Partagez| .

Recontre des âmes masquées. [PV : Airi Buraindo]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar
Modo'
Date d'inscription : 19/04/2017
Messages : 89
Race : Ange
Pouvoir : Clairvoyance
Habitat : La capitale
Métier : Mercenaire (temps partiel)
Soras : 196
Avatar utilisé : C'est moi qui l'ai dessiné,le personnage m'appartiens :3
Couleur de dialogue : #CC6666

Stats & inventaire
Attaque/Esquive/Magie: 35/20/55
PVs:
50/50  (50/50)
Inventaire & équipement:
SarusaDim 28 Mai 2017 - 18:41

Trois jours de congé. Trois jours de congé ! Ce n'est pas rien, trois jours de congé. C'est rare, pour un mercenaire, les jours de congé. Et, honnêtement, quoi de mieux qu'un repos bien mérité après une mission acharnée et laborieuse ? Et cette mission quoi. Sahar Ainsley allait refuser au début, pour simple principe qui consistait à respecter ses heures de sommeil, mais la prime était trop tentante, et tant que l'occasion s'offrait à elle, ce serait du gâchis de refuser, de plus qu'elle pouvait se défouler un peu. Alors bon, elle accepta la mission. Cette dernière consistait à se poster en groupe devant la grotte d'un Béhémoth un peu trop bruyant, durant toute une nuit, afin de lui laisser quelques blessures dont il se souviendra lorsque l'envie lui prendra de braire de nouveau prés de la capitale. Non seulement il faisait nuit, et ils devaient combattre le sommeil qui leur alourdissait les paupières et leur engourdissait les membres pour rester sur le qui-vive, mais il fallait aussi que la petite troupe supporte l'odeur pestilentielle que dégageait cette bête. Et il faut se le dire, un animal passant le clair de son temps à dormir parmi les dépouilles et charognes de ses proies, ça ne sent pas la rose. Après avoir prit son temps pour se réveiller, enfin, le Béhémoth sortit de sa grotte, pour voir qu'il y avait des humains qui piétinaient son territoire, tous portant un regard haineux éteint par la fatigue, qui se mirent donc à l'attaquer en groupe. Et elle n'y allait pas non plus de patte molle, la bête, même à peine réveillée. Ils ont plusieurs fois risqué se faire enfourcher un bras ou une jambe dans les horribles griffes du monstre, mais il en sortirent finalement vivants après avoir épuisé et blessé grièvement le monstre. Lessivés, mais en vie.

Le réveil du lendemain du retour de la mission fut assez pénible pour l'ange. Elle sentait toujours des courbatures lui tirer sur les tendons, faisant de chaque pas un exploit. Mais elle tenait tout de même bon. Elle allait prendre son temps, ce matin, rien ne pressait, et puis les jours de congé c'est sacré. Elle allait aussi sortir faire une petite séance de shopping, plus tard, vers mi-di. Elle venait de toucher une somme assez importante et n'allait tout de même pas se priver de quelques chemises en dentelle ou autres articles qui lui plairaient bien, quand même. Elle prit donc un petit déjeuner royal, pour ensuite aller se préparer un bain chaud, histoire de soulager ses courbatures. Ceci fait, elle se prépara nonchalamment pour sortir, n'oubliant pas de nouer son éternel bandage en dentelle autour de ses détestables yeux qui lui compliquaient tant la vie, activant par la suite son pouvoir de clairvoyance. Elle sortit donc de sa petite maison, refermant la porte derrière elle, et se dirigea d'un pas lent vers la rue commerçante. Cette dernière était toujours dotée de son activité et de son agitation quotidiens, arpentée par de nombreux habitants qui se pressaient dans toutes les directions en se bousculant presque. Sarusa poussa un soupir las, préférant rentrer dans la première boutique venue pour ne pas supporter d'avantage les regards importuns se posant sur elle et ses yeux bandés, et qui la mettait particulièrement mal à l'aise, sans oublier le fait qu'elle détestait l'énergie des autres, ou les autres tout simplement. Et puis ce soleil de plomb qui était à son zénith vu l'heure, et qui lui causait souvent des migraines atroces. Elle prit donc son temps, comme prévu, faisant le tour du magasin tout en essayant diverses articles, pour au final ne ressortir qu'avec le quart de ce qu'elle avait essayé. Oui, elle faisait partie de ce genre de clients en ce qui concerne ses habits. Puis, les mains chargées de ses achats et le sourire aux lèvres, elle arpenta encore un peu la rue commerçante. Et, en passant à côté d'une ruelle étroite qu'elle aperçut dans son champs de vision, elle s'arrêta puis recula en tournant son visage dans cette direction, s'y engageant par la suite. Cette ruelle était un peu plus calme que la rue commerçante, et le soleil n'éclairait cette rue que fébrilement vu son emplacement, ce qui fit pousser à l'ange un soupir de soulagement. Elle avança encore un peu, poussée par une envie soudaine de découverte, apercevant par la suite une petite échoppe à la devanture terne. L'ange hésita un moment en voyant qu'elle était seule, ou presque, dans cette petite rue, mais elle s'engagea quand même à l'intérieur du magasin, poussant la petite porte qui émit un tintement de cloche apaisant, laissant cette dernière se refermer en annonçant poliment sa présence.


