avant qu'il ne se mette à rouspéter que le chemin était encore trop loin. Sa décision fit qu'il prit alors un autre chemin tandis que je grelottais doucement entre ses bras. Mes yeux se levèrent alors doucement vers lui et je lui dis alors qu'il employait une note sarcastique :

« Tout ce que tu voudras tant que tu me promets que je serais au chaud dans pas trop longtemps. Tiens… Tu habites ici ? »

Elle se collait alors un peu plus contre son torse afin de capter la moindre chaleur humaine ou non et vit alors que le trajet se terminait devant une haute maison de deux étages. Elle était assez basique mais assez grande pour ne pas laisser le haut de la tête de Sarrender frotter contre le plafond et qu'il puisse s'étendre de tout son long ce qui était relativement haut, vu ma hauteur.

Une fois à l'intérieur de la maison, je pus voir des meubles luxurieux et un intérieur parfaitement rangé. Moi qui pensais que les hommes et plus particulièrement les démons ne savaient pas ranger leur demeure… Je m'étais bien trompée ! Encore une victime des préjugés ! Je poussais un petit soupire en repensant au fait que je m'étais baladée bien loin.

Mes pieds n'en pouvaient plus et la faim me torturait le ventre. Je me demandais ce qui m'avait prise de quitter subitement ma chambre, n'emporter aucune affaire avec moi et ne prévenir personne. J'allais sûrement me faire punir en rentrant. Écoper d'une punition d'une quelconque façon, mais je me fichais de ça en ce moment.

Je le laissais me reposer au sol et c'est avec regrets que je vis que je salissais le sol de mon hôte. Je me permettais alors d'enlever mes chaussures trempées pour me retrouver avec des chaussettes blanches. Je m'avançais doucement afin de le laisser un peu plus seul et curieuse comme j'étais, je jetais des coups d’œil un peu partout.

« C'est… C'est toi qui entretiens cette maison comme ça, Sarrender ? Parce que la décoration n'est vraiment pas mal. Je m'installerais bien ici ! Disait-elle en plaisantant. »

Je le fixais joyeusement, mes peines disparues un peu grâce à lui. Quand j'y pense, il ressemblait vraimeeeeeent à mon frère. C'était peut-être pour ça que je me prenais légèrement d'affection pour lui alors que c'était pratiquement un inconnu. Que personne ne savait où j'étais. Soudainement, je me mis à réfléchir. Pourquoi m'aurait-il protégé s'il n'attendait rien en retour ? Pourquoi est-ce qu'il m'a emmené chez lui ? Pourquoi ne m'a-t-il donc pas laissé crever sous la pluie ?

« Hum… Sarrender… ? Pourquoi tu fais tout ça ? »


Je fronçais maintenant légèrement les sourcils, en quête d'une réponse qui pourrait satisfaire ma curiosité maladive.
ft. SAK le pervers ♥
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Sarrender Aidoïn KanoorthMer 31 Mai 2017 - 21:25

Curiosity, curiosity … What a bad thing.

ft. Aeeryn, celle aux idées mal placées

Nous arrivâmes alors en ma demeure. Une maison à deux étages, il est vrai, ouvrant la porte d'un coup de pied après l'avoir déverrouillée, je me fis un plaisir de redéposer au sol. Après avoir passé par les rues les plus étroites, après avoir couru presque sous la pluie afin d'arriver le plus tôt possible en mon antre... C'est avec une certaine aise que je pris le soin de m'étirer longuement, moi et mes ailes. J'avais pour habitude de ne pas faire chauffer ma maison, mais les murs isolants gardaient sans cesse une température fraîche sans pour autant être glaciale. Lors de notre course contre la pluie, j'avais approuvé les dires de la maladive petite humaine, en effet, j'habitais dans le Nouveau Quartier. Ainsi, la population qui s'installait était plus jeune que moi et c'était avec une facilité déconcertante que je trouvais de jeunes et jolies femmes capables d'être encore innocentes alors que je m'approche d'elle... Ah, oublions cela. Les détails sont sans importance en ces lieux, en ma maison. J'avais, durant notre moment de promiscuité, profité qu'elle se blottisse contre moi pour la serrer un peu. Pourquoi? Le corps d'une femme, quel qu'il soit est l'une des plus merveilleuses choses à regarder, à sentir contre sa peau. Et cela ne changera jamais selon moi. J'aime toujours autant serrer, caresser, embrasser le corps d'une demoiselle. Encore plus si elle murmure des paroles que je ne saurai énoncer ici pour la simple et bonne raison que je n'en ai pas le droit, pour mon plus grand malheur.

