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Idées vagabondes • Lilà Inyoni & Dawn Naévis

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Lilà InyoniLun 5 Juin 2017 - 18:32

C’était un après-midi tranquille.

Lilà était calmement assise sous un arbre, à l’ombre de ses branches, pour lire. Parce qu’une fois n’était pas coutume, elle n’était pas à courir à droite et à gauche pour trouver des informations, interviewer des gens ou vérifier des sources. Non.

Cette fois, la petite mais distinguée fée se reposait et lisait La Forêt Enchantée, le dernier livre de Miku Waname. Ce n’était pas forcément son type de lecture préférée, mais c’était bien écrit et divertissant et, avouons-le, parfois on lit plus pour se divertir que pour s’instruire. Elle avait choisi de se poser au square du Vieux Quartier, qu’elle affectionnait tout particulièrement en ce début d’été qui s’annonçait ; les arbres étaient verts et en bonne santé, ils prodiguaient une ombre bienvenue, et les plantes et le lierre reprenaient leur droit sur l’hiver et donnait à l’endroit une ambiance tranquille et relaxante, et les quelques groupes d’élèves dispersés par-ci, par-là, rendaient l’endroit joyeusement peuplé, tout en laissant des petites alcôves de nature tranquille, dont celle où se trouvait actuellement Lilà, sous l’ombre d’un saule pleureur.

Tournant délicatement les pages, la fée lisait son livre, assise contre l’arbre, sur sa cape violine posée au sol, les genoux repliés pour faire un support de lecture pour le livre qui paraissait bien grand par rapport à sa petite taille. Elle avait simplement natté ses cheveux et fait son habituelle coiffure aux tresses en rond à l’arrière de sa tête, mais quelques mèches volaient doucement sous la brise printanière. Avec sa sacoche posée à côté d’elle, la fée était l’image même de la tranquillité pour un jour de repos.

[…] Les deux garçons cherchaient leur chemin encore une fois, après avoir marché un long moment en direction de ce qui leur semblait être une clairière. Mais ça n’avait été qu’un jeu de lumière, qui semblait se déplacer de plus en plus loin à mesure qu’ils s’enfonçaient dans la forêt.
- Je crois que nous sommes perdus
[…]

Malgré sa lecture attentive et le fait qu’elle semble plongée dans l’histoire, le sens magique de Lilà résonnait des conversations alentours et son oreille surnaturelle percevait aussi le moindre bruit. C’était devenu tellement habituel pour elle qu’elle ne faisait presque plus attention à tous ces bruits qui devenaient une sorte de fond sonore plus ou moins agréable. Bruissement des feuilles, éclats de rire, sac que l’on ouvre, clapotis de l’eau de la petite fontaine bruits de pas …

Des bruits de pas ? Qui se rapprochent?


Sans rien laisser paraître, la fée se sortit graduellement de sa lecture pour répondre si on la sollicitait, comme cela semblait être le cas puisque quelqu’un venait dans sa direction et qu’il n’y avait … personne d’autre dans ce coin du square. Mais bon, peut-être que la personne cherchait elle aussi un coin tranquille ou …

Pitié, faites juste que personne ne m’ait reconnue pour un de mes articles … Ou à cause de la tentative de fée-napping … Je préfère encore qu’on m’aborde sans raison apparente !

R.P.:
 

•••

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Dawn NaévisSam 15 Juil 2017 - 5:05

Qu'est-ce qui rend la religion plus noble que la drogue ? L'image qu'on en a, à n'en pas douter. Si elle est l'opium des peuples d'après Karl Marx, la religion n'est d'après moi qu'une source de paresse ou d'immondice comme une autre. Aujourd'hui c'est mon tabac qui motive mes pas, et pas ma foi : si mes addictions me tiennent à la gorge, alors ce sont aussi elles qui me baladent, et le monde me semble bien plus vaste une clope aux lèvres qu'une bible dans le cœur.

C'était une journée banale, où la vie, ni trop glaciale, ni trop chaleureuse, semblait s'écouler paisiblement. La calme brise avait remplacé l'alizé, et m'accompagnait avec le soleil ; la fraîcheur du matin polissait les coups du soleil en caresses douces, qui accompagnait chacune de mes inspiration de ce tabac que j'avais verdi. Les yeux fermés, je ne voyais plus la fumée que j'expirais, j'entendais dans un calme absolu la chaleur consumer la feuille sur laquelle je tirais, et je retirais de temps à autre les cendres qui s'accumulaient au bout d'icelle. J'étais lasse, bercée par le vent et le soleil, j'étais statique, songeuse, et une rêverie m'arracha à cette réalité désormais désuète qu'était celle du monde qui m'entourait. En un instant, j'oubliais le mégot à peine éteint que je jetais, les livres qui s'était tassés dans mon sac et j'en oubliais brièvement ma sœur, qui vint encore me rattraper dans une rêverie frivole et sans importance.