"- Bien le bonjour ! Le propriétaire de ce magasin est-il présent ? Je souhaiterais quelques renseignements en ce qui concerne les produits qu'il vend. "

Elle attendit patiemment une réponse en scrutant discrètement les alentours vu son bandage, mais surtout puisque son pouvoir qui n'était qu'une simple vision circulaire et donc sans angles morts, et si elle voulait voir en dessous d'elle ou au dessus, il fallait quand même qu'elle bouge la tête ou simplement ses yeux, comme ici. La boutique était jonchée d'un joli parquet à la douce teinte brune, et les murs de ce qui sembla être à l'ange un papier peint rustique vu son motif, ce qui remit la jeune fille en confiance, d'autant plus que l'ambiance de ce petit magasin lui inspirait un sentiment de sérénité, choses qu'elle avait perdu depuis bien longtemps. Les murs étaient également ornés d'étagères, ces dernières contenant toutes sortes de fioles plus fascinantes les unes des autres. Certaines émettaient de la lumière, d'autres de la fumée qui se mélangeait au plafond, et lui donnait un air mystique. Elle aperçut également dans un coin deux petites tables en bois entourées soigneusement de chaises du même matériau. Sarusa se tenait correctement derrière la porte, déposant ses sacs de shopping au sol, tout en mourant d'envie de voir le propriétaire de ce petit jardin secret à l'ambiance apaisante et chaleureuse, ne souhaitant jamais quitter ce lieu qui lui faisant ressentir quelque chose qui lui manquait vraiment, depuis le temps.

•••

Modératrice ~




All hail to the queen of cuteness.


Dernière édition par Sarusa le Jeu 29 Juin 2017 - 17:27, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 04/03/2017
Messages : 91
Race : hybride (ange-esprit)
Pouvoir : Art
Habitat : échoppe
Métier : enchanteresse/alchimiste
Soras : 1325
Avatar utilisé : Satori komeiji (Touhou project)
Autre(s) compte(s) : Kyoma
Couleur de dialogue : #DF01D7

Stats & inventaire
Attaque/Esquive/Magie: 20/60/70
PVs:
50/50  (50/50)
Inventaire & équipement:
Airi BuraindoDim 28 Mai 2017 - 23:18

Pour la première fois depuis un petit moment, Airi n’était pas au meilleur de sa forme. Il faisait chaud à l'extérieur, et il y avait beaucoup de monde qui passait dans la rue. Elle avait rencontré beaucoup de gens aujourd’hui, plus qu'à l'accoutumée, et si aucun ne s’était montré particulièrement désagréable, la jeune magicienne trouvait éprouvant de recevoir en permanence les bribes d’émotions que les âmes des passant laissaient derrière eux dans la grande rue.
Les jours comme ça, et dans des lieux comme les grandes villes, la rivière d’Art dans laquelle Airi puisait son énergie était saturée d'humanité. On y trouvait des bribes de conversation, des états d'esprit, et toute sorte de chose dont elle se serait bien passée, car le printemps semblait, pour les hommes comme pour les autres créatures, être la saison des Amours.