J'avais remarqué les coups d'oeil inquisiteurs qu'envoyait Aeeryn lorsqu'elle fut dans ma demeure, elle semblait apprécier mes meubles, la propreté de l'endroit... Enfin, la décoration quoi. Je n'ai jamais eu une passion particulière pour le rangement, le ménage, pour toutes ces choses qui selon moi relèvent plutôt de la corvée. Qui aime faire la poussière sérieusement? C'est votre passion de glisser doucement un balais, de danser avec lui et de commencer à nettoyer votre sol en sifflotant pour vous donner de l'espoir? Vous êtes quoi? Blanche-Neige ? Nan, je crois pas. Tout le monde déteste les corvées. Personne ne va en prison pour le plaisir, les corvées, c'est pareil. Personne n'aime pas et il y a toujours un larvin pour le faire à notre place. La seule chose relativement chiante que je fais sans soucis, sans doute parce que j'aime ça... C'est faire la cuisine. Un démon sachant faire la cuisine, si, si, je vous assure que c'est possible ! Vous voulez des preuves ? Hein ? Je... Je parle tout seul. Enfin, bref, où en étais-je? Aeeryn venait de me demander si c'était moi qui entretenait cet endroit. C'est après avoir terminé d'étirer mon corps que je répondis de ma voix caverneuse, sombre:

« Eh bien, non, je n'ai pas le courage de le faire moi-même, désolé de te décevoir. »

La belle Aeeryn continuait de regarder les alentours, moi je l'observai elle. Elle devait avoir froid, acceptant d'augmenter un peu le chauffage pour elle, je m'éloignais ensuite du chauffage pour éviter d'être affaibli par la chaleur qu'il dégageait peu à peu. Je plissais les yeux en entendant la belle demoiselle dire, avec ironie, qu'elle s'installerait bien ici. Oh? Vraiment? Un sourire amusé s'afficha sur mon visage mouillé par la pluie, je lui répondis avec autant de plaisanterie qu'elle.

« Allons, Aeeryn, ce sera avec plaisir que je t'accueillerai ici. »

Je me mis à lui sourire à nouveau puis, observant les alentours, je pris un instant pour calmer mes nerfs mis à vif à cause de l'horrible tempête au dehors. Je m'éloignai lentement d'elle, allant vers la cuisine, j'avais bien compris qu'elle était affamée. J'allais donc préparer un repas. J'avais moi aussi faim. En même temps, il était simple de me donner faim. J'avais tout le temps faim lorsque je sentais de la viande non loin... Brr... Un frisson parcourut alors le haut de mon corps. Ne pas penser à la nourriture, pitié, ne pas y penser. Mon ventre grogna, je pestai en maugréant à voix basse... Puis, elle posa une question intéressante... Pourquoi faisais-je cela...?

Clignant des yeux, je m'arrêtai, dos à elle, la tête basse, je pris un instant pour réfléchir. Pour songer. Mon corps trembla légèrement. J'avais moi aussi retiré mes chaussures, je passai une main dans mes cheveux... Les redressant vers l'arrière machinalement. Je ne répondis pas. Que pouvais-je dire? Que je ne voulais que l'avoir dans mon lit? Il était inconcevable pour moi d'aimer ainsi quelqu'un? Mais pourquoi avais-je aidé si ce n'était pour l'avoir à mes côtés? Pourquoi aurai-je fais l'affront de manquer à mon indescriptible envie de coucher avec elle? Pourquoi aurai-je aidé cette humaine juste parce qu'elle n'allait pas bien? Pourquoi... Ne pouvais-je pas... Avoir des sentiments normaux? Pour l'honneur, sûrement.