Quand je rouvrais les yeux, le soleil avait filé fissa loin d'où je l'avais dernièrement aperçu, le sommeil m'avait subtilisé ce temps d'un matin. Le bruit aussi avait fait son chemin, et j'étais entourée de vie là où j'avais été hermétique à tout son. Je me relevais péniblement, déchirant avec peine l'étreinte que Morphée avait sur moi et que j'aurais volontiers conservée, puis je me levais en faisant craquer mes os sous mes étirements. J'avais l'esprit occupé par les réminiscences de mes songes ; je reprenais ma route calmement, j'avais longtemps marché pour trouver cet endroit exempt de tout dérangement, et je savais que j'avais un certain chemin à faire avant de rentrer chez moi.

J'avais déjà marché une partie importante de mon trajet lorsque je remarquais, ennuyée, qu'il me manquait quelque chose : mon paquet de tabac. Les soupirs se suivirent ; j'étais vraiment ennuyée de n'avoir remarqué ça qu'à ce moment, j'étais ennuyée d'avoir été distraite tout ce temps ; aucune chimère ne nous ferait plus voyager qu'une idée vagabonde, et, pour moi, il y en avait foison qui me tirait ici et là par la main. J'avais alors tourné les talons pour retourner récupérer mon dû, rêvant désespérément de le retrouver.

La trotteuse avait prestement fait tourner les aiguilles sur le cadran métallique que j'avais au poignet, et j'avais retenu un soupir en remarquant qu'une personne avait pris la place que j'occupai. Je voyais se dessiner en perspective une journée moins joviale, où les rayons désormais aiguisés du soleil semblait trancher l'utopique image pleine de grâce d'un plaisir sans conséquence. Cette idée acceptée, je prenais une grande inspiration avant d'aller m'adresser à la personne occupant la place que j'avais prise. Mon air enfantin m'accompagnait naturellement et le vent me rafraîchissait à chacun de ses souffles, un sourire gêné aux lèvres, je m'excusais de mon interruption.

« Excusez-moi de vous déranger, vous n'auriez pas vu un paquet de tabac proche d'ici ? »

En un coup d’œil je ne l'avais pas remarqué, alors je peinais malgré tout à imaginer qu'elle l'aurait vu. En tout cas, il était maintenant question de savoir si ma matinée aurait été à mes frais ou si l'hospitalité de la mère nature qui m'avait cajolée n'aurait aucun prix.

Spoiler:
 
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Lilà InyoniSam 15 Juil 2017 - 22:46

Quelle étrange personne.

Lilà redressa la tête et fit une petite moue. Elle était là depuis un petit moment, et il n’y avait jusque-là eu personne pour l’interrompre dans sa lecture, mais cette jeune fille semblait plus embêtée qu’autre chose. Et vu sa question c’était parce qu’elle avait perdu ou oublié quelque chose. Lilà répondit de sa petite voix enchantée.

« Bonjour ! Hum … j’ai trouvé quelque chose qui ressemblait à une petite pochette en cuir … mais je n’ai pas regardé ce que c’était. Peut-être est-ce le vôtre ? »

Lilà mit un marque-page et posa son livre, refermé, à côté d’elle, avant de soulever sa cape et dévoiler une blague à tabac en cuir un peu usée mais pas trop. Elle la prit et la tendit à la jeune fille d’un air curieux.

Effectivement, quand elle s’était installée, elle avait vu quelque chose par terre. Plutôt que de le laisser là comme ça, elle avait décidé de le garder sous la main et d’éventuellement le rendre ou le déposer quelque part, si d’aventure quelqu’un le cherchait. Et puis ça lui était un peu sorti de l’esprit alors qu’elle lisait les aventures des enfants perdus en pleine forêt.

« Je comptais la déposer à la Garde, aux objets perdus, en rentrant un peu plus tard, mais si c’est à vous … je préfère tout autant vous le rendre directement ! »

La fée était amicale.
Elle-même ne fumait pas. Elle l’avait un peu fait, avant, plus pour déstresser qu’autre chose, ou patienter en période d’attente angoissante, mais vraiment, elle avait passé tellement de temps parmi les couches les plus pauvres de la population que ses sous étaient mieux investis en vêtements et nourriture qu’en choses à fumer.