Elle se trouvait dans son appartement juste derrière la boutique, assise devant une petite table de couverte d’une jolie nappe jaune, et se trouvait plus ou moins écrasée sur la table sans aucune élégance, tentant tant bien que mal d’ignorer les informations que l’Art lui donnait, niant désespérément le fait que deux appartements plus loin, ses voisins semblaient s’abandonner aux plaisirs de la chair.

Elle en venait a penser cela dit, qu’il était effrayant de voir la rivière d’art était a ce point envahis en sa surface par l’agitation des “humain” et autre créatures qui peuplaient la ville. La présence des être pensant était tellement encrée dans ce lieu que le reste du vivant paraissait bien impuissant face a la masse d’âme que formaient les hommes et leurs comparses.

Pour le plus grand soulagement de la jeune fille, la clochette de son magasin sonna, et elle entendit une femme appeler, mais Airi c’étant placer du mauvais côté, c’est son oreille gauche qui était tournée vers la boutique, si bien qu’elle ne comprît pas un mot sur deux de la visiteuse.

Airi se leva prestement, frottant ses vêtements pour les défroisser, puis se dirigea vers la porte menant a la boutique. Elle souffla un peu, fixant son attention et ses sens sur la personne qui attendait juste devant l’entrée du magasin
La magicienne pénétra alors dans sa boutique.

Il était difficile de deviner que, quelques secondes plus tôt, cette jeune femme se battait contre le stress et l'embarras. Au contraire, le sourire calme et détendu de la demoiselle au cheveu roses, son visage vierge de toute ride ou marque de fatigue, et sa démarche élégante allait même à l’encontre de cette idée. Et si intérieurement, elle était vaguement troublée, elle n’en laissa rien paraître.
Elle portait aujourd’hui une légère robe unie d’un rose plutôt pâle qui s'arrêtait juste au-dessus des chevilles. Dans ses cheveux, plus foncés, se trouvait un petit ruban pervenche sur le côté, qui n'attachait pas grand chose et devait être purement décoratif.

Airi tourna ses yeux clos vers la mercenaire, et s’adressa a elle d’une voix douce et cristalline, dégageant la même douceur et la même plénitude que la petite échoppe.

"Et bien! Bonjour a vous. Pardonnez mon absence, je n'ai malheureusement pus vous entendre depuis l’arrière boutique.
Y a t-il quelque chose que je puisse faire pour votre service?
"

il ne faisait aucun doute que jeune femme était ici dans son élément.

•••

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Modo'
Date d'inscription : 19/04/2017
Messages : 89
Race : Ange
Pouvoir : Clairvoyance
Habitat : La capitale
Métier : Mercenaire (temps partiel)
Soras : 196
Avatar utilisé : C'est moi qui l'ai dessiné,le personnage m'appartiens :3
Couleur de dialogue : #CC6666

Stats & inventaire
Attaque/Esquive/Magie: 35/20/55
PVs:
50/50  (50/50)
Inventaire & équipement:
SarusaLun 29 Mai 2017 - 20:04

Ah, quelle atmosphère reposante. L'ange en avait presque oublié ses courbatures, sa fatigue, sa peine immense. Elle baignait là dans un endroit qui, quoique lui étant inconnu, lui sembla si familier. Les douces effluves aux vertus bienfaisantes qui régnaient dans la pièce lui procuraient un bien fou, et elle sentit qu'elle s'évadait pendant un moment, quittant son corps endoloris physiquement comme sentimentalement, pour ensuite s'élever vers un pays de lumière et de paix. Un royaume que rare peuvent percevoir, un endroit si palpable mais si distant, ce lieu que les corps matériels ne peuvent profaner de leur souillure, un lieu où seule l'âme a accès, mais qui est malheureusement éphémère.. L'ange finit par se reprendre en voyant venir une ravissante jeune femme aux traits faciaux inspirant la sérénité, portant une tenue simple mais raffinée, tandis qu'elle l'accueillit dans son échoppe avec une voix cristalline et musicale, se fondant parfaitement dans l'air mystique et reposant de sa propriété. Elle remarqua cependant un petit détail, ayant tout de même sa taille. En effet, la demoiselle gardait les yeux clos. Était-ce par habitude, afin de donner plus d'effet à son si beau sourire ? Ou était-ce pour une autre raison ? Non, elle avait peut-être tort, une malvoyante ne pouvait quand même pas entretenir une boutique à elle seule, vu qu'elle ne remarqua personne d'autre en sa compagnie, mais elle n'allait tout de même pas poser la question à la gérante de la boutique. Elle esquissa donc un joli sourire sur ses fines lèvres, semblable à celui d'un enfant, afin de répondre :