Quel honneur y avait-il là dedans? Je ne pus répondre autre chose que ceci:

« A-t-on besoin d'une raison pour aider quelqu'un? »

Je tournai mes yeux rouges vers elle. Non. Je ne voulais pas lui dire la vérité. Je ne voulais pas avouer qu'elle m'intéressait, je ne POUVAIS pas avouer qu'elle... M'intriguait. Oh et puis, pourquoi pas?

« J'étais intrigué par une si jolie personne. Je n'arrivai pas à déterminer si tu étais une demoiselle ou un homme. La curiosité est un vilain défaut, n'est-ce pas? »

Un sourire éclaira sombrement mon visage. Je pris le temps de m'éloigner, lui faisant signe de me suivre, j'allais vers la cuisine. Sortant une poêle d'un de mes placards. Je redressai mes yeux vers elle, je lui dis...

« J'ai cru comprendre que tu avais faim, je vais donc te remplir, que veux-tu? »

J'ouvrais mon réfrigérateur pour la laisser choisir ce qu'elle désirait. Un sourire aux lèvres. Je pris un instant pour l'observer... Le mot remplir était peut-être mal employé... Non ? ~ Enfin, qu'importe. Je voulais paraître le plus gentil possible pour pouvoir m'approprier ce corps qui pour moi était si beau... Ahem. Pourquoi ne pas être gentil, pour une fois et ne pas la brusquer? Dans son état, elle ne me résisterai même pas de toute façon...

« Bien, puisque tu es ici, autant faire connaissance, tu es étudiante? »

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InvitéJeu 1 Juin 2017 - 13:49

Curiosity, curiosity... What a bad thing.
Je souriais alors doucement et sentant une douce chaleur se répandre dans sa grande maison, je me mis à me sentir à mon aise. La chaleur m'avait toujours apaisée, même si je préférais celle que distribuaient gratuitement les gens. Je m'étirais longuement et le regardais s'éloigner vers une nouvelle pièce. C'était la cuisine : en quelques pas, je pus le suivre pour écouter la réponse à ma question. Il mit un temps à me répondre, comme si des idées cogitaient dans son esprit. Je le sentais, non, c’était même plus que ça. Ça se voyait. Je pensais qu'il allait me mentir en sortant une réponse toute simple et utilisée par de nombreuses personnes malsaines et n'ayant pas les idées claires. Ce qu'il me répondit me surpris grandement et je finis par le croire. 

Évidemment qu'il avait pu se tromper ! Si je troquais des jupes contre mes pantalons, on cesserait tout de suite de se tromper... Mais quelque part dans mon esprit me disait que je n'avais pas besoin de cela pour plaire. J'avais toujours été libre de faire ce que je voulais chez moi. Dehors, c'était incontestablement différent, mais je prenais plaisir à choisir des vêtements assez mixtes afin de détourner l'attention des gens. J'ai toujours été différente, ça tout le monde le savait. Mais je venais de réaliser que je voulais être dans la lumière, qu'on me voit et qu'on me rassure quand ça n'allait pas. La preuve que c'était vrai... Sarrender avait succombé. Enfin... C'était plutôt... Un bien grand mot.
Et pourtant, je me plaisais à me dire que nous avions un grand point en commun. Nous étions curieux.

La curiosité a toujours été quelque chose d'essentiel dans la vie de quiconque. Même si plus tard, on se qualifiera de je-m'en-foutiste, à un moment donné dans notre vie ont l'a été. Pour la plupart des gens, c'était lorsqu'ils étaient jeunes, que l'innocence coulait dans leurs veines délicates et qu'ils jouaient à chat perché tout en s'amusant.
La vie est un jeu, dans tous les cas. Il suffit juste d'y savoir jouer. Pour ma part, ma curiosité avait fait que je m'étais retrouvée dans un environnement passionnant, me faisant aimer toutes sortes de choses que les gens avaient interdites. Comme lire des livres. Comme regarder des films. Comme… Comme plein de choses….
Je fus sortie de mes pensées pour l'énième fois, mais cette fois automatiquement, comme si un élément déclencheur s'était produit. En effet, Sarrender souriait en me fixant de ses pupilles rougeâtres. Je ne pus m'empêcher de le trouver... Mignon. Mignon comme si notre enfant me dévoilait touuuut son amour envers moi. En revanche, cela me fit rougir, mais je cachais ma gêne rapidement ! Il était l'heure de manger, et même de dormir. Voulant me remplir le ventre, je me plaçais de telles façons à voir tous les ingrédients et les lui désignais de façon aléatoire certains ingrédients qui se trouvaient dans le frigo de celui-ci.