Et depuis qu’elle vivait ici, ça ne lui était même pas venu à l’esprit ; peu de gens fumaient, bien que ce ne soit pas interdit ou autre. Ou alors elle ne traînait pas aux bons endroits, peut-être.

« Alors ? »

L’après-midi était délicieuse et comme toujours Lilà adorait faire des nouvelles rencontres. Celle-ci serait peut-être brève, ou pas, mais ce serait toujours une de plus et un nouveau visage familier dans le paysage de la capitale.

La curiosité et la bonne humeur de ce moment estival de tranquillité eurent comme souvent raison d’elle, et la fée finit par demander.

« Vous êtes nouvelles par ici ? Je ne vous ai jamais vue dans le coin, et pourtant je passe souvent en ville et souvent dans ce square … »

Curieuse un jour, curieuse toujours ...

HRP:
 

•••

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Dawn NaévisMer 28 Mar 2018 - 22:26

Était-ce une proposition ? Personne n'eût été à même de m'arrêter si d'aventure je me fourvoyais, mais ça aurait été là une bassesse du sort sans pareil ; l'instinct grégaire de l'humain n'encourage-t-il pas ces rapprochements sociaux ? Restait pour moi à savoir si les gens d'ici avaient un esprit humain, si mon histoire était unique ou multiple : j'étais malgré moi habitante d'un monde entier dont j'ignorais tant. Le destin avait là peut-être mis l'un des premiers individus dont j'apprendrais ici.

Une différence manifeste est ce que j'ai en premier lieu noté. Elle l'eut, habitude je pense, moins marquée que moi. Une dichotomie est flagrante lorsqu'elle nous apparaît, pas quand elle va et vient, une fois, deux fois, mille fois, sans doute tous les jours. Celle qui nous concernait était relative à nos tailles, je ne suis pas vraiment de celles que l'on appelle les "petites", elle en revanche, cette jeune fille qui me faisait face semblait appartenir à icelles ; bien qu'elle restait assise, la petitesse flagrante de ses membres ne laissait planer là-dessus aucun doute. La corne que je dissimule sous mes cheveux... avait-on, elle et moi, obtenu nos traits atypiques de la même manière ? C'eût été une question bien indiscrète, et l'esprit humain se fait des obsessions de ces choses auxquelles il n'a le droit.

J'ai caché ma corne sous mes cheveux, abandonné mes torts sur des aveux, et, ce faisant, étais en moi né une faible harmonie, capable d'apaiser un flot de pensées filant à vitesse électrique en un calme d'eau pure. Mes originalités étaient discrètes et dissimulables, c'est en ça qu'elles étaient si simple à assumer, qu'en était-il des siennes ? L'indiscrétion était tentatrice tant elle était potentiellement blessante. Je l'aurais volontiers satisfaite, mais j'étais en reste avec elle, après tout, et j'eusse été la première gênée de m'aventurer dans les secrets d'autrui.

"Merci ! C'est très aimable de votre part !"

Je reprenais mon dû en replaçant soigneusement une mèche de cheveux qui se désaccordait des autres, quand vint la question qui me fit douter ; "est-ce une proposition ?" Rester ou partir, rouler ou marcher, je devais faire un choix, le luxe de laisser l'autre le faire pour les deux n'était pas pour moi. Les amours, les amitiés, elles étaient toutes, à l'instar de quelque relation humaine que ce soit, une partie du parcours qu'on poursuit, main dans la main. L'essence et les mécanismes de la popularité et de la solitude ne sont qu'encadrés par nos capacités à comprendre quand desserrer et appuyer notre étreinte, quand prendre à droite, à gauche, sur un chemin dont on refuse de voir le bout, quand prendre la tangente.

Pour moi ce chemin se dessinait maintenant de mille façons et plus avec cette fille qui ne me connaissait ni d'Adam ni d'Ève, des sentiers brisés aux brises senties de l'Eden, c'était à elle de décider de prendre ou non la main que je lui tendais, d'un sourire, d'une réponse, d'instinct, et c'était à elle de nous mener ou bon lui semblait ; à des questions indiscrètes ou des curiosités commodes, parmi les chemins dévorés par l'horizon et ceux dont la fin si proche ne nous laisserait pas un pas à faire ensemble, c'était à elle de choisir lequel emprunter.

"Effectivement je suis nouvelle. C'est d'ailleurs ici l'un des premiers endroits où je me suis rendue, la tranquillité qu'on trouve dans ce square lui donne un charme sans pareil."