"- Ah, bonjour à vous ! Voyez-vous, je souhaiterais simplement des renseignements sur vos produits. "

Puis, parcourant visiblement la pièce de son regard en tournant son visage, elle continua :  

"- Je suppose que vous vendez des potions et autres produits alchimiques ? Si cela ne vous importune pas, je souhaiterais avoir des détails sur ce que vous vendez ~ "

Sahar Ainsley gardait un ton poli en parlant, ainsi que son sourire enfantin, se tenant correctement à l'entrée. Il y avait cependant quelque chose qui la tracassait. Un petit je ne sais quoi, un détail qui lui inspirait un sentiment de douleur, quelque chose qu'elle aurait préféré oublier.. Ou plutôt quelqu'un. Stanley. Une senteur s'étant mêlée aux autres dans la petite pièce lui rappela vaguement un souvenir doux-amer de cette figure protectrice et forte, cet homme qui combla son être d'un amour fou mais sensé, cet unique homme en qui elle avait trouvé le bonheur. Ah.. Cette douce vigueur d'un parfum masculin, représentant parfaitement l'élu de son coeur. Il était.. Idéal.  Son caractère bon, fort et mature avec des tendances enfantines, ses beaux yeux bleu cristal dans lesquels elle se perdait pendant des heures, ce regard dur mais adorable qui se plongeait dans le sien, ses doux cheveux d'une couleur châtain qu'elle s'amusait à ébouriffer, sa voix suave qui lui manquait tant, ses bras si forts et si tendres qui imprimaient en elle toute la passion qu'elle souhaitait lorsqu'il la câlinait, et son unique présence était suffisante à lui redonner confiance en elle.. Quel ennui que tout cela soit finit si injustement. La voilà dans un monde étrange et lointain, seule, si seule, souffrant de jour en jour à cause de l'absence de ses proches, regrettant amèrement ses actes parfaitement irréfléchis, étant au bord de la folie si ce n'était son métier qui lui permettait de faire éclater ses envies réprimées. Mais ce n'était pas assez. Non. Elle avait besoin d'amour, de passion, d'affection, choses qu'elle ne trouvera sûrement jamais dans ce monde hostile et qui la rendait si solitaire. Ses affreux yeux sur lesquels circulaient des rumeurs, ou simplement son bandage en dentelle étaient suffisamment intimidants ou étranges pour que personne n'ai l'envie de se rapprocher d'elle, dans les deux sens du terme, et elle sentait qu'elle finira par sombrer dans la folie un jour. Elle se pinça les lèvres entre elles pour éviter de pleurer, puis ajouta sur un ton fébrile :  

"- Aussi.. Je tenais à dire que j'appréciais sincèrement l'atmosphère de votre boutique, les encens sont un pur plaisir pour les narines ! Et, excusez mon indiscrétion, mais je ne pense pas avoir remarqué votre boutique au paravant, venez-vous de commencer votre commerce ? "


Spoiler:
 

•••

Modératrice ~




All hail to the queen of cuteness.