« Hum... Je peux te préparer un p'tit truc avec tout ça. Cuisiner m'aiderait à me réchauffer sûrement. On pourrait faire une grande tourte avec pleins d'ingrédients à l'intérieur ! Qu'est-ce que tu en penses ? Tu m'aides à préparer la garniture ?»

Je cherchais alors activement le tiroir où je pourrais trouver un tablier et tombais sur celui de Sarrender. J'ignorais si j'en avais le droit, mais je le prenais et sans réellement me soucier de lui désormais me déshabillais. Enfin...~
Seulement ma chemise qui était trempée et me faisait frémir. Je nouais le tablier autour de ma taille bien qu'il soit dix fois trop grand pour moi, mais je me faisais un malin plaisir à sentir la délicieuse odeur du propriétaire. Une fois le tissu cachant de nouveau mes sous-vêtements, je poussai un léger soupir de soulagement.

Il ouvrit de nouveau la bouche pour me parler d'un sujet auquel je tenais : faire connaissance.
Je lui hochais doucement la tête tandis que m'approchais du four pour en sortir une plaque.

« Exactement. Mais je travaille aussi à mi-temps dans un restaurant /bar comme serveuse. J'aime énormément ! Et puis de cette façon, on serait peut-être amené à se revoir ! Lui dis-je en lui adressant un clin d'œil complice. »

Je pensais de nouveau à ce petit boulot et visualisais la grande salle, les lumières presque tamisées et ma tenue presque provocante avec cette robe en volant m'arrivant à peine sous les fesses, si bien que lorsque je marchais, ainsi que mes collègues, si nous ne portions pas de collants, les clients pouvaient apercevoir nos petites culottes. C'était assez malsain, mais c'était la réputation que c'était bâtit le bâtiment. De plus, c'était assez bien payé, alors je ne m'en plaignais pas. Mais... Pour continuer la discussion et que mes origines de Parisienne remontaient en moi, je ne pus m'empêcher de râler un bon coup à l'adresse de ces tenues qui nous valaient des commentaires... Des commentaires. Des pépites.

« Cependant, les tenues sont très courtes et m'arrivent à peine ici ! Dis-je en lui montrant mes cuisses à la hauteur souhaitée, ce qui était très court, il faut se le dire.« Cependant, les tenues sont très courtes et m'arrivent à peine ici ! Et toi ? Que fais-tu comme métier ? Je suppose que si tu n'entretiens pas une si belle maison tout seul ! »

Je me rappelle le jour où n vieux pervers avait osé poser ma main sur le creux de mes reins et qu'il me chuchotait des choses obscènes qui m'avaient fait rougir de honte. Je l'avais laissé faire, mais je ne me sentais pas très bien et c'est lorsqu'il avait osé aller un peu plus bas que je lui avais donné une claque mémorable. Je me rappelle le jour où un vieux pervers avait osé poser ma main sur le creux de mes reins et qu'il me chuchotait des choses obscènes qui m'avaient fait rougir de honte. Je fis une légère grimace et frissonnais.