J'évitais de m'installer trop prestement en essayant de ne pas plus donner l'impression que je voulais quitter cette personne, ainsi échangeais-je le rôle que j'avais avec le sien, et c'était à elle de décider de me retenir ou pas, tandis que je caressais mes cheveux en découvrant nonchalamment la structure osseuse proéminente au milieu des mèches brunes qui se dessinait à ses yeux comme elle était : d'un bleu foncé envoûtant teinté de vagues onyx, brisée sur le dessus, semblant, par sa couleur, s'être oxydée pour former un noir filant le reste. Je rangeais aussi, en prenant mon temps pour lui laisser saisir l'opportunité de parler, ma blague de tabac dans mon sac. De quoi lui laisser clairement le choix de me retenir ou de nous laisser nous séparer dès lors.
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Lilà InyoniMar 3 Avr 2018 - 23:21

Décidément, les rencontres s’enchaînaient.

La fée regarda la jeune fille d’un air curieux, la détaillant poliment du regard. Evidemment, ce dernier s’arrêta sur l’étrange protubérance – elle n’était définitivement pas humaine. Mais après tout, Lilà rencontrait tellement de personnes de races différentes qu’elle en avait un peu perdu le fil. Et beaucoup, beaucoup de mélanges aussi, ce qui rendait l’identification peu évidente. Mais Lilà était observatrice, et elle voyait bien que la jeune fille était hésitante, et la manière dont elle s’était vaguement présentée … quelque chose dans sa voix donnait envie à la fée de discuter.

Tu es tellement bavarde Lilà, qu’un rien suffit à te donner l’envie de discuter, sois honnête un peu.

D’un geste ample de la main, elle invita la jeune démone à s’asseoir – du moins elle supposait que c’était une démone vu que la protubérance ressemblait à une corne. Mais peut-être était-ce une hybride rhinocéros ou quelque chose de ce genre. En fait elle ne savait pas. Après tout, Sarrender, voyant ses ailes, l’avait bien prise pour une hybride papillon, donc tout était possible. Et le fait qu’elle ait croisé plus de démons que tout autre race dans la Capitale ne devrait pas l’amener automatiquement à penser que tous ceux qui ont des cornes sont des démons. N’est-ce pas ?
Après tout, la petite violette était là depuis une année déjà ; et elle en avait rencontré, des gens, qu’il s’agisse du travail ou de balades diverses.

« Je peux comprendre. Je suis ici depuis quelques temps déjà mais la tranquillité de cet endroit est un vrai bonheur, caché au cœur d’une ville qui ne s’arrête jamais vraiment. »

Surtout pour elle en effet. Après tout, avoir une excellente ouïe, surnaturelle même, couplée à un sens magique de détection des mensonges sans jamais pouvoir le mettre sur pause, voilà qui n’arrangeait pas spécialement ses affaires dans une ville aussi grande que la Capitale, et surtout aussi peuplée. L’isolation de sa résidence faisait un petit miracle, mais cela ne suffisait pas toujours. Au moins, dans ce coin de verdure, ses sens n’étaient que peu sollicités.
Cependant, Lilà se fit la réflexion que l’inconnue pourrait mal prendre sa remarque. La méprendre pour une incitation à la laisser tranquille alors qu’en réalité, la fée était contente de rencontrer de nouvelles personnes et discuter. On aurait même pu dire que c’était une de ses principales caractéristiques.

Elle relança donc la discussion d’un air doux et curieux à la fois, ses beaux yeux parme brillants et son petit sourire aux lèvres.

« Quand vous dites nouvelle, cela signifie que vous venez d’arriver à la Capitale ? Vous venez de loin ? »

En effet, Lilà par son métier voyageait un peu et commençait à connaître plutôt bien les alentours, ainsi que quelques endroits intéressants sur d’autres continents. Ou pas forcément intéressants mais riche en souvenirs en tout cas, bien que certains soient mieux enfouis qu’autre chose. Néanmoins, elle aimait bien parler avec les ‘gens du cru’, eux dont l’existence au quotidien était finalement à des années-lumière de celle qu’elle avait pu vivre Avant. Ou même maintenant, d’une certaine façon.

Même si il m’est devenu courant de fréquenter tous types de créatures, marchander pour des œufs de salamandre ou savourer un thé de cerise bleues … Une bien drôle de vie, ici.

Par ailleurs, la question lui brûlait les lèvres, et Lilà n’était point fée pour rien ; la curiosité l’emportait toujours quelle que fut sa résistance. Baissant un instant les yeux, elle inspira avant de demander, de sa voix presque enfantine.

« Je te présente mes excuses si ma question te dérange mais … es-tu une démone ? Je n’en ai jamais vu avec une seule corne. Jolie corne, d’ailleurs!. » ajouta-t-elle après coup, d’un air fasciné. Il était vrai que les reflets sur la matière sombre étaient admirables.

•••

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