Dernière édition par Sarusa le Jeu 29 Juin 2017 - 17:28, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 04/03/2017
Messages : 91
Race : hybride (ange-esprit)
Pouvoir : Art
Habitat : échoppe
Métier : enchanteresse/alchimiste
Soras : 1325
Avatar utilisé : Satori komeiji (Touhou project)
Autre(s) compte(s) : Kyoma
Couleur de dialogue : #DF01D7

Stats & inventaire
Attaque/Esquive/Magie: 20/60/70
PVs:
50/50  (50/50)
Inventaire & équipement:
Airi BuraindoLun 29 Mai 2017 - 21:10

Si d’autre avaient parfois l’impression d’entrer dans un autre univers en pénétrant dans la boutique, Alors la personne qui devait le plus s’approcher de ce monde était sans aucun doute Airi.
Beaucoup voient le monde par l'intermédiaire de leurs yeux. Certains hommes bêtes, eux, utilisent d’autre sens, comme l'ouïe, ou l’odorat. Pourtant, Airi, ayant vécu dans des égouts une grande partie de sa vie, n’avait pas un bon nez. Elle n’entendant pas bien depuis deux ans déjà, à cause d’un incident de sa vie terrestre, et elle avait souffert de sa cécité depuis sa naissance.
Maintenant, tous ces problèmes devenaient pour elle autant de bénédiction, car les nouveau sens dont elle avait été dotée dépassait de loin tout ce qu’elle avait pus connaître ou comprendre.
Là ou quelqu’un voyait un visage, elle voyait une émotion.
Là ou quelqu’un entendait une voix, elle sentait une âme.
Là finalement, ou n’importe qui pourrait peiner a comprendre la vie, elle lisait et existait a travers elle.
Ce pouvoir lui donnait un sentiment de sécurité qui lui était cher, et une impression de contrôle dont elle n’était pas fière.
Pourtant, à chaque fois qu’elle sentait quelqu’un entrer dans “son monde”, et que cette personne s’y sentait si vite chez elle.. Airi ne pouvait qu’être heureuse de savoir le bien qu’elle fût capable de faire et de ressentir.
Ses idées noires s’en allèrent rapidement, la bonne humeur étant contagieuse pour elle, et elle sourit de plus belle a la jeune femme qui se trouvait devant elle.

Il s’agissait d’une ange sans aucun doute, et si elle n’était pas vieille, elle avait beaucoup vécu.
La nouvelle venue semblait fatiguée, au moins mentalement. Pourtant, sa voix était enthousiaste, et son attitude polie et courtoise.
Airi soupira intérieurement. Elle aimait ce genre de personne.
Finalement, sortant de ses pensées, elle écouta attentivement la demoiselle.

Encore une fois, on venait lui demander des informations sur ses produits. C’était devenus une sorte de routine pour elle de donner des indications sur son magasin. Elle ne s’en plaignait pas, bien au contraire, elle appréciait les choses tranquilles et répétitives. Airi avait longtemps voulu cela durant ses années passées a la résistance.
Avoir une échoppe, avoir une paisible vie de marchande, animée par de tranquilles discussions avec les clients, sortir de temps aux autres, prendre du bon temps… C’était se a quoi Airi aspirait, et ce, depuis bien longtemps.
Elle ne répondit pas immédiatement.
Airi prenait son temps. Elle n'aimait pas se presser, surtout lors de conversation. Faire attention a ce qu’elle pouvait raconter, c’était quelque chose d’important pour elle. Elle était même le genre de personne qui donnait un sens presque littéral a l’expression “tournée la langue sept fois dans sa bouche avant de parler”.

Et bien ! C’est une bonne question.. Mon magasin n’est pas réellement spécialisé dans la vente d’objet en eux même.
Ici, vous trouverez en réalitée, plus de choix dans les service que j’offre, que dans les bien que je proposes.


Elle marqua une courte pause, puis continua.

Ici, vous pouvez demander des enchantements d’objet. Pour résumer, je puis rendre vos objet, vêtements et autres outils plus résistant, plus tranchant, plus étanche, et toute sorte d’amélioration visant a améliorer la qualité ou la durée de vie de quelque chose.
Par exemple, je puis rendre une armure plus légère, faire en sorte qu’un téléphone puisse être plongé dans l’eau sans subir de dommages, ou encore rendre vos vêtements plus efficace contre les température trop haute ou trop basse.. Ce qui est bien pratique pour éviter les rhumes !