Je pris alors les ingrédients nécessaires à la fabrication d'une pâte et me mettais à la tâche en chantonnant doucement les paroles d'une chanson qui m'avait marqué lorsque j'étais jeune. C'était sûrement… La seule que j'avais entendue dans le monde des vivants et pourtant, je prenais un malin plaisir à la chanter. Ce que j'adorais penser, c'était que des milliers de chansons devaient exister auparavant. Que… Que plusieurs musiques existaient. Et qu'ils y en avaient bien plus que celle-ci : « Une souris verteuuuuh, qui courait dans l'herbeuuuh, je l'attrape par la queue, je la montre à ses messieurs ! Ces messieurs me disent "Trempez-là dans l'huile ! Trempez-la dans l'eau, ça fera un escargot tout chauuuuuud !" ».
ft. SAK le prétentieux ;-;
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Sarrender Aidoïn KanoorthVen 2 Juin 2017 - 18:05

Curiosity, curiosity... What a bad thing.

ft. Aeeryn la méchante ;w;

Elle me proposa alors une recette somme toute assez simple après avoir rougis. L'observant, notamment les rougeurs présentent sur son visage, je ne pus m'empêcher de l'analyser... Profitant de cet instant pour observer la chemise mouillée qui laissait mon inconscient imaginer la douceur de la peau à peine humidifiée par la pluie, je la regardais observer l'intérieur de mon réfrigérateur. Elle était si... Si magnifique sous cet angle de vue ! Je l'observai alors qu'elle ne me regardait pas. J'avais envie de passer mes mains dans ses cheveux, de la plaquer contre un mur et de l'embrasser aussi tendrement qu'un démon le pouvait sans avoir des doutes sur sa méchanceté. J'avais envie de lentement passer ma main sur les hanches de la demoiselle, de daigner caresser les formes les plus rondes de son corps, mais jamais je n'aurais l'occasion de le f... Oh putain de bordel de tiramisu à la crème mamie Nova de chez Lustucru. Est-ce qu'elle venait de... ? Non, elle n'avait pas... Quand même pas... Pas en présence de... Eh bien... Si... Elle avait... Venait-elle véritablement d'enlever sa chemise mouillée pour revêtir mon tablier de cuisine ? Venait-elle vraiment de dénuder une partie de son corps alors que le mien mourrait d'envie de retirer chaque parcelle de vêtement déjà présent ? Venait-elle de se découvrir à moi à l'instant alors que nous étions en train de planifier un repas ? Mon corps tressaillit. Mon âme vibra. Mon dos se cambra très légèrement, imperceptiblement. J'eus un réflexe étrange de bloquer ma respiration histoire de faire passer l'envie soudaine de viol qui m'arrivait à l'esprit. Si elle se penchait ne serait-ce qu'un instant, dos à moi, je n'allais plus pouvoir me contenir bien longtemps.

Je me contentais alors de répondre en bredouillant presque quelques mots intelligibles. Je me repris, puis dis distinctement :

« Comme bon te semblera du moment qu'il y a de la viande. »

Oui, j'avais vraiment besoin de protéines. Et... OH. Je n'arrivais toujours pas à me remettre de ce qui venait de se passer. Elle s'était déshabillée en présence d'un démon. Cette phrase sonnait en moi comme un long glas du masochisme. Je n'arrivais vraiment pas à comprendre pourquoi elle l'avait fait. Je pris doucement la chemise mouillée pour l'accrocher non loin. L'odeur envoûtante de l'humaine me parvint, m’ensorcela presque et me laissa partir dans un rêve éveillé... Je voyais son corps m'appeler non loin, se mouvant aux éclats brillants du soleil, m'attrayant... Je repris conscience en entendant la voix de l'humaine me parler de son travail. Ainsi donc elle était serveuse ? Je hochais la tête doucement en l'imaginant servir d'autres personnes. Essayant de visualiser la scène, je n'eus pas trop de mal à le faire. Mais la tenue m'était inconnue, j'arrivais à la voir servir d'autres personnes... Certes, mais j'étais curieux de savoir comm-... Décidément... C'est pas ma journée à moi, aujourd'hui. Je me tournai vers elle lentement lorsqu'elle m'expliqua la taille des jupes. Je pus alors PARFAITEMENT imaginer la scène. Je la voyais, voguer de table en table, servant, souriant, alors que d'autres hommes l'observai par le bas... Y compris moi. Je me mis une claque mentale pour m'échapper de ces pensées. Je crus un instant voir Aeeryn en une si courte tenue, je m'humidifiais les lèvres pour me calmer.