Il s'agissait là de quelques exemples qu’Airi utilisait tout le temps, mais qui avait l’avantage de ratisser large. Tout le monde ou presque pouvait se sentir concernée par une de ces situations, il était donc plus facile de faire comprendre rapidement l'utilité de son métier.

L’enchanteresse perçut quelque chose cela dit chez son interlocutrice. Bien sûr, la femme en rose n’était pas omnisciente, et ne voyait pas ce que les gens ressentaient en temps réel.. Mais elle sentait bien que quelque chose, gênait sa cliente d’une manière ou d’une autre.
Elle décida de ne pas s'attarder dessus pour le moment, gardant tout de même l’information en tête, au cas où il y aurait quelque chose a changer dans la boutique.
La jeune aveugle sourit cela dit au compliment de Sarusa, et pris quelques secondes avant de répondre.

Ara! Je vous remercie. J’ai voulu rendre l’endroit agréable, et je pense y être parvenue. C’est quelque chose, sans vouloir vous embêter avec mes histoires, dont je suis fière au vu de ma cécité..

Airi n'avait pas parlé pour rien. Le fait de voir une aveugle tenir un magasin etonait souvent les gens, et elle avait pris l’habitude de dévoiler rapidement son handicap afin de ne pas laisser de questions en suspend. C’était une habitude qu’elle avait prise, et qui s’avérais plutôt utile en temps normal.

•••

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Modo'
Date d'inscription : 19/04/2017
Messages : 89
Race : Ange
Pouvoir : Clairvoyance
Habitat : La capitale
Métier : Mercenaire (temps partiel)
Soras : 196
Avatar utilisé : C'est moi qui l'ai dessiné,le personnage m'appartiens :3
Couleur de dialogue : #CC6666

Stats & inventaire
Attaque/Esquive/Magie: 35/20/55
PVs:
50/50  (50/50)
Inventaire & équipement:
SarusaMer 21 Juin 2017 - 15:33

L'ange attendit avec une certaine patience que la gérante de la boutique lui réponde, prenant une profonde inspiration malgré elle. Elle avait retrouvé cette senteur rassurante mais douloureuse, ces souvenirs doux-amers qui se multipliaient, et cela lui redonna un peu plus de vigueur, un peu plus de courage pour continuer, malgré cette envie de pleurer. Elle se reprit en entendant la demoiselle parler, souriant de nouveau, tout aussi poliment. Elle lui décrit donc avec quelques exemples les services qu'elle offrait, comme l'enchantement d'armes ou d'équipements. L'ange jeta alors un rapide coup d'oeil vers son sceptre, se demandant si elle pourrait bien l'enchanter, tant qu'à faire. Elle afficha alors un air surpris pourtant invisible à travers son bandage aux paroles de la demoiselle, comme quoi elle était malvoyante. L'ange garda le silence un long moment, ayant soudainement un immense respect pour la personne se trouvant devant soit. Cela devait être handicapant d'être aveugle, surtout lorsqu'on gère une boutique. Sahar Ainsley garda humblement le silence durant un court moment, puis lança :

"- Je vois, merci pour ces explications. Ceci dit, je compterais bien enchanter mon sceptre ! Et puis, cela me fait plaisir de voir tant de persévérance et d'efforts fructueux malgré un handicap délicât."

L'ange fit une courbette par la suite, par principe de respect, puis se redressa en esquissant son sourire habituel et adorable. Puis vint une image aussi soudaine qu'inattendue dans l'imaginaire de l'ange ; Stanley, l'homme en qui elle trouvait passion et refuge, lui étant arraché brutalement par ce monde injuste, avec son sourire si beau, ses yeux sidérants.. Ce fut la goutte de trop qui fit déborder le vase. Sarusa détourna le visage en le masquant de ses deux mains, se mettant à pleurer à chaudes larmes. ça y est, elle se remit à penser à l'élu de son coeur, cet homme qu'elle avait décidé de considérer comme inconnu, cet homme qu'elle avait décidé d'oublier pour le bien de sa santé mentale. Et là, elle repense à lui. Et là, elle se remets en question, elle pense à des solutions fatales mais envisageables pour arrêter l'écoulement de ses larmes.  

Spoiler:
 

•••

Modératrice ~




All hail to the queen of cuteness.


Dernière édition par Sarusa le Jeu 29 Juin 2017 - 17:29, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Date d'inscription : 04/03/2017
Messages : 91
Race : hybride (ange-esprit)
Pouvoir : Art
Habitat : échoppe
Métier : enchanteresse/alchimiste
Soras : 1325
Avatar utilisé : Satori komeiji (Touhou project)
Autre(s) compte(s) : Kyoma
Couleur de dialogue : #DF01D7

Stats & inventaire
Attaque/Esquive/Magie: 20/60/70
PVs:
50/50  (50/50)
Inventaire & équipement:
Airi BuraindoVen 23 Juin 2017 - 23:04

Lors de ses tranquilles explications, Airi ne perçut pas grand chose de son interlocutrice. Quelques émotions semblaient l'agiter, mais rien de suffisamment fort pour que la jeune aveugle puisse le percevoir réellement.
Une fois sa phrase terminée, elle laissa le silence s'installer, attendant une réponse. Airi avait elle-même souvent l’habitude de marquer une pause avant de s'exprimer, et elle se demandait si son interlocutrice aussi prenait le temps de réfléchir avant de parler. C’était une belle qualité selon elle, un défaut agaçant pour d’autre. Quel qu’en soit la raison, la magicienne laissa donc le temps à l’ange de répondre.
Les paroles de cette dernière touchèrent Airi, comme a chaque fois qu’on lui annonçait ceci. “Une aveugle qui tient un magasin.” ce n’était pas banal, et la remarque était donc fréquente, mais Airi ne se lassait pas des encouragements qu’elle recevait souvent. Elle prit quelques secondes comme a son habitude, avant de s’exprimer d’une voix chaleureuse.

Et bien ~
Merci pour cela. Avec un peu d'abnégation, je pense que tout le monde peut en faire de même.
Vous me voyez ravie de vous voir intéressé, vous pouvez regarder les tarifs sur le comptoir. Et au besoin, je vous conse-


Elle s'interrompit. Du corps de la demoiselle devant elle s’échappa une violente vague de chagrin qui frappa Airi de plein fouet avant de rejoindre le fleuve d’Art dans le ciel. Déstabilisée, Airi mit une seconde avant de reprendre pleinement ses esprits. Devant elle, la jeune femme s’était mise a pleurer à chaudes larmes, prenant l’aveugle par surprise qui ne sut réagir sur l’instant. Elle ouvrit ses yeux, vides , froids, mort, fixant sans la voir l’ange qui semblait si calme peu de temps auparavant.

Qu’ai-je bien pu dire ?
Que c’est-il-passer?
Aurai-je fait une erreur ?


Voilà ce que pensait la jeune femme, décontenancée par la tournure que prenaient les évènements. Finalement, incertaine que ce qu’elle faisait était la chose à faire, elle s’avança calmement pour poser une main apaisante sur l’épaule de son interlocutrice. Le toucher d’Airi était doux, léger et semblable à une caresse, et l’attitude qu’elle dégageait était emplis d’une belle compassion, ainsi, peut être, que d’une légère incompréhension.


Elle ne sut par quoi commencer pour quelques secondes. Toucher la demoiselle lui avait permis de comprendre qu’elle n’était probablement pas la cause de ses pleurs, et finalement, Airi se contenta d’un mot, qu’elle prononça doucement, avec soin et délicatesse, comme on déposerait un baiser sur un enfant endormi.

Mademoiselle ?

HRP:
 

•••

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas

Recontre des âmes masquées. [PV : Airi Buraindo]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Se moquer de la tête du Grand Méchant Masqué
» [EVENEMENT] Bal masqué de Serpentard
» un RP avec Airi :p
» [Flashback 2012] Bal masqué de la Saint Valentin. [Anja & Lauren]
» Herbert Trottenouille, Le Vengeur Masqué.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Tsuki's World :: La Capitale :: Le centre-ville :: Rue marchande-