Je m'approchais ensuite pour lui donner quelques ingrédients, tentant de ne pas avoir trop l'occasion d'être proche d'elle... J'avais vraiment du mal à me contenir... Allons, allons, une journée. Une seule. Une seule journée où tu ne fais pas de conneries... UNE SEULE. Sarrender ! SARRENDER FAIT PAS LE CON. Je la regardais...

« Eh bien, ce sera avec grand plaisir que je ferai un tour dans ce bar histoire de botter les fesses de ceux qui t'observent d'une façon obscène. »

Faudrait peut-être que je me botte le cul aussi moi... Je pris un instant pour prendre un bol et faire de la pâte brisée, suffisamment pour avoir une couche en dessous de la farce et une au-dessus. Le seul HIC. LE SEUUUUUUUUUUL HIC. C'est que LE CON QUE JE SUIS... Ahem, on va le faire sans les majuscules... En passant pour aller prendre un bol, j'ai eu la bonne idée de passer près de Aeeryn, de frôler légèrement l'extrême bas de son dos. Me rendant compte de ce que j'avais fait pas inadvertance, j'avais tenté de me rattraper, mauvaise idée. Je m'étais retrouvé tout proche d'elle. Mon corps était à présent placé presque collé à elle. Je fermais les yeux. Me maudissais. Puis m'éloignais doucement de cette jeune femme chantonnant une souris verte. Je toussotais un peu puis murmurai un : « Désolé », avant de m'éclipser un peu plus loin dans la cuisine.

Je soupirai en mélangeant le beurre aux autres ingrédients, je levai mes yeux vers le plafond en songeant doucement.

« Eh bien. Eh bien. Je suis mercenaire, garde du corps, paladin, j'ai même été garde du corps de l'empereur pendant une courte période... Il faut croire qu'il n'aimait pas les regards que je portais sur son entourage. »

Je haussai les épaules alors en tâchant de terminer la pâte au plus vite. Prenant un peu de farine pour me décoller les doigts. Je me mis à étaler la pâte doucement sur un plan de travail fariné. Connaissant par cœur ma cuisine, le deuxième endroit de la maison que je fréquentais d'ailleurs le plus, je pris un rouleau et me mettais à étaler doucement la pâte. Je soupirai. Je mis la pâte au fond d'un moule assez haut en déglutissant. Puis déposais le moule à côté de Aeeryn afin qu'elle puisse y mettre la garniture.

« Puis-je savoir quel âge tu as ? Si ce n'est pas trop indiscret bien entendu, après on fera un petit jeu, tu essayeras de deviner le mien. »

Je souris amusément, une idée en tête. Je pensais notamment aux différentes personnes qui avaient essayé avant elle de découvrir mon âge, en vain.

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InvitéSam 3 Juin 2017 - 9:07

Curiosity, curiosity... What a bad thing.
J'éclatais de rire, imaginant son corps impressionnant et musclé me servir de garde du corps s'appuyant sur un des murs qui faisait partit de la décoration. Je me rappelais de la délicatesse avec laquelle il m'avait prise dans ses bras alors que j'imaginais, non sans peine, qu'il devait faire quelques bêtises.
Son torse se soulevant lentement, son cœur battre, ses muscles se resserrant tout autour de moi pour me protéger. Je m'étais un peu plus enfoncée dans ses bras dans l'espoir qu'il me garde plus longtemps contre lui, que je puisse profiter de son parfum enivrant. Je laissais un bref sourire de plaisir se dessiner sur mes lèvres alors que mon corps arborait en ce moment précis un sentiment étrange. Sarrender était tout contre moi, je pouvais sentir son souffle contre ma nuque ce qui me fit frissonner. Si je bougeais ne serait-ce qu'un petit peu, je sentais que nos... Nos parties respectives allaient se toucher. Déjà que mon fessier était pratiquement collé à son bassin.

L'ambiance était... Des plus agréables et pour la première fois de ma vie, je ressentis l'envie de le sentir m'enlacer, de me susurrer de douces paroles. Je voulais qu'il prenne les devants. D'ailleurs vu ce qu'il me disait sur son ancien métier, je comprenais rapidement que des corps comme les miens, il en avait sûrement dû voir une centaine. Je n'étais certainement pas attirante, ou alors pas assez pour qu'il le fasse de lui-même. Pour la première fois de ma vie, je voulais être belle pour quelqu'un. Qu'il me le dise, que je sois rassurée… Comme si nous étions un simple couple. Mais je craignais de ne pas être à la hauteur. Et outre le fait que Sarrender me semblait être quelqu'un de bien, je voulais m'assurer être à la hauteur. Si nous avions une quelconque aventure par la suite… Ce serait déjà ma première fois et puis je n'aurais pas vraiment de sentiments. Il était sympa, gentil et attentionné, mais je n'arrivais à me décider. Je soupirais alors grandement et chassais ses idées de ma tête. La garniture sous mes mains, je la préparais minutieusement à l'aide d'un couteau aiguisé dont je me servais à merveille.

C'était peut-être le fait, que depuis les nouvelles réformes, le sexisme était aussi présent qu'un pigeon dans la rue. On forçait les femmes à cuisiner différents plats afin d'être au service de l'homme, de ses différents désirs. Je soupirais légèrement en me mordillant la lèvre avant qu'il ne mette le plat près de mon saladier où j'avais regroupé tous les ingrédients cisaillés ou non.
Je le regardais en coin alors que mon corps frémissait à la moindre occasion : c'est-à-dire à chaque fois qu'il passait près de moi. Son visage s'imprimait dans mon esprit me laissant voguer vers une rêverie intense à imaginer son corps dévêtu, sa silhouette athlétique, son adorable sourire aux lèvres qu'il abordait comme maintenant.

Sentant son air joueur et son sourire qui en ferait fondre plus d'une, je répondis en plaçant la garniture dans la pâte :

« Je suis âgée de dix-neuf ans. Mais, mon cher Sarrender.... Faisais-je en m'essuyant les mains sur mon tablier pour me rapprocher de lui. Qui vous a bien dit que je voulais le deviner ? »

Je riais doucement avant de me mordiller la lèvre en le regardant. Il était, ce qu'on appelait plus communément "mon genre de mec". Le seul problème était que ce ne devait sûrement pas son cas et le fait que je roule des hanches ne le faisait nullement frémir. Je prenais sa deuxième pâte en faisant exprès de le bousculer, mais cette fois-ci par pur amusement et continuait mon petit manège en mettant soigneusement la pâte pour qu'elle recouvre le plat.  

Je remontais doucement mes lunettes sur mon nez à l'aide de mon poignet et allais chercher un chiffon pour le mettre dans le four. Je me rendis compte alors de mon erreur. Je n'avais pas mis à préchauffer le four et c'est en baissant le plat que je me penchais en avant pour régler les boutons et mettre un minuteur pour compter une quinzaine de minutes. Je me redressais et fixais alors Sarrender.


« Je suis vraiment stupide… Excuse-moi. Dis-je en murmurant à Sarrender avant de voir qu'il semblait ne pas m'écouter, comme concentré sur quelque chose d'autre. Je m'approchais alors doucement de lui, et comme précédemment, je lui touchais alors doucement le torse, mais je sentis quelque chose : j'avais une bêtise. Enfin, je crois. »

Je le sentis alors respirer fortement que ses yeux écarlate fixaient les miens avec une sorte… D'appétit ? De désir ?
ft. SAK, celui qui va se régaler cette nuit~
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Sarrender Aidoïn KanoorthSam 3 Juin 2017 - 12:50

Curiosity, curiosity... What a bad thing.

ft. Aeeryn, ma chère et tendre.

Le désir et le plaisir son intimement liés il est vrai. Lorsque le désir brûle le cœur d'un homme, il n'est pas rare que le plaisir vienne de suite après... Mon cœur à moi était de plus en plus palpitant, bondissant dans mon torse. Je pouvais entendre de douces palpitations me saisir, me caresser, me faire trembler. Je ne pus retenir un doux soupir... Le contact précédent entre nos deux corps m'avait... Troublé. C'était... Complètement différent. Pourquoi avec Aeeryn, mon corps se redressait parfois à cause de violents frissons. Pourquoi sentais-je mon âme hésiter lorsque je voulais l'approcher ? Pour une journée dans ma vie, ne pouvais-je pas avoir une relation stable avec une demoiselle ? Pourquoi fallait-il que je sois si... Attiré.. Si... Envoûté par les doux mouvements de hanches qu'elle faisait... Pourquoi fallait-il que mon corps soit si nerveux... ? Avais-je récemment abusé d'alcool ou de drogue ? Non, absolument pas ! Alors pourquoi !? Pourquoi être si nerveux... Si... Je sentais mes mains trembler. Elle termina de préparer la tourte... Elle fit alors... La pire erreur de sa vie...

Si désirable, si merveilleuse, pourquoi devait-elle... M'intéresser autant ? Ce n'était même plus une question de curiosité à présent. Tout ceci commençait à mélanger mon esprit, je regardais fixement le corps de Aeeryn, penché devant moi, me laissant admirer ses fines rondeurs... Mon corps se tendit. Mon visage se crispa. Ma respiration était étrangement lente, je prenais le temps d'expulser l'air de mes poumons alors que ma main se posai légèrement sur ma tempe... Oh pitié... Pas ça... Une seule journée... Je m'étais dit, soit ami avec quelqu'un sans penser à ce qui pourrait se passer. Une fille, un homme qu'importe du moment que tu ne cherches pas à le ou la violer ou même à tuer cette personne... J'avais échoué. Le désir en moi se concentra en un point. Le désir commença à me brûler doucereusement les entrailles... Redoublant d'intensité, je ne pus retenir mon corps. Aeeryn eut la mauvaise idée de se redresser et de se tourner vers moi. Mes yeux rouges étaient animés d'un puissant éclat de désir. Un désir incommensurable. Un désir violent. Une envie soudaine de la garder à jamais dans mes bras.

Il ne fallait pas que je cède à la tentation... Mais j'avais la soudaine impression d'apercevoir le même désir hantant le regard d'Aeeryn. Peut-être n'était-ce qu'une impression ? Je n'en savais rien. De toute façon, il était impensable pour moi de m'arrêter. Je ne pouvais plus. La tentation mène souvent au péché. Si prendre du plaisir est un péché, alors pardonnez-moi. Ma main se dirigea d'elle-même près de la joue d'Aeeryn... Ma peau était étrangement chaude puisque ma maison l'était également. Mon corps d'habitude froid ne parvenait pas à assimiler correctement les changements de températures... Donc il s'adaptait à la chaleur ambiante. J'étais torse nu... En repensant au corps dénudé de la demoiselle, je ne pus retenir davantage mes actes. L'entraînant doucement contre un mur, je la plaquais doucement.

Tout était de sa faute... Elle me cherchait, elle me trouvait, voilà tout. Étais-je un monstre d'avoir désobéi à ce que je m'étais fixé ? Je m'en fichais. Je voulais l'embrasser, la chérir autant que je le pouvais en l'espace d'une nuit... L'espace d'une fraction de seconde. Je la désirais plus que tout à cet instant précis... Plaçant un de mes bras sur le mur derrière la demoiselle, à côté d'elle. Nos lèvres finirent par entrer en contact. Un doux contact ardent qui fut tellement appréciable... Comme une simple caresse... Ma main placée sur la joue de Aeeryn glissa doucement plus bas, le long de ses formes. Je pris un instant pour rompre le baiser, puis la fixai du regard... Me plongeant à jamais dans ses pupilles sombres, je souris étrangement.

Je souriais. Pas vraiment d'un air méchant... Non. C'était un sourire doux, un sourire presque tendre. J'approchai mon visage de l'oreille de Aeeryn... Murmurant doucement de la voix sombre :

« J'espère que tu sais que jouer avec un démon n'est pas une bonne idée... »

PASSAGE CENSURE

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